36 ans... Bientôt 40...

06 décembre 2017

J-100, avant le début de la fin, ou la fin du début.

On s'est battu pour l'avoir ce bébé, moralement, physiquement, on a failli renoncer, on a failli envisager d'adopter, on a failli se séparer.
Et puis finalement, il est dans les tuyaux. Dans 100 jours (un peu plus, un peu moins), il devrait être parmi nous.

Ravi ? Ah ah. Je flippe ma race ouais.
C'est humain, mais le fait est que j'ai peur. Peur par rapport aux derniers mois (je vous passe l'avalanche de sentiments qui doivent avoir lieu durant l'accouchement, entre stress, peine, douleur, euphorie, joie et enfin ce sentiment qui n'a pas encore de mot : "ça y est, je suis parent".

C'est flippant ce décompte avant un changement de vie, parce qu'on se dit que rien ne sera jamais plus comme avant après cet événement qui devrait avoir lieu début 2018 (dans les grandes lignes). Et certes, lorsque vous en discutez autour de vous les jeunes parents plaisantent avec les moments durs (bébé a la gastro, bébé commence à dire non, bébé a de la fièvre, la nourrice coûte 2 bras complets), et bien plus rarement les bons moments (il sourit je fonds).
Je lisais (enfin non on m'a transmis) cette info sur l'interprétation "scientifique" de pourquoi les bébés chialent la nuit : l'objectif serait d'épuiser les parents, afin qu'ils ne mettent pas un autre bébé en route, afin d'optimiser sa survie.
Mouais.
Je suis pas curieux, mais j'aurais quand même envie de demander sur quels critères les scientifiques se sont basés... Je vois bien les bébés se dire, dès la naissance : "pour pas qu'ils baisent, je vais chialer toute la nuit, ça va bien les mater".
Nan parce que s'ils sont si en avance que ça, pourquoi par la suite on doit leur expliquer c'est quoi "baiser" et comment se font les bébés ?
Bon sauf que l'aspect "libido en baisse", il faut croire que c'est pas une légende.

Moi en plus j'ai tiré le gros lot, on s'est entraîné à la baisse de libido dès qu'elle est tombée enceinte ! C'est à dire qu'il y a les femmes qui ont des pulsions sexuelles de ouf dans le second trimestre, et il y a ma copine. Voilà !
Bon ben bébé peut être tranquille, on risque pas d'en remettre un en route tout de suite...

"Mais de quoi tu te plains, tu le voulais ce bébé non ? "
Ben oui, parce que je pense sincèrement, que ça donne pour pas dire "redonne" un sens à la vie que d'avoir un enfant. La transmission d'un savoir, d'une culture, le reflet de son propre reflet d'enfance... Et bien sûr, la fierté, et l'amour, ce fameux amour indescriptible qui nous donne envie d'inonder les réseaux sociaux de sa photo parce que "c'est le plus beau bébé du monde".
ça aussi, scientifiquement, c'est expliqué... Je ne sais pas dans le détail, mais en gros quelque chose est généré quelque part dans le corps des parents, qui nous fait tomber en totale manque d'objectivité de notre bébé. Réflexe de survie de l'homme également, en mode "bon au cas où tu serais pas assez fan de ton gamin, on va booster un peu ton objectivité pour que ça soit le cas".
Dans le cas contraire, ton gamin finit dans un congélateur ou des histoires glauques qui hantent parfois les faits divers : vous verrez autrement les posts de vos "anciens" amis récemment parents.

Mais je pense que malgré tout, ça bouleverse bien la vie.
Et dans ce J-100, j'ai envie de dire : encore 100 jours, de réveil totalement insouciants. Ces matins où l'on traine, où parfois on se recouche (ok "JE" me recouche, lorsque la miss se réveille elle est à 100% direct), ces week-end à l'arrache pris le vendredi pour le samedi, ces dépassements de budget parce que bon, les guns au stade de france ça se fait qu'une fois dans la vie.
Moi qui ne voulait pas d'un chat parce que c'était chiant lorsqu'on partait une semaine, et qu'il y avait une litière à nettoyer... un bébé c'est le bon compromis je pense ! (bon sauf que c'est moins drôle lorsqu'il joue avec une ficelle...).
Nan parce qu'on va pas se mentir, financièrement, au jour d'aujourdhui (expression qu'il ne faut pas emprunter mais je m'en fous, je suis trop un rebel dans l'âme), un bébé c'est un gouffre financier. Même pour nous qui "gagnons" bien notre vie.
Pour situer, on fait partie des 20% de la "classe aisée" à qui on va laisser la taxe d'habitation, parce que bon, il faut bien qu'une classe se fasse baisée, alors ça sera nous. Du genre on pourra pas bénéficier d'une aide parce qu'à 2 on gagne plus de 80K par an (avant déduction des 10%). Voilà c'est dit. ça vous parait peut être de ouf, mais c'est pas forcément si incroyable en région parisienne, oui on gagne bien notre vie.
Mais ça... ça c'était avant. Et ça se terminera dans ces 100 jours.
Nounou/crèche, couches, soins, fringues...
Les 6 premiers mois il n'y aura pas de nounous, et dixit Internet ça représentera "grosso modo" 270€/mois (je vous passe le délire des fringues qui sont déjà obsolètes au moment où vous les mettez tellement ça grandit vite). Ok ça passe.
De 6 mois à 1 an, ça grimpe à 1000€ par mois (nounou/crèche comprise).

Donc voilà. la première année, on va sortir en plus 500€ chacun (grosse maille) tous les mois. Pour avoir fait les comptes, sans "survivre" de ouf, et répartissant les grosses dépenses sur l'année, j'ai en général un delta de 300€/mois. Donc là je me projette déjà sur un déficit de 200€ tous les mois à partir de septembre prochain. \o/
Autant vous dire que je ne sais pas comment font les gens qui n'ont pas de thunes. Certes, ils ont droit aux aides qu'on a pas, mais quand même. Adieu voyages, adieu japonais du vendredi soir, adieu concerts, adieu danse de salon.
Je ne pourrais même plus d'acheter d'items dans mes "jeux smartphones chronophages".

J-100, avant aussi cette tension au niveau du couple.
Parce qu'un bébé ça épuise... Et lorsqu'on est épuisé, on fait descendre les filtres, et on livre à autrui notre vraie nature. Est ce que le couple tiendra toujours ?
Tout en sachant que si, dans un couple, dans l'histoire du couple il peut y avoir des petits accrocs, un sms douteux, un mail carrément ambigu, mais rien de "concret", AVANT un bébé, la séparation se fait plus facilement. Bon lorsqu'il y a un appart ou un mariage c'est chiant, mais ça se fait.
APRES un bébé, la donne n'est pas la même... Parce que ce bébé sera TOUT LE RESTE DE NOTRE VIE une attache entre les 2 personnes. ça aussi ça fait putain de flipper.
Ma soeur, toujours de bons conseils, m'avait dit (pour me détendre) : "pars du principe que ton couple ne durera pas toute ta vie, et qu'il y a une forte probabilité pour que ton enfant ait plusieurs parents". Youpi, pars avec ça sous le bras...
Effectivement, ça détend l'atmosphère comme déclaration...

Est ce que c'est le genre de choses qui pourrait me faire cesser, tout ce que je mets (rien de grave hein...) dans ce que j'appelle "mon jardin secret" ?
J-100.
Avant le début d'une fin, ou la fin d'un début.

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29 novembre 2017

La vie, ça doit être comme une application sur smartphone.

Je suis le genre de personnes qui passe beaucoup de temps sur son smartphone, et contrairement à ce qu'on pourrait pas penser, les réseaux sociaux en général ne représentent qu'une partie infime de ce temps.
Non, en général la plupart du temps, je joue. Je suis addict aux jeux chronophages de smartphones.
Je veux dans l'ordre : star wars galaxy of heroes, game of thrones conquest, grepolis, candycrush, pokemon go, clash of clans, paradise bay, etc.
Et bizarrement, ce n'est pas la lassitude qui me fait souvent abandonner un jeu, mais l'arrivée d'un nouveau jeu.
Depuis hier, ce nouveau jeu c'est "Saint Seiya Cosmo fantasy".
Un jeu de "persos à collectionner" (en tout point similaire à SWGOH cité au dessus), avec comme thème les chevaliers du zodiaque. Vous savez ? Ces persos qui ont bercés notre enfance (je parle aux générations Y, les autres ne connaissent que partiellement...).
Ces longs épisodes où ils passaient la plupart du temps à courir, ou à gravir des escaliers, où ils rencontraient un 2 fois plus balaise qu'eux, qui les rétamaient, et puis il y avait un flashback, ils se souvenaient d'un moment de leur vie, et du coup alors qu'ils étaient mourants, ils réussissaient à terrasser leur adversaire de l'épisode à chaque fois.
Niveau suspens, c'était assez léger. Mais bon, ça passait bien à l'époque.
Depuis hier, je m'y suis mis. Avec beaucoup de mal, car le jeu, présent depuis un an au japon, vient d'être ouvert à l'europe, et est terriblement buggé (j'entends, que la navigation dans les menus provoque une fois sur deux l'obligation de redémarrer le jeu.

Du coup, un jeu en plus.
C'est un autre jeu auquel je ne jouerai plus, ou je jouerai moins.

J'imagine que dans la vie, c'est à peu près pareil, lorsque de nouvelles priorités pointent le bout de leur nez, d'autres priorités disparaissent, et deviennent obsolètes.
Hier, je jouais quotidiennement à WOW, je DEVAIS faire de la musique une fois par semaine, et 3 soirs par semaine c'était cordon bleu pâtes.
Aujourd'hui, la tablette a remplacé le jeu sur PC (que je n'allume plus que le matin (pour récupérer mes récoltes journalières de Forge of Empires et Liberators) sauf les week-end) et c'est en matant une série, que comme 85% des gens je joue. Depuis un an maintenant je suis au chômage musical, et ça me manque tellement de reprendre un groupe... Niveau bouffe, je m'interdis les spaggettis bolo le soir (parce que ces putains de 5 kilos en trop n'arrivent pas à partir... Et que même si je souris quand on me traite de gros au sport (parce qu'à une époque j'étais une putain de machine avec des tablette), intérieurement, bien sûr que ça me blesse, et que ça me gave.
Et demain... Demain, je ne me réveillerai plus avec cette insouciance du moment, demain je me réveillerai plus tôt, car il faudra emmener bébé chez la nounou (ou la crèche). Il me sera dorénavant interdit de penser à ou de passer sous un camion en scooter parce qu'une vie dépendra de moi. Est ce que je ou nous jouerons moins ? Peut-être.
L'arrivée d'un bébé dans une vie est indescriptible au niveau des bouleversements de la vie. Je n'en imagine pas encore la moitié, mais je pense que ça sera comme mes jeux sur smartphone, ça se fera naturellement.

[CHANGEMENT DE SUJET SANS AUCUN RAPPORT]
Je suis un grand fan de Danse avec les stars. Pour plusieurs raisons : déjà, parce que j'ai pratiqué pendant quelques années (3) les danses de salon, en me spécialisant plutôt dans le rock et la salsa.
Et c'est un putain de kif. J'ai tellement de regrets de ne pas en avoir fait plus tôt... Car c'est la parfaite rencontre entre mes 2 passions qui sont le sport et la musique. J'ai pratiqué avec la miss, mais vu son bidon nous avons mis cette passion commune en stand by.
Le fait de voir des chorégraphies de ouf, et de repérer une fois toutes les 3 danses un pas qu'on avait fait, je kiffe.
Et puis ce n'est pas tout. Cette année, (plus particulièrement peut être ? ), il y a des candidates que je trouve magnifique. Est ce que je me rince l'oeil ? Non. Je préfère me dire que j'admire la beauté féminine.
Si d'un côté j'ai de la compassion pour Camille Lacourt, qui s'est fait sortir au dernier prime (parce que ça lui pendait au nez, et qu'on va pas se mentir, il n'a pas le physique pour être un bon danseur), que je comprends son côté compétiteur et les boules qu'il devait avoir de mettre les bouchées doubles et qu'à chaque fois il se prenne des caisses, je suis content que ça n'ait pas été une de mes 2 favorites (ok, on va dire des femmes que je préfère : miss météo et miss gossuin).
Je trouve ces 2 femmes magnifiques. Des grandes asperges certes, mais elles ont toutes les 2 un côté naïves, que j'adore. Contrairement à ce qu'on peut croire, ce sont toutes les 2 des femmes qui manquent terriblement de confiance en elles, et qui n'ont pas conscience de leur sex-appeal. Nan mais Elodie Gossuin quoi, la plastique qu'elle a avec ses 2 grossesses (des jumeaux à chaque fois quoi !). Certes c'est son métier (enfin son ex métier), mais quand même.
Je suis trop fan. Même si je sais qu'elle partira sûrement samedi prochain. Snif.
Alors que l'autre gamin (hyper talentueux en plus) va rester... Quel scandale.

Sur ces belles paroles, je m'en vais retourner à "Saint Seiya", en pensant à ma carrière de danseur professionnel que j'aurais du faire.
Ah putain, les serveurs du jeu sont toujours en maintenance...
Fais chier, je vais être obligé de me mettre à bosser...

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21 novembre 2017

Tribulations d'une grossesse dans un immeuble en cours de ravalement.

C'était hier soir, soir durant lequel il fallait descendre les encombrants, moment également opportun pour vider les derniers déchets de nos balcons qui devront par la suite être totalement vidés, afin d'être totalement défoncé (retrait du carrelage) puis verni. (ce qui va nécessiter des trésors d'organisation, étant donné qu'il y a au total 20m² grosso modo de surface de balcon, et qu'on a pas de cave...)
1 an de travaux, 6 mois de chaque côté (enfin ils font par 2 côtés en fait).
Je vous passe le coût, mais ça fait bien mal au cul. Genre une demi année de mensualité.

Je fais donc un premier a/r vers mon trottoir après avoir rempli le "chariot de course" (diantre, je savais pas que ça s'appelait comme ça... ça fait vieux j'avoue, mais ça permet d'aller faire les courses à pied, et ça en région parisienne, c'est priceless) des chutes du plancher qu'on a refait il y a quelques semaines. J'ai peur de l’abîmer et ça n'a pas loupé, en le vidant je fends une petite partie du haut. Bon, thats life. ça vaut 20 euros, j'irai en acheter un autre.
Je remonte, montre un peu honteux à ma moitié ce que j'ai malencontreusement fait, comme un gamin avouerait à ses parents qu'il a cassé un verre. Je la sens bouleversée, alors que bon, ce n'est qu'un caddie quoi.
Elle m'indique ensuite ce que je dois descendre pour la seconde fournée. Il y a plusieurs sacs, les restes de terre des pots qu'on a du vider le temps qu'ils soient à l'intérieur, et d'autres résidus, dont son ancien appareil photo, un bridge de chez Canon qui ne fonctionne plus.
Enfin, plus très bien.
- Tu veux vraiment le jeter ? lui demande-je
- Tu veux que j'en fasse quoi...
- J'en sais rien, le revendre ?
- On ne peut plus faire la mise au point, une fois sur 2 la molette tourne dans le vide... Il y en a pour 300€ de réparation, et le machin à une dizaine d'années...
- Oui mais bon, je suis sûr que ça intéressera quelqu'un !
Je la sens s'effondrer.
- Tu veux que j'en fasse quoi ?
- Je sais pas, le mettre sur le bon coin ?
- J'ai pas le temps de le mettre sur le bon coin...
Pour rappel, elle est en congés maternité depuis maintenant 2 semaines, et galère à occuper ses journées. Je bugge. Je n'ai qu'une envie, c'est de lui dire... Mais je ne dis rien... J'y vais en mode diplomate :
- Ben écoute laisse le moi, je me chargerai de l'annonce.
- En plus il faut que je retrouve les chargeurs, le mode d'emploi etc, j'ai pas le temps
- Mais on s'en fout de ça, tu dis vends bridge canon à 50€, sans rien, avec un truc qui fonctionne pas très bien, on te le négocie à 40€ et basta !
- ...
Résigné, j'abdique.
- Bon ok tu as gagné, on s'en débarrasse.
- Non c'est bon, je m'en occuperai termine t elle, en galérant à lui trouver un emplacement temporaire dans lequel il restera un an si ce n'est deux ans.
Je regrette à ce moment là de ne pas être (ou plutôt de ne jamais avoir été) sous anti-dépresseur...

C'était l'épisode des encombrants.
Ce matin avait lieu la réunion de chantier de l'avancement du ravalement des balcons de notre immeuble, à laquelle participe ma moitiée, d'une parce qu'elle s'est faites bouffer le cerveau à la dernière réunion de copro (comme quoi il manquait des bonnes volontés pour faire tourner le truc), de deux parce que bon, elle a le temps (même si parfois elle semble ne pas vouloir l'accepter...).
Nous croisons une voisine de notre palier, elle aussi dans le conseil syndical, qui nous confie qu'il y a déjà eu par le passé des dégâts des eaux avec la voisine du dessus, et que l'origine n'a au final jamais été vraiment établi. Je repense à cet échange de mails avec le précédent propriétaire, dans lequel je lui posé cette question, il s'était montré bien trop évasif, et un peu insultant "physiquement, lorsqu'il y a une fuite, ça vient d'en haut. "
Merci monsieur ducon, la prochaine fois que j'aurai besoin de rien je t'appellerai.
ça lui aurait écorché le cul de m'expliquer CONCRÈTEMENT ce qui s'était vraiment passé ? Bref.

Le responsable du syndic en a profité pour nous demander comment évoluait le dégât des eaux : "la voisine a réparé la fuite". Il s'est montré rassurant (ou pas) : "méfiez vous si ce n'est pas une entreprise qui s'est chargée de la réparation".

Ah ah. Nous voilà parfaitement serein maintenant, vu que c'est "monsieur papa le relou de la perceuse h24" qui s'est occupé de le réparer (et que ce n'était qu'un tuyau qui n'était que mal vissé...)
Les experts de l'assurance doivent venir dans quelques semaines vérifier les dégâts chez nous, et que la fuite a bien été réparée au dessus. Espérons déjà que la voisine du dessus sera là (mon mail la prévenant de ce rdv est resté sans réponse... ) et que la fuite sera bien réparée, jusqu'à ce que la prochaine est lieu (sent-on une pointe d'angoisse dans cette phrase ? )
Le chantier du ravalement des balcons est plutôt positif, mais après jugement des travaux, les gardes corps vont être totalement (et en totalité) remplacés.
Point positif, car ça donnera de la plus-value à l'appart.
Point négatif... ça risque de prolonger les travaux. Et on appréhende sérieusement.

On ne peut s'empêcher, la miss et moi, de se dire "putain, le meilleur moment pour être enceinte et en arrêt quoi... Pendant des mois avec des travaux toute la journée... le pied. " Et puis de ce qu'on nous en a dit, lorsque ce sera de l'autre côté de l'immeuble, on l'entendra de la même manière... (ok, peut-être un peu moins ? )
Forcément, on se demande à quel point en seront les travaux lorsque la miss accouchera (et qu'elle retrouvera du temps AH AH, désolé).
Est ce que ça sera assez calme pour que bébé puisse faire ses nuits ? et surtout ses journées ?
Si aujourd'hui, il n'est pas envisageable que la miss se repose toutes ses journées ailleurs que dans l'appart (la voiture n'est plus trop recommandée, et je ne parle pas du train)(et la question de la localisation se pose..; chez sa mère ? sa craint. Chez ma mère ? c'est ma mère...), peut-être faudra t il l'envisager lorsque bébé sera là, et que donc il sera possible de le transporter. De LES transporter.

Une autre voisine de palier, locataire elle, se retrouve elle avec son balcon et ses 12m² recouverts de bois de Teck (ça plus un ensemble tables/4 chaises) à ne pas savoir qu'en faire. En mode ragots, ma copine a eu la réponse, de sa propriétaire : "vous n'avez qu'à le stocker ailleurs. " (rappelons que ni nous ni elle n'avons de cave) (si elle a pas été assez clair, en gros ça voulait dire : "démerdez-vous ! Bisous.")
Il est probable que les ouvriers vident ce balcon, et que ça nous soit facturé.
BIEN EVIDEMMENT.


Parfois, j'ai envie de tout plaquer, pour aller vivre dans une petite maison avec un jardin, un bouvier bernois et un chien, loin de la région parisienne et de ses tarifs exorbitants du m².
Et puis je me demande "où partir" (incluant la problématique boulot, qualité de vie, pollution, richesse culturelle, transports, sécurité, éloignement de la famille/belle famille, etc...).
Je me souviens alors que choisir, c'est renoncer.
Alors je ferme ma gueule, en continuant à payer avec ma moitié mon crédit de 2000€/mois : "plus que 20 ans".
En me disant que dans un an, on aura un appartement tout neuf, un balcon tout neuf, un plafond de salon et de salle de bain "sec" et neuf, un bébé tout mignon (qui sera peut-être devenu sourd ?..) qui dormira dans la pièce d'à côté (qu'on a refait), qu'on aura toujours un bridge canon avec une molette qui marche plus à vendre, et que ça sera le meilleur moment pour vendre (l'appartement hein, pas l'appareil photo).

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15 novembre 2017

L'ennui aura ma peau.

Je déteste les gens qui se plaignent tout le temps, et donc par moment, je me déteste.

Cela va bientôt faire une semaine, que je galère sur le fonctionnement d'un problème, autour de "comment sécuriser à travers un dongle USB une application". Sachant qu'il y a 50% de chances que le projet destiné à cette recherche, n'aboutisse pas, puisqu'il est pour l'instant "freezé".
ça me gave, car ce n'est pas vraiment (du tout ? ) mon coeur de métier, et que leur système ne fonctionne pas. Point barre.
Depuis quelques jours, j'ai pris contact avec le SAV en support avec ce logiciel. Je passe donc le plus clair de mon temps à échanger avec un mec. Je m'étais imaginé, suite aux vidéos "tutorielles" que j'avais vu sur le net, qu'il s'agissait d'un petit indien, et ça m'agaçait de dialoguer avec lui. Et puis au final j'ai stalké la personne, (je ne comprends pourquoi je ne l'ai pas fait plus tôt !) et me suis rendu compte qu'il s'agit en fait d'un allemand, ce qui m'a rassuré sur ce point : lui comme moi avons au moins un point commun, l'anglais n'est pas notre langue maternelle.

Je passe donc mes journées à attendre qu'il me propose de nouvelles solutions pour débloquer mon problème, qu'il n'arrive visiblement pas à comprendre.
Les journées sont donc longues, terriblement longues.
Mais ça va, j'ai Internet, donc je peux aisément m'occuper.

A défaut de faire des trucs constructifs (genre veille technologique, avancer un chapitre de mon futur roman, ou encore parsemer mon blog de futur père de mots clés nécessaires à ce que des gens tombent dessus), je fais des trucs non constructifs au possible.
Rouvrir de vieux dossiers est devenu ma spécialité. Des relances de vieux mails, datant de plusieurs années, des gens qui ne me répondaient plus que je relance, on sait jamais.
Je n'aime pas tourner la page, et je crois que surtout je n'aime pas qu'on me tourne la page sur la gueule, sans que j'ai mon mot à dire. Sur Messenger aussi je me lâche, je relance de vieilles conversations, pour parler de tout de rien. On ne me répond pas. Je "unfriend". (bon au bout du 3ème message sans retour sur plusieurs jours hein...)
Parce que je supporte pas qu'on me réponde pas.
Parce que même si Facebook n'est pas le réel, ne pas répondre c'est un peu comme dire "je te parle", et toi tu me regardes, tu m'écoutes, mais tu me réponds pas". Et ça me rend dingue de ouf.

Un ami m'a dit qu'il faisait ça, lorsque les relations étaient obsolètes, que le "lien" n'avait plus de raison d'être. J'ai d'ailleurs vu que FB aurait sorti une fonctionnalité "prendre de la distance avec un ami", qui est en fait ce qui s'appelait "restreindre" par le passé (CAD que vous êtes toujours amis avec la personne, mais qu'elle ne voit que la partie "publique" de votre profil, soit "RIEN" si vous avez bien paramétré votre profil).


J'ai envoyé un mail à ma cousine. Celle qui a 40 ans, qui est sans doute toujours pucelle (alors qu'elle est jolie, on va pas se mentir), qui est englué dans son taf (d'informaticienne alors qu'elle a un master en Art... ). Je voulais prendre des nouvelles, savoir si sa vie (de merde) avait évolué. Je lui ai envoyé 3 lignes. Elle m'a répondu par 3 lignes. En mode "rien de neuf, mais beaucoup de boulot". Je lui ai répondu que de mon côté, j'avais rien de neuf non plus, et pas beaucoup de boulot. Je ne lui ai même pas dit que j'étais papa. Quel intérêt... elle déteste les mômes et n'en aura sans doute jamais... une chance pour elle !
J'ai repensé à cette période durant lesquelles on s'envoyait de longs mails. A l'époque où les gens prenaient le temps d'écrire.

J'ai relu les commentaires de mon précédent blog, le temps d'un instant. J'ai stalké des identités virtuelles sans vie depuis plusieurs années. Certaines en vain, d'autres avec des résultats.
Je me suis rappelé de cette période qui a duré 2 ans. Et hasard du calendrier, aujourd'hui est le 40ème anniversaire d'un mannequin nommé "Gaby Espino".
J'aurais tellement voulu lui offrir mon livre en dédicace... Mais bon, vu qu'il n'est pas traduit en espagnol...
Mon éditrice me rend dingue également, ce côté "tous les 3 jours je tente des trucs qui ont une durée de vie moyenne de 3 jours", avant de passer à autre chose (et donc de l'abandonner).
Et je me rappelle que plus la haine envers autrui est virulente, plus elle nous renvoie souvent à nos propres haines refoulées.
Ok la phrase n'est pas claire, essayons celle la : "il n'y a pas plus homophobe qu'un homo refoulé" ? Voilà ! C'est plus clair ?
Est ce que je déteste les gens qui ne vont jamais au bout des choses car moi même je suis le premier à ne jamais clore les dossiers que j'ouvre ? I fuckin dumno sir.

Je ne sais pas. Ce n'est pas le dossier du moment avec la psy... Pour l'instant c'est "Pourquoi est ce que j'ai sans cesse besoin de m'excuser de vivre". Dans ce cas pratique, c'était lié à ma gêne de savoir que durant les travaux dans mon appartement "on faisait du bruit". C'était légal, dans les heures autorisées, mais ça me rendait malade de déranger mon voisinage.
Une piste éventuelle serait de dire que ce qui me dérangeait, était qu'on puisse dire du mal de moi.
Et puis on a reparlé brièvement du bébé à venir... Je lui ai dit qu'on avait choisi le prénom.
Elle m'a demandé si c'était secret.
Je lui ai répondu que oui.
Elle m'a demandé si elle pouvait le savoir.
... Je lui ai répondu que non. Alors que j'aurais pu négocier... Négocier un truc impossible qu'elle ne m'aurait jamais donné de toute façon (je me refais pas, je suis comme ça, et elle le sait...).
A quoi bon ?

La France va accueillir le mondial de rugby, et je m'en tape le coquillard d'une force... Parce qu'on va pas se mentir, j'aime pas le rugby. Je préfère au foot car les supporters sont moins cons et les joueurs moins payés, mais c'est tout. Et j'aime encore moins les "midinettes" qui kiffent les (corps des) rugbymen, parce qu'ils sont "virils". Plus virils qu'un footeux, ça c'est sûr...
Je me souviens de l'époque où j'avais un corps "viril" (comprenez musclé), de cette délicieuse période où j'avais pas peur de faire un infarctus à chaque fois que mon rythme cardiaque montait un peu au dessus de 150... Ma copine a connu brièvement cette période, ce moment où je m'entraînais 3 fois par semaine. J'avais des belles plaquettes... qu'elle voyait rarement, vu que j'étais 4 fois par semaine en dehors de l'appart...
Maintenant j'ai 5 kilos en trop, mais ma copine (en arrêt maladie jusqu'au jour J) peut profiter de moi chaque jour. (ou presque, vu que je me rentraine 2 fois par semaine).

Oh, et puis merde.

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03 novembre 2017

Dépassé par le temps.

Dans quelques heures le week-end sonnera... Et je sais qu'il va passer bien trop vite.
Week-end speed, comme bien trop souvent ces derniers temps.

Ce soir, à peine rentré, il va falloir aller faire les courses, puis préparer nos chambres à être vidées pour passer les 2 prochains jours à y poser du parquet.
Alors pas moi tout seul hein, pour rappel je ne sais pas comment il faut tenir un tournevis... Alors poser du parquet, c'est au delà de mes rêves les plus fous !
Non, pour faire ça, ce sera avec un "ex" membre de ma famille, ex car il est maintenant divorcé. Mais bon, ça on s'en fout.

Donc ouais. A peine posé ce soir (en sachant que putain ce we je l'attends) il faudra repartir pour faire les courses. Puis se poser le temps d'une soirée devant DALS (avec une petite bière histoire de), et demain pouf, à 9h ils arrivent.
Vidage de la chambre (démontage du bureau et du canapé), et c'est parti.
Ils pensent faire les 30m² en une journée, incluant les murs de la future chambre de bébé qu'il va falloir repeindre.
Je pense qu'il faudra 2 jours. Will see.

Ce we, c'est de chez nous que viendront les bruits de travaux.
On pourra concurrencer avec ma voisine du dessus.
Elle m'insupporte de plus en plus. L'histoire du dégât des eaux a fini par avancer. Suite à la recherche destructrice (qui a couté un trou dans son plancher/mon plafond), qui a attesté que ça ne venait pas des tuyaux de la copropriété mais bien de chez elle, elle s'est remise à chercher de son côté. Pas via "une recherche de fuites que rembourse les assurances" hein, ben non... il y en avait déjà 3 à son compteur, et une seule de prise en charge par son assurance... Non, par "monsieur papa le bricoleur" qui l'a trouvé, et qui l'a (je l'espère) réparé. En tout cas, ça ne coule plus.
Parce que "monsieur papa", c'est le roi du bricolage, et il adore venir bricoler chez sa fille. Pas que son appart tombe en ruine hein, vu qu'il l'a refait en intégralité en rentrant il y a 3/4 ans... Alors que fait il ? Je ne sais pas vraiment.
Mercredi, de l'eau a coulé à travers le trou qui sépare nos 2 appartements. On s'est dit "putain c'est reparti... ". Ma copine est devenue folle d'agacement et de rage... Je suis monté, interrompant avec précipitation mon séjour sur le trône. Après avoir sonné, j'entends la mère dire "on a sonné". Ben ouais, ben ouvre moi !
L'eau était en fait un accident... Ils étaient en train de bricoler la baignoire, et la fille a eu la bonne idée de remettre en route le circuit d'eau, ce qui a provoqué les grandes eaux de versailles, jusqu'à couler chez nous... Bien entendu. "Et sinon, vous avez des nouvelles du syndic pour notre trou ? "
Le fameux trou que le syndic a fait creuser pour être sûr que ça ne venait pas de l'immeuble... Le syndic ne donnera pas de news, car c'est à nos assurances qu'il faut maintenant s'adresser. Et non, le syndic n'a pas que nos mails à traiter. Putain de connard de syndic qui a réussi à nous monter les uns contre les autres...
"Monsieur papa bricoleur" était là, et c'est lui qui a avoué, en s'excusant presque que c'était lui qui avait réparé la fuite, qui était un simple joint qui n'était visiblement pas assez serré.
Et puis ce même monsieur papa a mis des coups de marteau le lendemain, vers 8h10. Par petits à coups, toutes les 20 minutes. Ce matin c'était la perceuse à percussions.
MAIS PUTAIN, C'EST QUOI CE DÉLIRE DE PASSER SA VIE A FAIRE DES TRAVAUX ?

Je l'imagine, le matin, trépignant d'impatience... "ça y est ? je peux faire un trou ? je peux donner un coup de marteau ? "
PUTAIN MAIS FERME TA GUEULE ! PROFITE DE TA RETRAITE DANS LE SUD !

Mes parents n'ont jamais été bricoleurs, et il a fallu que j'arrive dans ma vie d'adulte et dans mon indépendance (comprenez un microscopique appartement parisien) pour entendre le bruit des travaux. Après, est ce que je m'imagine, à 36 ans faire débarquer mes parents pour m'aider à faire des travaux ? Je ne sais pas. Et non, "l'ex mari de ma cousine", ça ne compte pas, vu que c'est un peu "l'homme bricoleur de la famille".
Je ne vais pas le cacher, j'ai du mal avec ce concept d'enfant couvé et donc que ça soit ses parents qui soient là en permanence... J'ai du mal avec les parents "fusionnels", qui sont là trop souvent selon moi, même si je bien admettre que je ne suis pas sûr à 100% qu'elle kiffe leur présence autant qu'ils semblent apprécier être auprès d'elle.
Bon ils sont quand même partis en vacances en Turquie ensemble (ouais, je stalke pas mal au bureau)... à 37 ans faire un voyage comme ça... Je sais pas, ça me dépasse.
Certes, elle est un peu vieille fille qui galère à trouver le bon mec, mais bon.

Pourvu qu'on réussisse à avoir 2 enfants... Pour avoir encore moins de temps, histoire d'éviter le syndrome de l'enfant unique...
Et pourvu qu'ils ne galèrent pas à se mettre en couple...

Lundi, on repartira pour une semaine de 5 jours travaillés, contrairement à la semaine passée qui n'en comptait pour ma part que 2. Avec un concert de QOTSA en prime mardi soir \m/

Mais dès lundi, je devrais faire face à la continuité des problèmes que j'affronte depuis jeudi... Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais en gros j'ai l'impression de faire un perpétuel "Live Escape Game" avec un logiciel que je dois "découvrir". Et ça me gave parce que c'est genre pas du tout mon coeur de métier. Cette impression de ne pas avancer, alors que chaque petite découverte est un micro pas en avant... Mais étant seul sur le sujet, je galère, et me démotive vite. Trop vite.
Chaque jour je me demande, si l'oisiveté (+5 points pour avoir caler ce mot) de ma mission du moment ne va pas finir par avoir ma peau.
Ma "tranquillité" pour pouvoir écrire mes livres, faire ma promo, jouer à Grepolis ou à SWHOG... Mais à quel prix... Le prix de 20/25 min de scooter le matin et le soir, un self pas trop dégueu, une équipe sympa, pas trop regardant sur les horaires, une pause jeu vidéo entre midi et deux et un chef aussi accroc que moi aux jeux smartphones chronophages... Le tout pour passer la fin de grossesse de ma copine à peu près tranquille...

Je ne sais pas, je cogite.
37 ans que je cogite. Je suis fatigué de cogiter.

La semaine dernière, j'ai vu une nana de mon taf (inconnue au bataillon) marcher (de dos) devant moi dans une belle jupe porte-feuille. Comme il fallait s'y attendre, cette question "bas ou collants" a ricoché en moi. Et rapidement, j'ai pu deviner, dans la fente du bas de sa robe que la réponse était "des bas noirs".
ça a fait ma journée, et m'a fait oublier le reste de ma vie pleine de cogitations.
Même si je me suis demandé si en faisant ça, je devais me considérer comme étant un des "porcs" qu'on balance pas mal ces derniers temps.
(et pourtant je vois déjà une psy...)

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27 octobre 2017

7 years ago.

C'était au lendemain d'un concert d'un guitariste que j'adorais à l'époque, un certain Joe Satriani.

En rentrant, ma copine du moment, déjà au lit reçoit un SMS qu'elle n'a pas regardé pendant que j'étais dans la pièce. SMS tardif... "une bonne copine a des problèmes de couple en ce moment... "
Admettons.
Et puis une fois endormie, j'ai cédé au doute... j'ai fouillé dans son téléphone.
Grand mal m'en pris, car il y avait là de douces roucoulades entre elle, et son "amant", qu'elle voyait depuis 6 mois, depuis qu'elle avait décidé de reprendre la pilule après qu'on ait essayé en vain d'avoir un gamin.
Elle l'excitait en lui disant "j'ai mis mes bas aujourd'hui, j'espère que ça te plaira".
Je l'ai réveillé, elle a nié, avant de pleurer... et d'avouer.

Ce fut le tournant d'une vie, de ma vie.
Tout par la suite a été très vite...
J'ai voulu partir au Québec, et puis finalement je me suis inscrit sur Meetic, j'ai fait la rencontre "virtuelle" dont je suis tombé assez fan pour abandonner toute forme de projet...
Cette descente aux enfers a duré 2 ans, et me permettra 4 ans plus tard, d'écrire mon premier roman, me propulsant dans la catégorie des "jeunes auteurs".
Entretemps, je suis retourné sur Internet, j'ai fait des vraies rencontres.
J'ai changé de taf.
J'ai monté mon trio de rock.
J'ai rencontré ma copine du moment.
Mon père est décédé.
Je me suis fait opéré du genou, j'ai donc cessé le sport 2 fois par semaine.
J'ai vendu l'appartement dans lequel j'avais des locataires.
J'ai pris 5 (voire 10) kilos, avant de pouvoir reprendre... puis de faire un croix définitif sur la compétition sportive.
On a commencé à visiter des appartements pour acheter.
Ma copine est tombée enceinte, et a fait une fausse couche.
Mon ex copine (celle qui m'avait trompé) a eu un gamin (merci l'excès de stalking).
J'ai été dans des groupes, avant qu'ils n'explosent en plein vol ou que je me fasse largué.
On a beaucoup voyagé.
Je me suis fait défoncé à mon taf à cause d'un mauvais management, et d'une bande de chefs incapables, ternissant à jamais ma carrière dans ma boite du moment.
On a acheté un appartement avec ma copine.
On a fait une putain de belle pendaison crémaillère.
Ma copine est tombée enceinte, et a fait une fausse couche.
J'ai fait un spermogramme, et j'ai vu à quel point c'était compliqué en 2016 d'avoir un gamin (malgré cependant une semence d'excellente qualité !)
J'ai sorti mon premier livre.
J'ai appris la danse de salon, le rock la salsa avec madame, et on a kiffé.
J'ai sorti le tome 2 (final) de mon premier livre.
On a eu un dégât des eaux.
Ma copine est tombée enceinte, et pour l'instant on croise les doigts.

Que se serait-il passé si je n'avais pas fouiné dans ce téléphone ce jour là ?
Dieu seul le sait.

L'oisiveté au taf, est en train d'avoir ma peau, et celle de ma copine. On gère relativement mal ces périodes où "il y a moins de taf". Ces moments où tu dois te battre pour avoir une tâche à faire. Là je me bats, car cette tâche, elle puducu comme l'enfer. Genre je suis électricien, et on me demande de faire de la peinture. Et ça me gave.
Alors je joue à grepolis. Je stalke. Je mate et relis des mails... Mes premiers mails sur ma boite gmail datent de 2006... ça remonte. 11,86 GO de mails... Dont énormément de morceaux de répèts envoyés à droite à gauche, et d'autres fichiers. Je me replonge dans cet avant qui était mon présent à l'époque.
Est ce que c'était mieux avant ? Je me sens tellement vieux con à dire ça...
A l'époque, Facebook n'étaient pas spammé de "like tel chose si tu veux", "tag un mec qui" et autre articles transféré pour la 10ème fois. Les blogs étaient rois, et sur youtube il n'y avait que des clips.
A l'époque, je m'entrainais 4 fois par semaine, j'étais le plus jeune de l'équipe, et tous les week-ends j'avais match. Aujourd'hui je suis le doyen (après le coach), qui m'appelle "le gros" même si je fais ce qu'on me demande en entrainements, et surtout je ne joue plus les matchs. Choix totalement assumé (parce que je suis un canard et que madame ne voudrait pas que je m'absente tous les we... et dieu sait si mes collègues d'entrainement me tanent pour que je reprenne une licence, preuve que j'ai quand même quelques restes malgré mon surpoids de 5 kg dont j'arrive pas à me débarrasser).
A l'époque, les L5 remplissaient un Zenith. Aujourd'hui, les L5 qui ne sont plus que 2 se représentent parfois sur des scènes, ou il n'y a guère plus d'une dizaine de personnes. Le parcours du succès vers l'oubli doit être terrible.

Ok, je suis un vieux con, je m'en fous, au moins j'en suis conscient.

Je corresponds, plus ou moins régulièrement avec une nana. Elle m'avait été présenté durant les soirées tarot que je faisais durant mon plongeon cauchemardesque post séparation. Fruit du hasard (ou pas), elle a le même prénom que ma copine actuelle.
Il y a entre elle et moi, lorsque nous nous voyons IRL une incroyable complicité... En plus, c'est le genre de nanas qui me correspondrait parfaitement physiquement (car elle trône à plus d'1m80). Seul petit détail, une vocation dans l'humanitaire... et un don de soi perpétuel semble t il, qui collerait mal avec mon rythme de vie très casanier. Il n'y a jamais eu plus, car elle a sans cesse discrètement repoussé mes avances, allant même jusqu'à zapper les questions franches, lorsque je lui demandais "pourquoi ça n'a jamais marché entre nous".
Elle a lu le tome 1 de mon livre, et a été agacé de découvrir le cauchemar que j'ai vécu. J'avais envie de lui dire "tu sais, tu aurais été réceptive, tout cela n'aurait jamais eu là".

J'ai de la découverte logicielle à faire... apprendre comment fonctionne un logiciel qui doit sécuriser un programme développer. ça me gave. Ce soir c'est un week-end de 5 jours qui commence... We en belle famille. En espérant que comme la dernière fois qu'on a pris la voiture, le trajet ne génère pas de contractions à outrance, histoire d'essayer de se faire un we en province "sans passer par la case urgences".
Sait on jamais... ce serait pas mal non ?

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28 septembre 2017

Weird or toxic Zone.

Oui je sais, j'ai délaissé ce blog.
Peut-être car je suis trop occupé à écrire un autre blog ailleurs.
Peut-être aussi car, j'ai réfléchi (enfin on m'a fait réfléchir) au contenu de celui-ci, me rendant bien compte que mes propos et mon contact, pouvaient trop rapidement devenir toxic.

Je suis toxique. ça pique hein ?
Je pourrais dire que je m'en fous, mais non forcément, ça m'a touché qu'on puisse me dire ça, même si c'était avec les mots les plus gentils du monde. ça a été de paire avec une amie de passage, qui m'a dit que suite à mes questions trop... personnelles, j'étais devenu bizarre. Après la friendzone, voici la weirdzone... Eh ben c'est pas cool de se sentir "weird" aux vues d'une nana.

J'en ai pas mal discuté avec la psy. Sans que grand chose n'aboutisse.

Bref. Me revoilà donc.
Peut-être un des derniers blog "écrit". Je vois tous les rares survivants de l'ère 2.0 passer petit à petit à des articles "sponso" et surtout à de la VLog.
Pour parler uniquement de politiquement correct, et pour liker/partager/commenter.
"je suis liké donc je suis". Ce que je peux détester ce concept... Qui est paradoxalement superficiel... est ce que parce qu'on va suivre quelqu'un qu'on va être AU TAQUET dès qu'il va poster une vidéo ? Non... Et puis si j'aime bien, on a pas à me dire de liker ou pas, je suis grand j'ai un lecteur de FLUX RSS, je like comme un grand. Bref.
Je rage encore, une fois de plus...

Demain doit avoir lieu un entretien d'avancement professionnel, une réunion en fin d'après midi, un vendredi. Autant dire que déjà je suis pas chaud sur le principe, mais de savoir que c'est un vendredi après midi me déprime à plus haut point.
ça plus le contenu de la réunion qui se résume à "et sinon, tu veux faire quoi demain ? Quoi qui sera bon pour toi, et surtout pour nous ? Et comment envisages tu de le faire ? "
Je ne sais pas. J'ai juste envie de me laisser couler, dans les 2 sens du terme...
Au fond de l'eau, et la vie douce. Je n'ai pas envie qu'on me demande "que veux tu faire demain ? ", d'une car je n'en sais foutrement rien, de deux car cela fait 2 ans que dans ma SSII je suis prolongé tous les 2 mois dans la mission dans laquelle je suis aujourd'hui.
ça m'arrange, je ne vais pas le nier, et je sais aussi que tant qu'une mission ne se termine pas, le "QG" ne cherche pas à ce qu'on en change. Donc je trouve ça super hypocrite comme point, comme si ça allait changer quelque chose.
J'ai eu droit à une formation cette année. YES !
Bon sauf que je l'ai eu dans un mail le 09/01, et qu'on m'a dit il y a quelques jours "visiblement tu n'as pas voulu validé ta formation".
J'adore. Ah et puis c'était THE formation, ce qu'on appelle du e-learning, à savoir un PDF de 50 pages, avec 10 questions derrière pour savoir si t'as bien suivi ! Gros budget formation hein. On est loin de la semaine gérée par un organisme extérieur... Le contenu ? L'art et la manière d'être chef dans MA BOITE. Autant dire que niveau "amortissement sur le temps", j'ai connu plus intéressant comme formation.

Et tout ça, il va falloir en parler demain, avec mon "chef". Enfin un de mes chefs, qui suit ma carrière. Oh il est adorable, mais il ne connait rien à mon métier, vu qu'il fait un métier totalement différent. ça durera 2 ans, et puis on me changera de "supérieur". Il va gentiment essayer de me rebooster, tout en sachant que je suis toxique avec lui, que je ne cesse de cracher mon venin sur la société qui m'embauche, sur ce côté "il faut être en visibilité pour exister" et ce côté "mon cas est déjà réglé de par les quelques incidents de parcours que j'ai eu par le passé, je suis définitivement un loser".
C'est sans doute pour ça que je redoute cet entretien, car je sais que mon avenir ne ressemble pas à grand chose de plus qu'un placard. Mais pour bouger, il faudrait sortir de ma "zone de confort", adieu Facebook et gtalk au bureau, Grepolis en tâche de fond et jeux vidéos entre midi et deux avec les collègues, bonjour stress des 3 mois d'essai, course au CDI, et toujours ce problème d'incompatibilité entre le salaire demandé et mon niveau d'études. Alors oui, je pourrais faire cette putain de validation d'acquis, qui voudrait dire OBLIGATOIREMENT (je me suis renseigné) repasser par les cours du soir, pour apprendre des matières que je n'aurais jamais à mettre en pratique dans mon boulot, enseigné par des profs qui m'expliqueront à quoi ressemblent l'entreprise, profs qui n'ont jamais mis un pied en entreprise, mais qui savent mieux que moi. Tout ça pour quoi ? Car dans les grosses boites françaises, tu n'es pas jugé sur tes années d'expériences, mais sur la couleur de ton diplôme. Et ouais, triste France.
Et triste fatalité de juger qu'aujourd'hui, je n'ai pas envie de sortir de ma zone de confort, et que je préfère attendre encore une dizaine d'années pour me dire "pourquoi j'ai pas réagi plus tôt".

Alors je me plonge dans mes loisirs. Enfin mes loisirs...
La musique ? Ah ah... Mon ampli prend la poussière. Mes annonces sont bien en ligne, les gens écoutent mes morceaux, mais personne n'y répond. Il y a plein de raisons possibles... "Le rock Français ne plait pas, les gens n'ont pas forcément tes dispo, tu es trop vieux", mais moi je n'en entends qu'une "ta musique et tes paroles sont merdiques, tu es un loser de l'enfer. "
Alors je contacte les zicos postulant pour un groupe un par un, prenant le temps de leur montrer que j'ai lu leur annonce, leur envoyant un lien vers mon soundcloud, mais personne ne répond.
Alors que je sais qu'il y a un énorme potentiel dans ma musique, j'en suis persuadé. C'est déjà ça.
En attendant, mon ampli prend la poussière.
Seules mes baskets sont actives... Et ce malgré mes kilos en trop. Et qui ne donnent pas l'impression de vouloir partir, et ce malgré mes 2 entraînements par semaine... "Pourquoi ne fais tu pas les matchs avec nous ? C'est dommage... En plus tu as une place de titulaire qui t'attend..."
Parce que je suis un canard, et que ça serait la soupe à la grimace si en plus de mes 2 soirées je consacrais 1 après midi de plus dans un gymnase. Et puis pour l'instant la miss a toujours une activité professionnelle, mais le jour où elle sera arrêté pour "grossesse à risque", elle ne verra plus personne, et sera contente de profiter de ma présence les moments où je serais là...
Mais bon, j'en chie aux entraînements (du haut de mes 37 ans, sachant que le second plus vieux en a 25...), mais j'en tire un putain d'avantage indéniable : PUTAIN CA VIDE LA TÊTE ET CA FAIT DU BIEN !

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22 août 2017

Un dégât des eaux, c'est comme une tumeur, sauf que tu n'en meurs pas physiquement, mais mentalement.

Un dégât des eaux c'est moche. Vraiment.
L'eau en plus de pénétrer dans les murs, pénètre dans l'âme de ceux à qui ça arrive, les glaçant en permanence.
Paye ton image. #auteur.

C'est un peu comme voir une maladie grignoter un proche, proche qui refuse de se soigner, ou qui refuse d'accepter sa maladie, ou qui doit attendre que le traitement mette un certain temps pour agir.

Si les vacances ont été merveilleuses, le retour à l'appart a été violent. Saisi par une drôle d'odeur (enfin de drôle elle n'avait que le nom) on a rapidement identifié le coupable : la plainte murale près de la salle de bain, donnant sur le salon, suintant des gouttes brunatres. Une étrange mousse s'était dessiné sur le parquet brut, les conséquences de 2 semaines sans essuyer les gouttes d'infiltration.
Un seul cri d'angoisse : visiblement, la fuite du dessus n'est pas unique, il y en a d'autres...

Mail à la voisine et au syndic en copie. La terre entière en copie, assurance ou président de la république, au cas où, mais rien n'avance... jusqu'à ce que le syndic m'appelle, une semaine plus tard.
Le plan était simple, qu'une seconde recherche de fuite ait lieu, pour attester de l'augmentation des dégâts... Par le même plombier, ou par un autre, dès lors que le syndic prenait en charge cette intervention.
Sauf que le syndic ne peut pas. Et que la voisine ne voulait pas avoir à déverser le moindre sous. Forcément, ça coûte une recherche de fuites. Alors certes elle est propriétaire de son bien (offert par papa maman), travaille en tant que conseillère en banque, et pourrait participer aux reines du shopping tellement elle a l'air d'être une fashionista mais au-delà de ça "elle a des oursins dans les poches" m'a indiqué le syndic. Bilan, c'est nous qui prendrons cette recherche de fuite, le plus tôt possible histoire d'avoir l'impression d'être dans l'action, car l'inaction tue, c'est bien connu.

Cette sale histoire me fait passer totalement à côté de la grossesse de ma copine.
Dans 10 jours, soit le 1er septembre on devrait sortir de la zone "à risques", symbolisée par l'écho des 3 mois. On continue à croiser les doigts même si jusqu'à présent, les signes sont finalement plutôt bons. Enfin moins alarmants qu'ils ont pu l'être en début de grossesse.
Je pourrais cogiter sur la couleur de la chambre ou le modèle du berceau mais mes tracas du moment sont d'éponger ces gouttes qui suintent sans répit le long de nos murs, et de compter les cloques qui se multiplient au plafond de la salle de bain et du salon, en espérant que le parquet brut ne gonfle pas... Je crois en toi petit parquet.

L'inaction tue, c'est bien connu disais-je.
Depuis mon retour de vacances je galère sur un problème "de code" que j'ai fini par résoudre, après une semaine de travail intensif. Résoudre un problème de ce genre est à peu près aussi jouissif que de passer un niveau à Candycrush sur lequel vous êtes bloqués depuis 3 semaines.
J'ai envie de dire à mon chef, lorsqu'il me dit "tu as été voir machin et machin ? " que les 2 sont totalement dépassés par le langage sur lequel je bosse, et qu'ils ne m'aideront en rien, je suis seul (et contre tous) sur ce plateau à bosser dans ce langage, ce qui ne me facilite pas la tâche.
Parfois, pour ne pas dire souvent je doute de tout, et surtout de moi. Je frétille intérieurement à l'idée d'aller me montrer ce que j'ai dans le bide dans des émissions où il faut survivre à poil 21 jours durant dans un milieu hostile : "Retour à l'instinct primaire".
J'y pense, et puis je me dis que finalement je suis pas mal enroulé dans ma couette, à entendre ma moitié ronfler à côté de moi.
A côté de ça, mon chef m'a annoncé qu'il allait parler à sa chef de m'embaucher en interne, ce que j'attends après 2 ans de prolongation de mon contrat tous les 2 mois. Preuve que je ne suis pas si mauvais... Juste je pars en live lorsque je bloque.
La peur de dépasser niveau timing dans les délais qui ne me sont pas fournis (puisqu'il n'y en a pas...)

J'ai enfin publié mon annonce suite à ma 8ème composition que j'ai réussi à écrire. Il m'aura fallu 8 mois pour les écrire, soit une moyenne d'1 mois par compo. Pas mal non ?
L'annonce est atroce. En gros, un peu comme une annonce sur un site de rencontre matrimonial, ligne après ligne je sélectionne un peu plus le musicien que j'aimerais avoir, celui qui n'existe pas : qui joue bien, a une vie stable et posée, connait ses morceaux en venant aux répèts, et vit du bon côté de Paris. Et qui aime MA musique.
Les stats de mon soundcloud ont décollées depuis que j'ai posté cette annonce pointant vers celui-ci, mais je n'ai aucune réponse depuis samedi (ok cela ne fait "que 4 jours"). Les gens écoutent mais ça ne leur plait pas.
Je me dis que c'est parce que mes créations musicales sont mauvaises, mes paroles sont nulles, parce que je chante en Français, que mon style est trop personnel, et subjectivement je me dis que "le monde n'est pas prêt à écouter mes oeuvres".
J'ai envie d'en finir avec la vie quand je pense à ça.

Et puis je reçois juste après une chronique de mon livre où je lis les mots "auteur talentueux", "histoire bouleversante", et "histoire passionnante". Je me dis que c'est moi, que c'est mon histoire, que n'importe qui n'aurait pas pu l'écrire.

Et puis je me souviens que je n'ai pas écrit grand chose, je n'ai fait "que" raconter quelque chose que j'ai vécu, un peu comme si j'avais mis au goût du jour 2 ans de blog.

Alors je retourne jouer à Candycrush, en espérant passer ce putain de niveau, en regardant mon mur cloquer, pendant que ma copine dort, épuisée par les nausées et sa grossesse, devant RMC Découverte.

Je vais finir par me shooter aux antidépresseurs ou aux stabilisateurs d'humeur si ça continue.

Vivement les vacances, vivement la retraite, vivement demain.

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26 juillet 2017

Bientôt les vacances.

Dans quelques heures, sonnera le glas des vacances.
Enfin.

J'ai bien cru que je ne les verrais pas... Mais au final, jusqu'à présent tout du moins, les choses donnent l'impression de tourner à notre avantage.
En effet, les 2 semaines annuelles semblaient encore floues hier matin, mais le rdv d'hier soir a tout changé, et l'hypothèse de voir ma compagne rester 2 semaines sur Paris pour cause de "grossesse compliquée" a été écarté par sa gynécologue hier, et même si je reste prudent concernant ce sujet : "jusqu'ici tout va bien..."

Je suis passé ces derniers temps par tous mes états, m'imaginant (égoïstement) que pour l'amour d'un futur (éventuel) enfant, j'aurai à faire le dur choix entre ma survie psychologique, et l'amour de mon couple.
Ou en d'autres termes, est ce que je pars "en solo une semaine sur 2" pendant que la belle-mère vient tenir compagnie à ma copine, ou est ce que je supporte avec elle "notre projet".


Ma soeur m'avait fortement poussé à faire en sorte pour que j'ai cette bouffée d'oxygène, et effectivement, les quelques jours durant lesquels je me suis imaginé ne pas partir ont été durs à vivre... Ce n'est pas comme de se dire "on ne part pas parce que pas de thunes, de temps ou de vacances", non là c'est on part ! et puis finalement, on part plus.
C'est simple, je ne m'imaginais pas du tout le mois de septembre, et cette question "tu es parti un peu cet été ? "...

Mais au final on part.
Et ça soulève d'autres problématiques... Il y a quelques jours on supposait que la miss ne viendrait pas, et maintenant qu'elle vient, d'autres sujets reviennent...
Le principal étant : comment gérer le moindre pépin, si pépin il y a ?

On va prendre un maximum de précautions pour qu'il n'y en ait pas... Et on va croiser les doigts. Chaque jour sans pépin est un jour qui nous fait nous rapprocher de la sortie de la zone à risque, les 3 mois, représentée par l'échographie de fin août durant laquelle, on devrait être fixé sur la bonne évolution de la grossesse.

Depuis 2 semaines le chef est pas là, et en tant que bonne souris, je danse pas mal au boulot. Même si paradoxalement, les ennuis de la santé de la miss m'ont fait me concentrés (sur de courtes périodes) d'autant plus sur mon boulot, histoire de ne pas trop cogiter sur le quotidien... Sur chaque mal de ventre qui peut être normal ou synonyme de début d'expulsion.

Mais je sens que j'en ai besoin de ces vacances.
Je suis irritable comme jamais, et j'ai eu la mauvaise idée d'installer un nouveau jeu chronophage sur mon téléphone, diminuant fortement du coup la durée de vie de sa batterie, et du téléphone en lui même (qui a déjà failli 2 fois de suite finir contre le mur, parce que dans ce jeu de zombie, on peut mourir... Et quand on meurt on recommence à zéro... ).
Alors chaque source de distraction est bonne, mais en cette période estivale, les distractions se font rares.
Un concours d'un roman par là, un jeu en fond par ci, des mails en attente, non ça il n'y en a pas...

Vivement l'arrivée sur le lieu des vacances, en espérant que la voiture n'ait pas une fois de plus provoqué un décollement de l'embryon, source des précédentes angoisses...

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21 juillet 2017

Egoïsme ou survie psychologique.

Cela fait plusieurs jours que je ne dors plus les nuits.
Bon ok, que "j'ai du mal à m'endormir car je cogite, et quand je me réveille il ne faut pas longtemps pour que la machine à cogiter se mette en marche..."
Si mon PC pouvait démarrer aussi rapidement que cette foutue machine à penser...

La raison est simple.
Comme je vous l'ai brièvement raconté, vous les invisibles qui n'êtes pas là, ma copine est enceinte. Sauf que ça se passe pas très bien, et qu'elle est en mode "grossesse à risque". En gros, elle doit pas bouger de l'appart, car chaque pas, chaque mouvement, chaque vibration pourrait décoller l'embryon et le faire tomber. Vu que c'est la 3ème fois qu'elle est enceinte et que c'est la première fois que "ça" va si loin, le jeu en vaut la chandelle.

Sauf que...
Sauf que d'une, elle vit très mal le fait d'être enfermée à l'appart et de ne pas pouvoir sortir, et de deux, les vacances arrivent à grand pas... Et manque de bol, on avait prévu de partir cet été, un peu comme tous les étés.
Chaque année, ma mère loue un appart en bord de mer dans lequel ma soeur, mon neveu ma copine et moi nous retrouvons. C'est un rdv annuel auquel je n'ai jamais dérogé, à part peut-être une fois, en 2011 lorsqu'on avait pris avec une ex nos congés pour partir faire le grand ouest américain.
Sauf que là... Les données ont changées...

Mardi et jeudi nous aurons 2 avis médicaux qui pourront dire s'il est risqué ou pas qu'elle fasse les quelques 300 bornes qui nous séparent du lieu de nos vacances (que ce soit en voiture ou en train).
Dans le cas contraire... C'est chiant.
C'est chiant, car moi il faut que je parte, que je vais péter un câble, comme elle j'ai vécu les fausses couches à répétition, et ses histoires de belle famille triste à en mourir (on parle de sa mère qui fait partie des chômeurs seniors non diplomés qui galère à trouver du taf à 1 an de la retraite, et qui croupit en bluesant dans un appart miteux qu'elle ne peut pas quitter car "elle est au chômage" ? non on en parle pas...).
Partir en la laissant "seule" me paraît compliqué, car en cas d'urgence, je me vois mal faire les 3h30 en voiture, juste pour aller aux urgences, qui sont à 200m de là où on habite.
Il y a la solution, évidente pour moi, que sa mère vienne lui tenir compagnie, une semaine au lieu des 2 que j'avais initialement prévu.
Mais sa mère est du genre, super pessimiste au quotidien. Et elle n'y tient pas.

...
Elle pense (à tort ou à raison) que "son décollement de 3cm" se résorbe, et que la voiture (qui a selon elle provoqué le premier décollement de 3mm, puis l'amplification à 3cm) n'y est peut-être pour rien, et que les vibrations d'un train pour aller d'un point A à un point B seront moins graves, et qu'elle a besoin de partir.
Je comprends totalement son besoin.
Mais quand je lui dis "tu es 2 de tension, tu te vois faire 10m pour aller à la plage ? tu te vois supporter la vie en communauté, stressante avec les 2 ados, être en mode "endormie/haut le coeur" h24 dans ma famille ? Et s'il y a un problème sur place... Et que tu dois être alitée aux urgences du coin ? ... ". Ou comment des vacances peuvent se transformer en cauchemar.

C'est un risque à prendre... En supposant bien entendu (ce dont je doute tellement) que le corps médical lui donnera le feu vert. Je les imagine mal prendre le moindre risque concernant cette grossesse... "Non mais tu t'imagines que je vais rester enfermée pendant 9 mois dans cet appart ? "
Je lui ai raconté que certaines nanas étaient hospitalisées pendant les 2/3 de leur grossesse. Elle n'a pas voulu me croire.

C'est atroce car, il y a d'un côté ce désir de bébé, l'appréhension des 2 précédentes FC, la peur que ça recommence alors que là, le foetus semble bien positionné et semble grossir. Et il y a de l'autre côté, le moment présent, le fait de me dire "repousser les vacances ? à quoi bon... Elle est en grossesse à risques, d'ici Mars, on ne pourra pas partir plus..."
Et d'un autre côté, si j'ai pas cet appel d'air, je pense péter un câble. Je ne m'imagine pas attaquer septembre en étant resté 2 semaines à Paris pour les vacances.

Alors oui bien sûr, il y a des gens qui ne partent pas en vacances. Mais, ils le savent, à la base, ce n'est pas à cause de la nature, c'est parce qu'ils ont pas de thunes, ou d'autres problématiques, ils ne prévoient pas d'annuler au dernier moment...
Et puis il y a l'égoïsme, des 2 côtés.
Moi d'un côté parce que je dois partir... En me disant que c'est pas top, parce que partir si elle reste, c'est moche.
Et il y a l'égoïsme de son côté : parce qu'elle aurait un plan B pour me laisser partir une semaine (sur les 2 initialement prévue), consistant à accueillir dans notre appartement (qui le permet) sa mère. ça ne solutionne pas le problème de l'absence de ses vacances, et de son moral qui pourrait en patir... Après je ne peux pas porter ce bébé à sa place...
Et lorsqu'elle craquera, il faudra que moi aussi j'ai des forces et de l'énergie en stock pour franchir les dures épreuves qui s'annoncent imminentes... Car l'arrivée d'un petit être, à supposer que tout sa passe bien jusqu'au bout n'est jamais une longue partie de plaisir...
C'est souvent des petits moments de bonheur entrecoupé de longues nuits blanches...

Comme me l'a dit ma soeur, peu objectivement certes : "et toi si tu craques, toi qui porte tout, comment ça se passera ?"
Des nuits maintenant que j'essaie de trouver une réponse à ce problème. En vain.
Ou alors si, il ne faut pas que je craque.

Posté par 36ansbientot40 à 10:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]