36 ans... Bientôt 40...

19 juin 2017

Comme une rage en moi.

En vouloir en permanence à la terre entière est éreintant.

Enfin ce n'est pas en vouloir, c'est... Prendre de l'énergie à détester les gens, pour souvent des broutilles.
12h, depuis 15 minutes l'heure pour aller déjeuner aurait dû faire lever tous les gens d'une voix, avec cette phrase au bord des lèvres ! "C'est l'heure d'aller manger PUTAIN ! "

Sauf que non. Personne ne le dit ou ne le fait.
Parce que les 2 leaders qui ont l'habitude de donner le signal ne sont pas là.
En réunion. Trop absorbés par leur taf.
Oui, j'ai un problème lié aux gens absorbés passionnément (ou pas) par leur taf : ça me renvoit à mon père, qui lui aussi était passionné de son taf, à tel point qu'il faisait passer son taf, sa vie, et ses passions bien avant son enfant que j'étais.
Alors ça m'agace.
Et il y a elle. Elle, nous fait des infidélités, et parfois va manger avec d'autres personnes. Sa mère. Ou des fois d'autres apprentis. "Tu vas manger avec tes vrais amis ?" lui ai-je un jour soufflé.
Depuis c'est devenu une blague récurrente. ça plus le fait qu'elle se prépare souvent son repas... Pour plusieurs raisons, la principale étant "c'est ma diététicienne qui m'a conseillé".
J'ai envie de dire la pauvre... Elle est à la limite de l'obésité. Elle a (contrairement à une autre nana) un beau visage, mais stocke tout au niveau des hanches, des cuisses, et du bas en gros. Alors elle fait du sport, certes, mais pas dit que la plongée en bouteilles soit l'activité la mieux pour perdre du poids. Pour ça aussi je la traque parfois, lorsqu'elle vient sans son plat préparé de la veille... "Ben alors ? Ta diététicienne ne va pas être contente..."
Sa réponse était souvent "j'ai pas le temps".
Les gens qui me répondent ça me font souvent sauter... Cf plus haut, ça me ramène à mon enfance sur toujours mon père, qui n'avait pas le temps parce qu'il avait surtout d'autres priorités.
J'ai envie de lui dire "tu n'as pas le temps ou tu n'avais pas envie ? "
Mais la dernière fois, elle m'a envoyé bouler "occupe toi de ton assiette plutôt".

Et si elle avait en partie raison, qu'elle aille se faire foutre.
Et puis il y a lui.
Lui, j'ai au début trouvé bizarre qu'il ne parle jamais... Jusqu'à comprendre qu'il était bègue, et que donc parler voulait dire pour lui, rappeler aux autres qu'il a des problèmes d'élocution, problèmes non assumés visiblement. Il ne parle donc jamais.
Et suit tout le temps.
Je me suis toujours demandé si le jour où personne n'irait manger, il sauterait un repas ou pas...
Après, j'ai malgré tout du respect pour lui, parce qu'il a 5 enfants. Je ne l'ai appris que tard. Au même moment, j'ai appris que sa femme était une africaine... Forcément, le délire "black à la recherche d'un foyer en France via les sites Internet" m'a plus que traversé l'esprit. Je l'imagine être à la baguette chez lui... Le fait est qu'il fait des horaires de psychopathe. 7H30 au taf, à 16h30 il est parti. Je doute qu'il ait une vie, une occupation en dehors du taf et de ses 5 enfants. Mais voilà, lui au moins a su, 5 fois de suite mettre sa petite graine. Bon en même temps, sa libido doit être à 200% consacré en sa femme hein... Je l'imagine pas avoir des idées érotiques à toute heure de la journée comme d'autres personnes que je connais. Mais on s'éloigne du sujet.
Pourquoi est ce que je lui en veux, alors que je suis le #1 des suiveurs (étant donné que je REFUSE d'être le mec qui dit "hey il est 11h45, TIME FOR LUNCH ? " ? Je ne sais pas.
J'ai un degré d'intolérance qui croit avec le temps. Et c'est ça tout mon problème.

Et puis il y a autre chose.
Le tome 2 de ma saga est prévue pour demain, avec 5, voire 10 jours de retard.
Initialement prévu pour le 10, l'éditeur m'a fait comprendre que ça serait plutôt le 15, voire le 20.
Prise de tête entre lui et le correcteur... Avec le correcteur qui a voulu que je le défende... Et puis la version qu'on m'a fourni avant départ chez l'imprimeur (ce qu'on appelle le Bon A Tirer dans le jargon) nécessitait du boulot, que j'ai du faire en toute urgence. Le livre est parti chez l'imprimeur jeudi, mais depuis, il n'y a aucune visibilité. Est il seulement sorti de l'imprimerie ?
Je scrute les sites Internet, la version numérique est pré-commandable, mais pas la version papier... "J'ai envoyé les données dès que j'avais le nombre de pages (c'est à dire au moment de l'envoi chez l'imprimeur), ça ne devrait pas tarder".
J'aime le flou de la réponse.
J'ai eu les premiers chiffres des 3 premiers mois de la vente, un peu moins de 200 livres. C'est bien, mais incomplet : vu qu'Amazon imprime eux même leurs livres, il est "compliqué" (plus qu'impossible) de savoir combien d'exemplaires ont été vendus chez eux.
Je reste béat devant un manque de communication si énorme, alors que paradoxalement, en tant qu'auteur j'ai accès au classement de mon livre sur la durée... Mais au moins, chez les ricains, mon nom d'auteur est bien rattaché aux 2 volumes...
Parce qu'à la FNAC... C'est un autre délire : un nom d'auteur, 2 pages différentes. Normal.
Contacté via le messenger de leur FB, pour leur signaler le problème (ainsi que le résumé qui est erroné depuis le lancement...), leur réponse m'a tué : "pour les problèmes de référencement, veuillez nous envoyer un courrier postal. "

Bonjour, on est en 2017. Pour mettre un jour un site, on a besoin d'un courrier postal.
ça pourrait être pire, ils pourraient encore fonctionner avec des faxs... Un peu comme ? Mon distributeur... Si si, pour qu'un libraire commande des livres chez lui, ça se passe par FAX.

Je m'imagine les PDG de ces boites, avec leur nokia 3210, une adresse chez wanadoo, et qui lorsqu'ils te donnent leur adresse mail, disent "arabesque" au lieu de "arobase".

Peut-être que mes 5 défaites à la suite sur Clash Royale en fin de matinée, n'ont pas arrangé mon humeur du jour.

Posté par 36ansbientot40 à 19:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 juin 2017

Ma voisine la coquine.

Il y a une semaine, c'était la fête des voisins. 

Oui en fait, c'était il y a 3 semaines, mais notre gardienne ayant zappé, on l'a fait 2 semaines plus tard. 
 C'est marrant, car lorsque vous faites ça dans un lotissement ou une résidence, vous pouvez être sûrs d'une chose : celles et ceux qui viennent sont en général ceux qui n'ont rien à se reprocher, ou qui n'ont pas d'emmerde avec la terre entière... 
C'est donc le moment idéal pour ragoter, parler du couple de frangins qui ne se lavent pas, qui ont gueulés lorsqu'il a fallu rentrer chez eux mettre des compteurs d'eau électroniques car ils ne voulaient pas ouvrir... Tu m'étonnes, c'est tellement crade chez eux... Des cafards ont été vus à cause de ce problème, et lorsqu'on les croise dans l'ascenceur, leur odeur les suit... 
Et il y a aussi une folle, bi-polaire (de ce qu'on en a dit) qui un soir de rupture d'avec son mec, a envoyé toutes les fringues par dessus le balcon... L'autre soir, c'est aussi elle qui a été insulter les ouaich ouaich du HLM d'à côté car ils faisaient trop de bruit, épisode qui s'est terminé en course poursuite autour de la résidence. #ambiance. 
- Et elle habite où cette folle ? 
- Là, au 6ème étage. 
- Là de ce côté ? 
- Oui. 
- Ok, donc c'est notre voisine du dessus. 
 Voilà... Merci les ragots. 
 Sur le principe, je ne savais pas grand chose d'elle, je l'avais croisé un an plus tôt à l'AG de la copro, et elle avait eu l'air plutôt sympa, même si remontée contre le HLM d'à côté d'une manière générale. 
Je l'avais entendu quelques fois au dessus de nous, des fois où c'était drôle (lorsqu'elle hurlait "oh oui c'est bon" dans sa salle de bain ou "han han han" dans sa chambre), d'autre où c'était plus relou (bonjour il est 2h du mat, des gens continuent d'arriver à sa soirée où les basses de sa sono font vibrer nos murs...). 
 L'histoire aurait pu s'arrêter là... Mais c'était sans compter ces auréoles qui ont commencé à apparaitre dans la salle de bain. On a d'abord cru qu'il s'agissait d'une mauvaise aération liée à une VMC vieillissante, et on s'est dit "bon, ça doit être notre peinture qui était pas 'spéciale sdb'". 
Et puis samedi dernier, on a remarqué que les cloques étaient légèrement visibles dans le salon (touchant la sdb donc), sur les murs, et le plafond. 
Et là... Là grosse VDM... Car la voisine du dessus n'était pas là, et que ça puait le dégâts des eaux à plein nez... 
Que faire ? Aller la voir ? Se faire envoyer bouler parce que c'est une psychopathe ? 
Putain, putain putain... 
Laissant le week-end passer (parce que n'ayant quasi pas dormi le samedi soir ayant ça en tête, et puis parce que le dimanche à Disneyland a fait du bien, et que je voulais finir la semaine sur une note positive), j'ai finalement pris mon courage à 2 mains, mon plus joli sourire, et le lundi soir j'ai été sonner chez elle. 
- Oui bonsoir ! 
Tenue du soir. En mode "je suis décontractée, mais je suis putain de super bandante, on va pas se mentir, c'est peut être une psychopathe, mais putain... "qu'est ce qu'elle est bonne". 
- Oui, excusez moi de vous déranger, je suis votre voisin de dessous
- Oui je me souviens de vous, qu'est ce qui vous amène ? 
 J'observe son appartement, refait en totalité et qui est juste magnifique... Elle a pété les murs au même endroit que nous, et a fait une cuisine américaine. 
Je lui parle de mon dégât des eaux, et elle m'invite à rentrer. Elle est curieuse et comprend mon angoisse, mais RAS de son côté... Ou alors il faudra retirer le coffrage de la douche et de la baignoire... 
- J'ai souvenir que le précédent propriétaire (oui je m'en souviens, celui qui avait eu des problèmes avec vous c'est bien cela ? ) avait eu un dégâts des eaux, et après recherche visiblement, le problème venait de la voisine d'à côté... Ecoutez je vais ouvrir le coffrage le week-end prochain, et je vous dit quoi. D'accord ? 
- Oui merci. Vous venez à la prochaine AG ? 
- Oui. Il est hors de question que je laisse voter le ravalement des balcons (suite au diagnostic ou les experts ont dit "heu, tardez pas trop quand même, car ça commence à être dangereux là... faudrait pas que ça se casse la gueule"). 
 Une gentille bipolaire, que j'ai pris dans son bon jour. 
Maintenant, lorsque je l'entendrai se faire déboîter par son Jules dans sa sdb, au moins je saurai à quoi sa SDB ressemble... 
Rdv le week-end prochain, pour savoir si la fuite d'eau vient de chez elle... Ou s'il faut investiguer ailleurs... 
L'ex propriétaire, lui, n'a jamais répondu à mon mail lui demandant plus d'informations à ce sujet. Lui qui semblait pourtant plutôt sérieux, et genre psychopathe administratif à garder tous les papiers et l'historique de l'appartement... 
Moralité, il faut faire attention à ce qu'on peut dire des gens... Parce que des fois... Ben c'est pas vraiment ce qu'ils sont vraiment. 
Mais quand même. 

Posté par 36ansbientot40 à 23:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 juin 2017

Blues.

Hier, je bluesais. 

Je me rendais compte, de la superficialité des raisons qui me faisaient blueser, mais... c'est comme ça. 
Les raisons étaient les suivantes : 
1) Vers 14h, durant ma journée "Off" (oui parce que je suis dans une boite où il y a bien trop de congés, dont les CP sont à solder avant fin mai, et qu'il m'en restait encore un à prendre...), j'ai lu "stations essences en pénurie sur la région IDF". J'ai de suite penser à mon scooter qui était sur la réserve mardi soir... Et merde. 
Ni une ni deux j'ai pris mon scooter, espérant qu'à cette heure là il n'y ait pas des files interminables aux 4 stations proches de chez moi, et j'ai pointé le bout de mon nez pour voir s'il y avait du monde ou pas. Coup de bol il n'y avait personne ! La raison était simple : il n'y avait pas d'essence. 
Super. 

66419911b75c77689182c893838d15025826f290

<div >Forcément j'ai pesté contre ces gens qui, que leurs raisons soient bonnes ou pas, prennent en otage la totalité de la France (ok pour le coup c'était essentiellement l'IDF) lorsqu'ils veulent changer leur situation. 

Moi si par exemple je proteste demain dans ma boite parce que j'ai les boules qu'après plus de 10 ans d'expérience, on me dise que je rentre pas dans les "grilles des RH" parce que j'ai pas de diplome d'ingénieur, et je me mets en grève, je ferais chier personne. 
 Bon à noter que je ne suis pas sûr d'un résultat. Certes, il faut faire chier la moitié de la France pour que les grèves aboutissent... Mais merde, voilà c'est dit. 
Dans un deuxième temps, j'ai pesté de manière plus compréhensive sur le parisien, qui avec son réservoir quasi plein va faire 1h de queue pour "10€ par plus, histoire d'être au max du max". L'effet "apocalypse/fin du monde/onsaitjamais". En théorie, si la consommation avait continuée à être normale, les pompes n'auraient pas été asséché de la sorte. Le français/parisien est comme il est... Moi c'est différent avec mon petit réservoir de 10l, je dois faire régulièrement le plein... remonter les files et griller tout le monde a un prix : aller tous les 200 bornes à la pompe... 
 
M'étant équipé durant la précédente crise, j'ai décidé d'utiliser le siphon et le jerrican que j'avais acheté pour l'occasion sur ma 308, histoire de transvaser le peu d'essence que j'avais vers mon scooter. 
 Second failed de la journée : les bagnoles récentes dont ma 308 fait "visiblement partie" (car je n'ai rien trouvé sur Internet le confirmant) sont équipés de système anti-siphonnage. Donc même si tu veux siphonner ta voiture, ben tu peux plus maintenant. Génial. 
Une solution optionnelle consistait à accéder à la trappe à essence (que je savais pas que j'en avais une) sous le siège arrière. Mais bon, ça semblait pas super facile pour le super novice que je suis en bricolage... Du coup j'ai abdiqué, acceptant l'idée de faire mes 20 bornes de route en voiture demain (donc aujourd'hui), m'attendant à passer 60 minutes au lieu des 30 habituelles. 
Cette idée me faisait blueser au possible... Parce que ça voulait dire partir tôt, pour peut-être arriver à la mm heure, et l'idée de passer des heures dans un bouchon parce qu'un abruti a foncé dans un motard parce qu'il matait son téléphone en déboitant m'agace au plus haut point, à peu près au même niveau que ceux qui provoquent des ralentissements en se rabattant au dernier moment dans une file d'insertion, et en grillant tous les autres gens "honnêtes" qui attendent leur tour. 
 
Je me disais à quel point c'était pathétique d'avoir le blues à cause de ça. Parce que c'était juste un peu d'organisation, dans le pire du pire des cas il me reste les transports en commun. 1 tram, 2 bus, 1 heure. 
 Et puis bon l'absence de scooter (on va dire la limitation de l'utilisation tant qu'il est pas rempli) m'empêchait d'aller au sport le soir même, moment que j'attendais avec une certaine impatience. Parce que du coup, pour y aller ça aurait été plus compliqué... En voiture c'est toujours galère de se garer près du gymnase. En transports en commun, faut marcher 20 bonnes minutes, et puis passé 22h30, après 2h30 de sport, attendre 20 minutes qu'un tram passe, c'est chiant. Et long. Surtout si on en loupe un après s'être tapé un sprint... 
(Bon au final, en voiture ça roulait plutôt bien ce matin... et la grève semble être sur sa fin \o/)
 2) Le second sujet de blues était mon smartphone. 
Celui-ci a depuis quelques mois la fâcheuse tendance à passer de 60% à 0% en quelques instants, s'éteignant instantanément. Ce qui est en soit assez agaçant... Parce que du coup je le charge en permanence, ce qui n'arrange pas la tenue de sa batterie... 
Un SAV des environs de Paris m'a dit qu'avant de leur amener mon téléphone et d'attendre une vingtaine de jours qu'ils aient un créneau pour s'occuper du mien (et bêtement changer la batterie), je pouvais essayer une réinitialisation en valeur d'usine. 
 Ok. Vu que j'ai que ça à faire, allons-y. 
 Je le réinitialise, perdant du coup toutes mes applications, mes SMS, mon calculator bourré de photos coquines, et toutes les applis inutiles que j'utilise pas depuis un baille, et je réinstalle tout mon beau bordel. 
A 60% il a redémarré comme un connard. 
Youpi. 
 J'ai donc tout perdu tous mes SMS (dont les plus anciens remontaient à 2013, merci SMSBackup) pour rien. Juste pour que le mec du SAV gagne quelques jours. 
Il est fort probable que ça soit lié à un problème de surchauffe qui fasse reseter la batterie, ou c'est juste la batterie qui se dit "nan, je passe pas entre 60 et 50%, je préfère me faire un reboot, pour ensuite redémarrer à 50%... #supersticieux. 
 
ça me blasait d'avoir foutu tout en l'air pour me rendre compte que ça solutionnait pas le problème. Mais bon, fallait bien essayer. 
Si cette foutue culture consumériste n'avait pas fortement conseillé les fabricants de téléphone de verrouiller l'accès aux batteries, j'aurais pu la changer... Mais vu que maintenant, il faut être spécialiste en biomécanique des fluides pour ouvrir un téléphone... Il ne me reste plus qu'à trouver un nouveau téléphone. 
Génial. Il n'a pas encore 2 ans... 
 IL fait beau dehors, c'est cool. 
Oui, parfois il m'arrive de positiver dans mon monde noir. 
Alors bien sûr, je me rends compte que "blueser" pour des choses tellement pathétiques est ridicule... Mes jours ne sont pas en danger, on ne va pas me couper un bras ou je ne vais pas me faire virer de chez moi... Mais bon, si on a plus le droit de se plaindre... 
 Tiens, puisque je suis là pour ça : on parle des "contenus suggérés" que Facebook nous impose ? Ces pubs à la con qu'on a rien demander mais qui reviennent en permanence tous les 2 status ? "Oui ça nous permet de garder un service gratuit ! "
Putain mais proposez un Facebook payant au moins, histoire que les gens puissent ne pas avoir à se bouffer votre contenu sponso à la con DONT ON PUTAIN DE VEUT PAS ! 
Je passe mes journées à cliquer sur "ça ne me concerne pas", suivi de "masquer le contenu des pubs parlant du sujet [sujetbidon]. 
Mais ces contenus reviennent sans cesse. ça me rend dingue de chez dingue. 
 C'est là que je me rends compte à quel point j'ai changé. 
J'aimais les pubs quand j'étais gamin... 
Maintenant je les aime moins. 
Parce que derrière chaque pub, j'entends un commercial qui veut essayer de me vendre son truc... Derrière chaque jeu gratuit (rappelons que si c'est gratuit c'est que c'est toi le produit), je ressens la petite astuce du concepteur de jeu pour te pousser à acheter une monnaie du jeu pour te faire gagner des vies, ou du temps... "Tu veux payer pour gagner ? ". 
J'ai l'impression de me faire soudoyer à chaque fois que je vais sur un site. Et que dire des sites qui te disent "Hey, tu as un AdBlock, vilain méchant ! Tu penses aux journalistes qui pondent des articles (heu on est sur closer là, donc niveau article... voilà quoi) et qui crèvent la bouche ouverte car tu veux pas que les vilaines pubs s'affichent sur ton navigateur ? 
 Ben ouais j'y pense. 
 Et puis j'oublie. t'as qu'à trouver une solution économique autre que ça pour qu'il survive. Alors tant pis pour toi, je suis un méchant, je ne materais pas ton article à la con avec tes pubs de merde. Et du coup, ton salarié journaliste il crèvera la bouche ouverte. 
 Voilà. 
Sinon il fait beau. 
C'est cool. 

Posté par 36ansbientot40 à 21:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 avril 2017

Twitter c'est le mal.

J'avais une vision bien particulière de Facebook que je rappelais souvent sur mon précédent blog. 

Dans les grandes lignes, pour moi FB étai,t est et restera le "réseau social" dans lequel tu publies tes états d'humeur du moment, genre "pas la pêche ce matin" ou autre "hey, la vie est belle au bord de ma piscine dans une île paradisiaque". 
ça énerve mais c'est ça "selon moi" son objectif premier. 
C'était un peu la transformation du "statut" qu'on mettait par le passé sur feu MSN Messenger. 
Mais avec le temps, FB est devenu un grand n'importe quoi, des pages et des pages de trolls "anti macron" (parce que maintenant on est au second tour) que personne ne lit, de publication d'articles de journaux (qui lorsque par miracle ne viennent pas du Gorafi on les a vu genre 212 fois), des photos "marrantes" où on se fout de la gueule de Nabilla ou de Ribery, des photos de chats mignons ou de paysages qui donnent juste envie de faire le tour du monde, et enfin c'est sans doute l'endroit où il y a plein d'études qui disent "il y a 5% de gens qui auront du courage de poster cette photo" (à chaque fois que je vois ça, j'ai envie de demander l'étude à la base de ce chiffre improbable, mais que tout le monde reposte parce qu'ils se sentent fier de faire partie de ces 5% qui ont eu un ami mort du sida, du cancer, d'un rhume ou tué par un dinosaure. 
Mais les gens parlent de moins en moins d'eux... Et ça me déprime. 
Soit c'est parce qu'ils m'ont mis dans les personnes avec des droits "restreints" (ou en gros, je ne vois pas leur publication "privées", 
Soit parce qu'ils considèrent que leur vie n'a rien d'intéressant (mais celle des autres qui suivent dans l'ombre, alors oui) 
Soit parce qu'ils ne voudraient surtout pas qu'on puisse avoir des nouvelles d'eux (ce qui est un peu "dans les grandes lignes" le principe de FB. 
Et puis, j'ai fini par me mettre à Twitter. 
Oh pas en tant que "personne alias moi donc", non en tant qu'auteur. 
Le but premier (honteusement non avoué d'ailleurs) étant d'élargir mon réseau de connaissance, et d'arrêter de polluer mes 200 amis FB (dont la moitié a dit qu'ils achèteraient le livre par curiosité, mais ne l'achèteront jamais) avec les infos sur mon livre. 
Donc en gros, je me suis créé un profil "d'auteur", et 99% de mes posts sont en rapport avec ça. 
 
Du coup, je me vois mal parler d'autre chose que de sujets en rapport avec ma vie "d'auteur". Genre, me plaindre parce que "ou la la journée de merde" et autre "RT pour gagner un sac de chez tatie" et je passe les hashtags ou les positions politiques.
D'ailleurs j'ai remarqué ça le soir du premier tour : 2 cas de figure : soit la "twittosphère" est pro Hamon à mort (ce qui me semble être le cas), soit la twittosphère est juste jamais contente du résultat (j'espère seulement que tous ceux qui se sont plaint en boucle dimanche ont été voter...). 
Parce que ce week-end, certes Le Pen était au second tour (c'est pas comme si c'était la surprise de ouf), mais pour rappel : Fillon n'y était pas (ça vous rend pas heurezu ? ) et bon, on avait encore une chance de ne pas sortir de l'Europe... 
Car je rappelle qu'il y avait quand même une possibilité pour avoir le choix entre une sortie de l'Europe ou une sortie de l'Europe hein... Mais si, avec le "pseudo républicain" qui ne dit pas pour qui il va voter au second tour (parce qu'il pensait sûrement y être, et qu'il est super mauvais joueur).
Je reviens à mon sujet. 
Dans un premier temps, je dois bien dire que l'objectif premier de Twitter a plutôt bien marché, et que j'ai réussi à contacter plusieurs blogs réalisant des chroniques, et ce pour qu'on parle de mon livre. Objectif atteint donc. 
Oui parce que Twitter c'est vicieux, parce que pour avoir une vie sur ce réseau social, il faut être follow. 
Et du coup, tu follow plein de monde (que tu connais pas et dont tu n'as concrètement rien à foutre) qui te follow back en retour la plupart du temps. 
Quand tu oublies de le faire, il y en a qui t'envoient un petit message "un follow back please ? " de quoi bien tuer l'aspect "réseau social", le transformant en "course au nombre de followers". 
En général, je ban direct ceux qui me demandent ça. 
J'ai également rapidement apprécié la possibilité de pouvoir "masquer" tout plein de twittos. 
En effet, je cherchais en tant qu'auteur uniquement à être en contact avec des gens qui chroniquaient, PAS avec des gens qui se plaignent de leur vie toute la journée ou qui disent "bonjour Twitter" ou "bonne nuit Twitter" ! 
Nan parce que ça, je m'en fous. Si si, je m'en fous vraiment. 
Je pense qu'à peu près 60 à 70% de ceux que je follow sont masqués. 
Mais c'est un peu comme les "contenu sponsorisés" qui apparaissent de temps en temps sur FaceBook (et qui me rendent putain de dingue, j'ai envie d'implorer FB pour avoir un site PAYANT pour pu avoir à masquer ces putains de pages), t'as beau les masquer, ils réapparaissent toujours un peu plus nombreux... 

Et puis un jour, j'ai lu ce tweet. 

Ce serait parano de croire qu'il m'était destiné, mais il m'a touché, car je me suis senti une fois de plus "escroc" (foutu syndrome de l'imposteur) : "Je crois que j'ai un problème avec les blogueurs qui ne bloguent/partagent sur les RS QUE pour avoir des abonnés et se "faire connaître""
J'ai "followé" cette gentille personne, qui ne m'a pas refollowé en retour. 
Bon j'ai un côté maso hein ^^.
J'avais envie de lui dire "oui, ben moi les gens qui pensent que d'autres gens qu'ils n'ont jamais vu et qui répondent à leur "Bonne journée" par un autre "bonne journée", me font vraiment de la peine. De même que les gens qui se disent bloggeurs mais twittent 10 fois plus qu'ils ne blogguent (parce qu'ils ont pas d'inspiration, pas le temps ou parce qu'ils sont dépressifs ou parfois pour toutes ces raisons).
Alors comment dire "Désolé, je blogge en tant qu'auteur, je suis pas là pour raconter ma vie, juste pour vendre mon livre ? "
Est ce que vous imaginez un intérêt à ce que Hollande ou Macron tweete "j'ai mangé une salade ce matin" ? 
Non, aucun. Ben voilà, c'est pareil. Sauf que moi j'aime pas la salade. 
Ou alors je pourrais me créer un autre compte "perso" dans lequel je pourrais raconter ma vie et troller en direct toutes les émissions ?? 
Et me dire qu'en faisant ça, j'aurais plein d'amis "virtuels" qui me comprendraient à chaque fois que je me plaindrais ? Ou parce que je passerais mes journées à leur dire "putain mais au lieu de te plaindre dans ta couette BOUGE TOI UN PEU BORDEL ! Accepte ton passé, ou travaille avec, conjugue ton présent, agrémente le pour que ton futur ne soit pas aussi moche et que tu publies des "la vie est belle" (que je masquerais sans doute de la même manière). 
Ah ah. Quelle putain de superficialité. 
Je dois être trop vieux pour ces conneries, ça doit être ça. 

twitter-ban

Posté par 36ansbientot40 à 08:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 avril 2017

Pâques.

Depuis des années, Pâques est devenu un moment particulier pour moi. 

Il y a encore quelques années de ça, 2 ans de suite j'ai couru après une poule qui m'a mis des lapins 2 ans de suite. 
Et puis l'année d'après, alors que comme chaque année (ou presque) durant cette période on fêtait mon anniversaire, on a enterré mon père. 
Par la suite, c'est devenu une fête familiale, moment quasi unique durant lequel je redescends dans ma province natale, pour voir ma mère, ma sœur et mon frère (et parfois ses enfants lorsqu'ils sont disponibles...)
On a parlé politique, forcément. 
J'ai changé mon fusil d'épaule, décidant au final de voter pour "le moins pire des 11". Avoir un beau frère qui travaille dans le journalisme, qui a croisé la quasi plupart des candidats, permet d'en savoir un peu plus... Et de savoir un peu mieux ce qui pourrait se passer "après". 
Son poste dépend d'ailleurs directement des résultats de ces élections... 
J'ai été étonné de voir l'influence que pouvait avoir Mélenchon chez les jeunes. Le côté "révolutionnaire", et "connecté". J'ai vu la naïveté de mon neveu, disant "oui mais la solution elle est en nous, il faut faire des micro collectifs citoyens, c'est comme ça qu'on fera avancer les choses ! "
Ah ah. Grandis un peu, tu comprendras vite pourquoi c'est impossible. Les gens ne changent pas. 
Mais c'est mignon. Et puis question naïveté... Je n'ai pas vraiment de jugement à donner... 
On a profité de ce week-end pour aller voir ma grand-mère. Née en 1922 elle a vécu la seconde guerre mondiale, le suicide de son mari puis de son fils. Autant dire qu'elle a eu une bonne grosse vie de merde. Pour finir, elle a fait une mauvaise chute récemment, fracture de l'épaule et du fémur. Autant dire qu'on ne sait pas si elle remarchera un jour. Et le plus dur, c'est qu'à côté de ça, elle a toujours toute sa tête. Mais elle ne passe ses journées qu'à se plaindre auprès de ses 2 filles, dont ma mère. 
Et pour elles c'est dur. Surtout pour elle. Celle à qui appartient l'appartement dans laquelle elle vivait jusqu'à ce que le drame arrive, ma mère. 
Car cet appartement, il va falloir le vendre, vu que le jour où ma grand-mère sortira de l'hôpital une fois sa rééducation achevée, ce sera direction maison de retraite, où elle pourra "enfin" mourir paisiblement (je dis ça car elle a demandé "qu'on la débranche"... Manque de bol pour elle, aucun organe vital n'étant touché... c'était compliqué). 
Nous avons été, ma sœur et moi, faire un petit état des lieux des travaux façon "home staging" à faire, avant de vendre cet appart, bien trop "dans son jus" comme dirait Stéphane. 
Il faut refaire la cuisine, moderniser la salle de bain (et retirer le bidet), retirer le lit, faire un truc pour le papier peint. Oh pour moins de 3000€ on s'y retrouve, mais il faut déjà tout vider... Faire le tri dans les livres qu'on peut revendre, et puis garder les vêtements pour la maison de retraite, benner le reste. Et puis faire les travaux, puis appeler l'agence, le mettre en vente, etc etc. 
Ma mère s'est effondrée en larmes, en réalisant tout ce qu'il y avait à faire. 
Je l'ai prise dans mes bras. 
La dernière fois que je l'ai prise dans mes bras, c'était à l'enterrement de mon père, je pleurais sur elle et inversement. 
Cette fois, j'ai tenu bon. Parce que ce ne sont au final que de petites choses, qui font peut-être peur dans sa globalité, mais qui indépendamment les unes des autres ne sont pas bien compliquées à faire. 
Mais je comprends ce qu'elle peut ressentir. Cet appartement c'était un peu l'avant dernière case avant la dernière (la maison de retraite) pour sa mère. 
Et on est jamais vraiment prêt à mettre un parent sous terre. 
On y est programmé (contrairement à un parent devant mettre son enfant sous terre) mais on y est jamais assez prêt, même si on sait que ça va arriver. 
Pour nous changer les idées, et lui faire comprendre que le fait de balancer des vieux cartons remplis de vieilleries, c'était accepter d'avancer, je me suis occupé de mes cartons dans lesquels de vieux souvenirs étaient entassés depuis mon départ de la maison... Vieux souvenirs je me comprends : collections de jouets kinder, K7 audio de mes répétitions avec mon groupe d'ado, 45 tours de Tostaky, pin's, croix de ma communion, boule à neige de mes voyages en Europe... J'en ai benné des choses. Parce que bon... c'est la vie. Tout ça ne m'a jamais vraiment manqué. 
Même mes K7 audio de répèt, que je garde pour un jour, on sait jamais : ma vieille chaîne n'arrive même plus à faire tourner une K7... Mais elle reste là, trônant dans la chambre récemment refaite. 
A côté de la coupe que j'avais gagné lorsqu'on avait terminé champion du département en 1998. 
La moquette a laissé place à un parquet, les murs blancs sont maintenant recouverts d'un papier peint à 2 couleurs. Les rideaux roses qui étaient là en 1981 ont été retirés. 
Cette chambre de 36 ans sentait le neuf. 
Ma soeur est repartie chez elle. Je la reverrais sans doute très vite, lorsqu'il faudra vider l'appart de ma grand-mère. 
Nous sommes repartis le dimanche, pour éviter les bouchons du lundi, avec un bouquet de lilas blanc, que nous a cueilli ma mère juste avant de partir. 
C'était un chouette week-end de Pâques. 

Posté par 36ansbientot40 à 18:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 mars 2017

Première fois.

Hier c'était ma toute première fois. 

Ma première séance de dédicaces au salon du livre de Paris. 
 

ob_16e317e06f274f87ae27ec0991d83cf0_logo-dedicace

 

Je fais souvent la comparaison entre la musique et l'écriture, et une fois de plus une séance de dédicaces est dans la continuité de cette comparaison. 
Je pourrais comparer ça à un premier concert. 

 

Tout comme à un concert, j'ai fait beaucoup de comm auparavant, afin de prévenir un maximum d'amis, et d'inconnus. Merci Twitter, merci Facebook, et d'autres sites spécialisés dans la thématique des livres. 

 

Comme un concert, l'entrée était payante. Bien trop élevée selon moi. Mais je n'ai pas vraiment eu mon mot à dire. 

 

Comme un concert, on m'attendait à l'heure précise. Une affiche avait été posée dans laquelle mon horaire de dédicaces était précisé. 
Je suis arrivé, j'ai découvert les lieux, comme lorsqu'on découvre le bar dans lequel on a joué. 

 

Puis est venu mon heure. Je me suis installé, passant de l'autre côté du stand. 
Montant sur scène. 
J'ai branché guitare, et chauffé mon poignet. 

 

Durant un concert, on déroule un certain nombre de titres qu'on a répété 100 fois auparavant. C'est sûrement la plus grosse différence. 
Là, on attend. On attend qu'une personne daigne s'arrêter. On traque le regard de toutes personnes passant dans les allées, regardant l'affiche, effleurant le livre. 
Et on se souvient que je ne suis qu'un auteur de plus dans un lieu où il doit presque y avoir autant d'auteurs en dédicaces que de visiteurs. Ok j'exagère un peu. 
Je me sens un peu comme si j'étais à la fête de la musique, avec Lenny Kravitz jouant à côté de mon petit bar, les gens sont venus avec un but précis, ce n'est pas le mien. 

 

Comme à un concert, je pense à tous ces gens qui avaient dit "Tu joues à côté de moi je viendrais c'est sûr !". 
Et puis une fois le moment arrivé, l'un envoie un SMS. 
L'autre sur la page FB me demande "c'est à quelle heure ? "
C'est à l'heure qui a été écrite, et répété un peu partout. "ça risque d'être juste niveau timing si tu finis à 16h". 
Pas de soucis je suis arrangeant ! "Je reste un peu plus tard. Vous pensez passer vers quelle heure ? ". A ce moment, la vérité devient évident "En fait on avait zappé et on avait pas prévu de passer". 
Je repense à tous ces potes super entrain à l'idée de passer m'écouter chanter, et qui s'effacent au moment de passer parce qu'il pleut dehors, parce qu'il y a du foot à la télé ou parce que mamie a un rhume. 
Vient la première dédicace. Equivalente au premier compliment d'après concert... 
Je transpire à grosses gouttes en lui demandant d'épeler son nom. Je ne sais quoi écrire. Je sais que ce moment restera gravé à jamais dans ma mémoire. Je n'ai pas de texte tout près à rédiger. La future lectrice me regarde, amusée, tremblant à chaque mot, essayant de ne faire aucune faute. 

 

L'éditrice me félicite après se premier baptême du feu. ça y est, je suis devenu grand. 

 

8 dédicaces en 4 heures, soit 2 par heure. C'est long, mais ça reste une moyenne tout à fait acceptable pour une première fois. 

 

Il est l'heure de rentrer. Je ne souhaite même plus batifoler devant les autres stands, je suis émotionnellement vidé. Beaucoup trop de premières fois, d'attentes, de petits bonheurs (lorsque quelqu'un me dit qu'elle est passée hier mais est revenue aujourd'hui car l'auteur serait là) et de grandes frustrations (toutes ces personnes qui s'arrêtent juste devant les couvertures du rayon SF, pas du tout prête à acheter mon genre de livre...). 
J'ai l'impression d'être au bout de ma vie. 

 

Ma copine est enchantée de ce bilan. "De toute façon, envisages tu vraiment de devenir un jour un auteur célèbre ? est ce que c'était ton but lorsque tu as écrit ce livre ? "
Je ne sais pas. 
Le boulot le lendemain m'a rapidement ramené à la réalité. 
C'est la 2ème fois que je ne touche aucune augmentation, comme 25% de collègues, là où les actionnaires se gavent. 
Si je n'étais pas aussi bien dans ma planque... je crois que j'aurais envie de devenir un auteur célèbre. 

Posté par 36ansbientot40 à 09:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 mars 2017

Une fin est toujours le début de quelque chose.

J'ai mis mon blog sur un bûcher.
Ce blog était bien plus qu'un simple recueil de mots, il s'agissait de 6 ans de ma vie, condensé anonyme de mes joies et surtout de mes peines.
J'ai convié au spectacle tous les voyeurs qui avaient suivi mon exhibition tout ce temps durant.

J'ai allumé le bûcher.
J'ai vu mon blog partir en fumée.
Intérieurement, j'étais effondré, mais il le fallait.
C'est important de savoir tourner des pages dans la vie, d'être capable de dire "maintenant cette histoire, cette partie de ma vie appartient au passé".

Une fumée noire a commencé à s'élever dans le ciel.
J'ai invité tous les voyeurs à rejoindre spirituellement cette fumée, à la garder bien en vue, à prier pour elle, à continuer à croire en elle.
Mais tous ces gens, cachés sous leur capuche les rendant totalement anonymes se sont dispersés les uns après les autres, sans se retourner, sans m'adresser le moindre regard, la moindre compassion.
Sans avoir lâché le moindre mot.
"Un blog de moins. So what ? "

Il est loin, le temps des premières heures du 2.0, où les blogs étaient chaque jour un peu plus nombreux. A cette époque, tout le monde s'improvisait bloggeur, et les gens s'exposaient, toujours derrière un anonymat plus ou moins crédible.
Il est loin ce temps, et moi je suis devenu vieux, vieux con à dire à qui veut bien l'entendre "c'était mieux avant".
L'apogée de l'ère du nombrilisme était sur le point d'arriver...
L'ère où tout le monde se suit, où tout le monde se like mais ou personne n'écoute.
L'ère où il faut être liké pour avoir l'impression d'être en vie.
Ce moment où plus tu as d'amis sur FB moins tu as d'amis IRL.

Et me voilà. A vouloir une fois de plus écrire sur mon nombril.
Partager mes joies, mes peines.
M'exhiber.
Raconter ma vie. Une nouvelle fois.
Tout recommencer.
Dompter canalblog, encore. Accrocher des lecteurs. Egalement.
Identifier une ligne éditoriale, sans doute le plus dur. Que raconter, et que faut il que je garde pour moi.
J'ai fermé mon ex blog car je ne voulais pas que maintenant ayant un pied (que dis-je un orteil) dans ce monde où je peux être amené un jour (ou pas) à être connu, des articles puissent me faire défaut.
Et j'en rouvre un.

Parce que je crois qu'écrire est pour moi une maladie.
Et que je n'en ai pas encore trouvé le remède.

Posté par 36ansbientot40 à 14:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]