36 ans... Bientôt 40...

12 juin 2018

Petit passage dans la blogosphère.

Longtemps que je voulais passer déposer un petit mot ici, mais... Le temps m'a manqué ces derniers jours. Je me suis laissé embarquer dans un projet avec une grosse deadline non décalable, géré bien sûr par une hiérarchie en mode "à l'arrache".
ça m'a fait du bien de bosser un peu en mode "la tête dans le guidon".
De la même manière que ça me fait du bien de relever un peu la tête hors de l'eau et de souffler un peu.

Mon Facebook m'a rappelé qu'il y a 5 ans de cela, je visitais Pompéi avec l'actuelle mère de mon enfant. Il y a 4 ans je signais mon contrat d'édition.
Il y a 3 ans, il y a 2 ans et il y a 1 an, rien de spécial ne s'est passé dans ma vie visiblement...

Et aujourd'hui que deviens-je ?
Je suis papa. Et c'est un bon boulot à temps plein. Qui demande des ressources incroyable de patience, que parfois je n'ai pas.
Des voyages ? Ou la... être papa à temps plein (enfin en dehors des heures de boulot...) est bien plus prenant que le plus lointain des voyages... On ne vit que pour bébé, c'est un fait, il faut se faire une raison.
Et mon job d'écrivain alors ? Mon "hobbie".
J'ai jusqu'à la fin du mois pour écrire pour la 3ème fois mon second roman. Il n'y a rien de plus déprimant que de réécrire un roman qu'on a déjà terminé 2 fois, parce que ça sous entend qu'on doit "poubelliser" la moitié (plus ou moins) des versions pécédentes...

Pourquoi donc, allez vous me demander ? Car la phase de bêta lecture a soulevé plusieurs sujets rendant certains éléments de l'histoire irrationnels. CQFD.
C'est agaçant, pour l'amour propre, parce qu'on se sent incompris, on a envie de dire que nos beta lecteurs sont nuls, et une fois que ce moment est passé, on admet que oui, c'était sans doute mieux, que l'histoire était bancale, ou pas assez prenante sur la durée.
J'ai jusqu'à la fin du mois pour pondre une histoire dans son intégralité, si je veux être publié en 2019 (à supposer qu'il passe le comité de lecture de mon éditeur... donc s'il est bon).
#challenge.

Ensuite, il me restera à trouver un nouveau sujet pour un nouveau roman. J'ai déjà plein d'idées, mais pas vraiment sur la durée. Soit des débuts, soit des fins, mais les milieux sont toujours compliqués à développer.
Ou alors je pourrais m'arrêter là, mais le fait de savoir que certains lecteurs ont vraiment kiffé mon style ne peut que me booster à continuer à leur faire plaisir, en espérant qu'un jour mon roman deviennent un best seller, et que je devienne auteur/rentier (oui, l'espoir fait vivre, il n'y a pas de loi contre ça à ce que je sache ? ).

Pour le reste, j'ai assez peu de choses à raconter.
Pour une fois.
Je vais moins sur Twitter, ce qui me fait gagner en zenitude !
Tellement je m'agace à voir trop de gens se sentir vivre parce qu'ils ont des followers.
Je vais moins sur les blogs, sans doute parce qu'il y en a de moins en moins, et parfois les rares articles encore publiés sont des vidéos youtube. Oui mais non, les youtubers ça m'intéresse pas, moi je veux lire, pas un livre mais des blogs !

Je ne sais pas d'où vient mon problème avec les youtubeurs, si c'est ce côté "pouce en l'air et abonne toi" qui m'agace, le fait qu'ils gagnent leur vie (certains), le fait que 98% des jeunes veulent devenir youtubeur (et que ça pollue Internet, youtube ou les pages FB) ou le politiquement correct permanent "nécessaire" pour se faire de spotes. . J'ai d'ailleurs maté la dernière vidéo de Norman, qui me faisait rire à une époque, mais que j'ai fini par ne plus suivre, parce que je savais que le suivre lui faisait gagner du pognon, et ce côté "abonne toi" tout ça.
Dans cette vidéo, il compare Internet à un terrain miné, ou plus ça va, moins tu peux dire quoi que ce soit, entre les sujets interdits (je ne peux vous les citer vu qu'il y en a un nouveau chaque jour) et les haters, il est de plus en plus compliqué de s'exprimer librement, que ce soit pour faire rire, ou juste pour avoir un avis.
J'aime bien le concept, mais le fait qu'il termine par un "rejoins moi" continue de m'agacer. J'ai un moment cru qu'il arrêterait sa carrière là dessus, ça aurait été une bonne fin... Mais non "ARGENT".

Le truc qui m'agace, c'est que je me sens "haters" dans l'âme, à la seule différence que je garde ça pour moi. Enfin je l'écris dans ce blog, afin de ne pas faire chier les gens qui m'insupportent.
Et ça me gave de haïr sans cesse, à quoi bon ?

Par le passé, j'ai traqué sans cesse une personne qui après s'être confiée (et réciproquement) avec moi de longs mois durant a décidé du jour au lendemain de me supprimer de sa vie, estimant que ma vie était sur le point de changer "tu ne vas plus avoir de temps, tout ça". Je l'ai haï de toute mes forces, et harcelé du mieux que j'ai pu (bon, uniquement par mail, alors que j'avais ses coordonnées téléphoniques, professionnelles et tout et tout). Elle a fait ce qu'il fallait (je suppose) à savoir qu'elle m'a ghosté, ignoré, ce qui me rendait chaque fois un peu plus fou. C'est le principe d'un troll hein, répondez lui si vous voulez le faire vivre, ignorez le si vous souhaitez le tuer.
Et je sais AUSSI ce que c'est que d'ignorer/ghoster les gens, je connais donc les 2 côtés du jeu.
Et puis j'ai fini par cesser. Par ennui ? Par incompréhension... Par agacement, ou juste parce que je me suis rendu compte que je claquais mon énergie pour rien, et qu'il était plus sain de la dépenserdans d'autres choses, du sport, de l'écriture, ce blog.

Parfois, je me dis que je ne suis pas quelqu'un de bien, lorsque je passe du côté obscur de la force. Et pourtant, je suis quelqu'un de bien. Enfin je pense. C'est ce que disaient de moi mes exs (je sais pas si c'est une bonne chose ?). De fiable, de gentil, qui sait rarement dire non. Malgré mon manque de filtre naturel, je n'aime pas faire du mal "gratuitement". Même lorsque la personne le mérite. Mais je ne sais pas, sur ce blog, j'aime raconter mon côté obscur.

Et dieu sait si le côté obscur de la force peut-être plus puissant, plus rapide, plus fort que le côté lumineux.
Je vous laisse, je vais aller tuer des Jedi, ça va me détendre.

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21 mai 2018

Putaclic.

Très régulièrement je fais le tour des blogs, recensés dans les nouveaux blogs "canalblog/journal intime".
Je m'abonne à environ 1 sur 10, et environ 1 sur2 n'est plus alimenté quelques jours plus tard. Je doute que ça ait un rapport cause conséquences...
Souvent, j'en conclue que la personne derrière son ordinateur, avec du talent potentiel (sans quoi je ne m'y serais pas abonné) cesse d'écrire, blasé de voir que personne ne le/la commente, sans que rien ne soit fait de son côté. Parfois je me crois sur skyblog lorsque la note est du genre "Salut, bon ben j'ouvre un blog. Je sais pas quoi écrire. Si vous avez des questions posez les lol ! ".

Ecrire pour être lu, écrire pour avoir du succès.
Ecrire pour avoir une impression d'exister.

Je ne peux pas dire que je désapprouve totalement ce concept, sans quoi j'écrirai sur un simple fichier word juste pour moi, et puis basta.
Non, ce qui me dérange, c'est ce côté "écrire ET AVOIR DES VISITES/COMM/PING POUR EXISTER".
Certes, par le passé, "il y a 12 ans de cela #vieuxever" c'était simple, car les gens prenaient le temps de raconter des choses, et leur quotidien n'étaient pas envahis par des instagram, twitter, vlog et autre délires "putaclic" ou c'est plus simple de mettre un pouce en l'air que de balancer 3 mots.

Et que dire de ces gens qui laissent (encore)(sûrement volontairement) la fonctionnalité "n'afficher que 10 lignes" sur leur blog...
Je ne sais pas, j'ai du mal à adhérer. ça fait trop "j'écris avec un désir VIOLENT de reconnaissance ET POUR SAVOIR qu'on me lit et ce qu'on lit".

Sur Instagram, pas mon officiel hein, mon officieux, où il y a 100% de comptes d'inconnues NSFW, je viens de tomber sur le post d'une nana (qui poste des photos de ses dessous) qui se plaignait qu'elle avait genre 2000 abonnés, et à peine 100 likes à chaque photos, et envisageait de se débarrasser des followers "fantômes". Pauvre petite chose...
Ce qui me fait sourire (au delà du coup de gueule), c'est que j'imagine bien la nana, déjà tellement flattée par son égo d'avoir autant de followers, s'en débarrassent, pour ne garder que les "gentils" qui likent régulièrement et qui lâchent des comms à qui elle peut répondre.
"Ah ben oui, mais si je dégage ceux qui likent pas, je risque de perdre 9/10ème de mes followers... Qu'est ce que je fais ? Bon tant pis, je les garde..."

Je suis liké donc j'existe.
Je ne vis qu'en me masturbant devant mes stats.
Surtout si je suis "youtubeur pro". Sans doute une des raisons supplémentaires qui me fait détester ce nouveau métier... "Et surtout n'oublie pas de mettre un petit pouce en l'air et de t'abonner à mes vidéos ! " comme ça ça me rapportera de la thune !
Ou pas.

A un de ces commentaires, il y avait un autre instagrameur qui lui a répondu : "nous on te like souvent mais toi tu nous likes jamais ! ". Ah ah. Powned.
Moi je moi je. Youpi. Bienvenue dans l'ère de la communication nombriliste.

Dans cette vie, tu es exhib ou voyeur, mais rarement les 2.
Ou alors, pour faire plaisir à ceux qui te commentent/likent (si t'es exhib, j'entends)...
Tu espionnes compulsivement les murs FB de tes amis, mais t'écris rien parce que ta vie est inintéressante, et faudrait pas que les autres la lisent...

Lorsque je vois ma copine passer ses journées sur Instagram (perso, je n'y reste qu'une ou deux minutes entre 2 compilations de mon code, guère plus)... J'avoue ne pas bien comprendre. Des bloggeuses de mode, des #foodporn, des idées déco... 98% d'inconnu(e)s. Et toute à l'heure, j'ai même vu qu'elle a commenté une photo ! D'une amie commune... (enfin un des miennes qui est devenue une des notres du coup). Commenter une photo insta... Le truc qui ne me viendrait pas à l'idée...

Et il y a ces blogs, tous ceux que je suis (à peine une poignée...), parce que malgré tout il y a toujours un ou deux trucs intéressants (quoi que) ou parce qu'ils son bien écrits, qui s'inventent du contenu avec des notes récurrentes hebdomadairement... Ou comment se créer une contrainte pour écrire sans vraiment de motivation, mais juste par plaisir de savoir qu'on sera lu, et/ou donc par bonheur de savoir que son égo sera flatté de savoir que des inconnus pensent à nous et peut-être lâcheront un commentaire ou un like.
Je crois que je préfère les gens qui cessent d'écrire, plutôt que ceux qui écrivent sous une contrainte qu'ils s'imposent.
Et que dire de cette nana (dont je tairai le nom), qui est célibataire depuis des années, et qui poste régulièrement les "premières phrases" de prétendant potentiels sur adopte, prétendants qu'elle repousse régulièrement : ben oui, si jamais ça le faisait, ça ferait un sujet en moins pour alimenter son blog hein !

Même Twitter, moi qui pourtant ADORE raconter ma vie, j'ai du mal.

J'ai bien sûr un compte (mon compte d'auteur à vrai dire, pas de compte perso) via lequel je suis quelques personnes. Souvent je rage en les suivant.
J'ai envie de prendre un masque de Haters, et de déverser ma haine (ce que je ne fais pas hein, parce que je préfère troller dans mon coin, sans faire de mal à personne).
Genre "on s'en bat la race" (même si pour le coup ils ont le droit d'écrire des trucs insipides, regardez cette note...) et autre "mais tu crois que ça intéresse du monde que tu te masturbes devant les produis Apple seriously ?".
Mais ils récoltent des likes. Des "bébés" influenceurs.
Le genre de personnes qui ne répondent pas lorsqu'on les commentent, ce qui donnent d'autant plus un truc rageant lorsqu'on est voyeur... on est voyeur, parfois commentateur, mais on n'existe pas, vu que les gens ne répondent pas à nos commentaires. On est "la plèbe".
Ils ont leur petit monde de followers, postent ou "RT" compulsivement une dizaine de fois par jour, et ont l'impression d'exister parce que leur tweet est liké une petite cinquantaine de fois.
Bravo, tu es liké donc tu existes, c'est bien.

Moi je rage, tapi dans mon anonymat, mais je m'en fous, au moins j'écris ce que je veux. Même si ce que j'écris est blessant ou peu choquer.
Même que je ne finis pas par un "Et vous ? " et autre sujet, parce que ça fait vraiment trop "JE VEUX UN COMMENTAIRE SILVOUSPLE !!!! ".


Non, sur mon blog, si t'as envie de commenter, tu commentes, voilà. Stout. C'est pas l'objectif premier de ce blog. 

Sur ces belles paroles, je retourne stalker mes exs. Salut.

Posté par 36ansbientot40 à 15:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 mai 2018

Le passé est ma drogue.

Je ne fume pas, ni tabac, ni shit.
Je ne bois que rarement, une fois par semaine (certes, c'est plus que rarement, mais on va dire que c'est plus lié à un rituel qu'à une vraie envie), et sûrement pas pour "aller mieux".
Je ne me drogue pas non plus, drogue dure j'entends.

Ecrire est mon exutoire. Mais pas que.

Lorsque les journées sont comme aujourd'hui, c'est à dire compliquées (entre les problèmes de l'appart et la gestion d'un nourrisson face à la solitude et le désespoir de sa mère fatiguée et que je ne peux rien faire pour arranger les choses), je me plonge dans mon passé.

Dans d'anciens mails d'une autre vie. Dans d'anciennes boites mails de blogs d'antan. Au début de l'ère 2.0 où les gens avaient de vraies choses à raconter.
Je redécouvre des conversations tenues par des fausses correspondantes (et dont je me rends compte seulement maintenant). Je relis d'anciens échanges, regarde d'anciennes pièces jointes envoyées durant ces correspondances, saupoudrées d'un zeste (un bon zeste) de coquinnerie, et regrette l'excitation et la libido du moment.
Un instant d'interdit virtuel, jeu caché entre 2 adultes consentants.
Je vous vois, mesdames derrière votre écran, à être choquées par ma démarche... "Quel porc" vous dites-vous, non ?
Et je ne peux même pas dire que j'étais célibataire à l'époque...
J'étais on va dire "virtuellement en couple".

Est ce que regarder c'est tromper ? Est ce plus dérangeant qu'une session éclair sur youporn, redtube ou xhamster ?

Et dire qu'il y a des gens qui n'ont pas d'idées libertines lorsqu'elles sont en couple...
Des femmes (parce que les mecs, bon... j'y crois moins) qui ne fantasment à aucun moment sur d'autres mecs que leur mec... Parce que c'est leur mec, et parce que je dois sûrement pas être assez amoureux pour comprendre ça.
Moi, et mes besoins de boite à secrets, de conversations interdites et autres correspondantes de jeu. Quel abjecte personnage je fais (et pourtant, dieu sait si je n'ai pas une libido si débordante que ça...)

Je me demande si derrière chacun de ces échanges de l'époque, l'émettrice, aujourd'hui, regrette d'avoir eu ce moment d'interdit, cette pause déraisonnable dans un quotidien ennuyeux, ce moment gravé à jamais qui l'aura amusée, voire parfois excitée, le temps d'un cliché avec son smartphone ou son appareil photo, pour abreuver l'insatiable soif d'interdit de l'homme fétichiste que je suis.
Certaines assument pleinement ce moment, d'autres m'ont définitivement sorti de leur vie, parce que parfois les gens veulent oublier leur vie d'avant. Ou juste oublier ce moment précis.

Voilà, c'est ça ma drogue, me rappeler de ces moments d'adrénaline, me souvenir du contenu de ce mail intitulé : "Ne pas ouvrir au boulot", et ces quelques lignes : "Bon, tu as gagné, tu voulais savoir si je portais des bas ou des collants aujourd'hui, alors voici la preuve en image, j'espère que ça te plaira !".
Ce moment de transpiration en découvrant le nom des fichiers IMG1356.jpg et IMG1358.jpg, avec cette interrogation : à quoi ressemblait la photo IMG1357.jpg.
Et ce pic de pulsation cardiaque au moment où mon curseur de souris double-clique sur ce premier fichier, où ces suites de 0 et de 1 deviennent une image d'un haut de cuisse, revêtu du haut d'un bas, avec marqué "DIM UP" dessus, moment figé dans le temps à jamais, et ou ce second fichier et surtout la transparence de sa petite culotte me laisse doucement réaliser avec joie que l'émettrice n'est pas adepte de l'épilation intégrale.
Un peu, juste assez pour deviner, pas assez pour parfaitement distinguer. La transparence parfaite, et ce sans aucun filtre instragram à la con.
La boite mail de laquelle elle me l'envoie n'est pas son habituelle, une boite mail "poubelle" ou "secrète", que je me damnerais pour pouvoir accéder...

Petit jeu entre adultes consentants et coquins, que beaucoup ne comprendront jamais, m'interrogeant d'un violent : "T'as pas l'impression de tromper ta copine et/ou qu'elle trompe son copain en faisant ça ? ".
Peut-être, peut-être pas.
Si embrasser et sucer c'est tromper, est ce que se montrer, se laisser désirer et contempler c'est tromper ?

Rien de plus qu'un peu de virtuel, avec toujours cette obligation réciproque d'être totalement anonyme (c'est à dire pas de visage) et qu'il n'y ait aucune suite IRL, car là n'est pas le but de l'échange.

Je ferme ce mail, un parmi d'autres, en me rappelant de l'endroit où je l'ai ouvert la première fois, du contexte, de l'heure, de ma situation professionnelle, sportive et amoureuse.
Est ce que c'était le bon temps ? C'était un temps. Le temps où une relation parmi d'autres existait, et apportait son quotidien d'étincelles, de surprises, d'inattendu, de parfois sans transparence parce que qu'aujourd'hui l'envie était là, le genre de relation qui ne dure qu'un temps, et qui ne périt pas, broyée par le quotidien, mais qui souvent cesser, parce que cette vie s'arrête.

J'ai eu ma drogue, qui m'a, l'espace d'un moment fait penser à autre chose qu'à mon tracas quotidien.
Retour à mes lignes de code, à mon énième café de la journée, à ma réalité, à mes jeux sur smartphone en attendant le retour à l'appart, la maman qui s'endormira sur moi avant d'aller tirer son lait à 21h10, le biberon du soir de mon fils (synonyme d'une petite nuit de plus), mon enfant à qui je parlerai doucement en lui disant qu'il est beau, qu'il doit boire doucement, que je regrette de ne pas être plus auprès de lui la journée, en pestant que son bavoir pue le lait caillé et qu'il ne doit pas s'endormir une fois de plus sur son biberon, le tout en matant un nouvel épisode de "The new girl".

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02 mai 2018

La vie continue.

Je pense qu'un congé parental, que ce soit pour le père ou la mère, devrait prendre fin dès lors qu'un médecin vient attester que bébé fait bien ses nuits.
Car là, j'ai juste envie de dormir 2 semaines entières. Sauf qu'il faut retourner aller bosser...

En mode "j'ai la gueule dans le cul" avec la maman qui perd de son énergie et est désespérée devant "zebulon" dès le matin.
Lundi, elle flippait de le voir dormir quasi toute la journée, autant vous dire qu'aujourd'hui, elle regrette que lundi ne soit pas tous les jours...

Certes, il y a beaucoup de moments de bonheur, mais quel stress de se sentir fatigué H24. Et encore, je fais à peu près mes nuits, je n'ai pas à me lever à 4h du mat pour filer le bib de la nuit. Certains amis nous disent : "il peut faire ses nuits à 2 ans".
Ah ah. "lol".

Et puis là, semaine de 3 jours (à supposer que lundi était une semaine de une journée).
Je suis tellement fatigué que je n'ai même plus la force de m'attaquer aux gens qui ragent sur twitter, qui se sentent important car ils ont un certains nombres de like. C'est pour situer mon niveau de fatigue...
Je me souviens d'avant, lorsqu'on planifiait des beaux voyages... Mon blog de voyageurs fait venir chaque semaines plus de visiteurs... Il me tarde tant de repartir. Mais ça va pas être demain la veille... Surtout que "maman" veut qu'on parte avec bébé... Autant vous dire que les prochains voyages ne vont pas être de tout repos.
Ce we ça sera la première "expédition" avec bébé, on verra comment ça va se passer, expédition qui pourra durer de 3 à 6 jours en fonction de pas mal de critères, dont "la météo".

10h43, et ça me saoule de me mettre au taf.
J'aimerais qu'on me mette sous perf de café et de motivation. Et puis j'attends les retours sur mon manuscrit, envoyé aux maisons d'édition... J'ai peur des refus, et ça me saoule d'attendre. Certes, la facilité me ferait directement envoyer à ma ME actuelle... Mais j'ai envie de voir ailleurs, peut être plus grand, peut-être mieux. Est ce que jen ai les qualités ? Je ne sais pas, je serai fixé dans les mois à venir.

J'ai installé un nouveau jeu sur mon ordi que je ponce comme jamais depuis 2 jours, un jeu où il faut gérer une civilisation qui doit survivre dans le froid, à côté d'une gigantesque cheminée qu'il faut en permanence alimenter de charbon. Tout un programme... Je pensais à ce froid lorsque je suis rentré lundi soir en scooter, et qu'il faisait 6°C, en mode "putain, sérieux, j'ai retiré ma doublure de manteau et il fait des températures de merde ? SUPER ! ".

Sur ces belles paroles, je m'en vais retourner me prendre un vrai café (pas un cappuccino pas caféiné du tout) en espérant que celui parvienne à me réveiller vraiment et m'aide à trouver de la motivation pour avancer...

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24 avril 2018

La vie continue en musique.

Ma vie tourne autour de la musique.
Je suis fils de parents musiciens. Feu mon père écrivait des comédies musicales (qui n'ont jamais marchés) lorsqu'il ne donnait pas de cours d'instruments.
Premier instrument de musique (un violoncelle) en main je devais avoir 4 ou 5 ans, mais j'ai rapidement abandonné pour me mettre au piano, puis à l'orgue, mon père professeur aidant...
A 8 ans je m'amusais à retransposer des morceaux à l'oreille sur le synthé via un Atari 1040 ST, sur un des ascendants spirituels de Cubase.
A l'âge de 12 ans, j'ai écouté sur une K7 audio "the greatests hits 2" de Queen, et ça a été un tournant dans ma vie, puisque j'ai découvert le rock, et dès ce moment là j'ai décidé de me mettre à la guitare électrique. L'année d'après j'achetais une guitare acoustique (à un voisin qu'il avait gagné à la foire) avant d'acheter à l'âge de 15 ans ma première guitare électrique, avec laquelle je faisais bien plus de bruit que de beaux morceaux !

A 16 ans j'ai voulu tout plaquer pour m'occuper pleinement du groupe de reprises que je venais de monter, en tant que guitariste chanteur. Une bonne claque dans la gueule de ma soeur et de mon père m'ont bien remis les idées en place. Les études ne suivaient pas en seconde... Sous le dictat de mon père j'ai du couper mes cheveux l'été qui suivi, et abandonner mon premier groupe à mon entrée en Première, le temps de confirmer que les notes remontaient... (simple en STT)
Les groupes se sont succédés, en 1ère j'ai intégré en tant que batteur chanteur un groupe de blues/rock, qui a splitté l'année du bac, suite à un accident de ski et une fracture de l'épaule, et parce que j'étais pas trop en accord avec le guitariste (qui manquait cruellement de rythme). L'année du BTS j'ai intégré en tant que guitariste/soliste un groupe de reprises via le bouche à oreille, groupe que j'ai quitté après être parti en Angleterre quelques mois.

Et puis j'ai atterri à Paris pour le taf. J'ai joué dans un groupe quelques mois avant d'arrêter, faute de disponibilités des zicos et de temps, le sport avait pris une part trop importante dans ma vie...
Quelques années plus tard, non sans avoir profité de ce temps pour perfectionner ma technique de guitare, j'ai freiné un peu le sport, trouvé une copine, et après maintes auditions j'ai intégré un groupe.
Groupe de "débutants", mais je n'étais au final qu'un peu meilleur qu'eux, pas assez pour intégrer d'autres groupes plus techniques.
Puis avec ma rupture amoureuse aux alentours de la trentaine j'ai trouvé un autre groupe qui a duré 2 ans, le temps de mon histoire avec fantomette...
Et puis ma dernière vie, qui a commencé par un trio qui a duré pas loin d'un an et demi, qui s'est terminé par l'arrivée d'une chanteuse qui a été le début de la fin...
2 groupes se sont par la suite enchaînés, avant un an de chômage technique, ou presque, totalement consacré à l'écriture de compositions pour un nouveau projet de groupe...
Sauf qu'en septembre, après avoir posé une annonce, je suis tombé de haut, voyant que personne ne semblait intéressé par mon écriture... ou ma voix ? ou ma mélodie, ou mon âge, ou mes attentes...
Ma copine venait de tomber enceinte, donc j'ai levé le pied, tout en restant vigilant sur les opportunités d'autres groupes déjà formés du moment.
En janvier de cette année, j'ai fait une tentative, une audition "éclair" de 30 minutes qui n'a pas du tout bien marché, ce genre de moment où vous n'attendez qu'une seule chose, c'est que ça se finisse. Et puis bébé est né, j'ai appris à moins dormir la nuit.

Ce soir j'auditionne.
Pour un nouveau trio, en tant que "papa" guitariste chanteur.
Le terme "papa" change énormément de choses, car si hier, je n'aurais eu qu'une chose en tête c'est "l'audition", là j'y vais en me disant que ça va être une soirée où je vais laisser maman seule gérer bébé.

Et puis il y a bien évidemment le doute, omniprésent dans ma vie.
Auditionner, surtout lorsqu'on porte la guitare ET le chant, c'est 1000 fois se foutre à poil.
Et pourtant je n'ai pas de quoi flipper...
"Ils" ont entendu les maquettes, donc savent comment je chante, et ma voix, même si elle n'est plus habituée à chanter 2 heures durant, est toujours au rdv (enfin je l'espère...).
Bon, mes doigts ne sont plus aussi véloces qu'avant, et il faudra sûrement quelques répèts avant que ça ne revienne. Les 2 zicos sont "2 vieux", de plus de 40 piges.
Les 40 piges je les aurai dans quelques années... Et paradoxalement, même si je me sens encore la mentalité d'un gamin de 20 ans, je pense qu'il me serait inconcevable de recruter 2 bébés de la vingtaine avec moi, parce que pas assez posé, trop foufou, trop "djeuns".
Là, on va pouvoir avoir des discussions de "papa", et c'est con, mais ça me rassure.

Une audition c'est une rencontre, et pour que ça colle, il faut que le feeling "humain" et "musical" soit au rdv.
L'un sans l'autre c'est aller au devant d'une séparation inévitable : parce qu'on en aura ras le bol que les notes soient fausses ou pas dans le rythme, ou que ça sonne putain de bien, mais une fois sur deux parce qu'il y aura des lapins de dernière minute toutes les semaines ou que monsieur bossera jamais les morceaux.
Au final, un groupe c'est un peu comme un couple, et une audition c'est un peu comme un premier rdv après de nombreux échanges. On est pressé mais on a peur que ça corresponde pas vraiment à ce à quoi on s'attendait.

Les morceaux qu'on jouera ce soir sont plutôt sympa : Are you gonna be my girl de Jets, Aeroplane des Red hot, You really got me de Kinks (seul morceau que je n'ai jamais joué en groupe par le passé), Little monster de Royal blood, et Born to be Wild de SteppenWolf.

Je suis excité autant que terrorisé, peur de décevoir ou d'être déçu, ou les deux.
Si par le passé peu importe le résultat je me serais sûrement accroché à une réponse positive, là il me faudra vraiment un bon gros coup de cœur pour choisir d'avancer avec eux, car même si ma passion pour la musique est toujours au rendez-vous, le courage, le temps, la patience pour continuer à envisager une vie de groupe digne de ce nom (incluant répèts hebdo, réservation des studios, travail et écriture des morceaux sans parler de la logistique des concerts et de la bonne entente au sein des membres du groupe, malgré tout vitale), tout ça est bien plus dur à trouver lorsqu'on a une vie de parents, et que chaque moment consacré à cette passion est un moment durant lequel on n'est pas avec bébé ou durant lequel on ne seconde pas "maman" qui a géré bébé toute la journée (et je ne parle plus des jeux vidéos, sur lesquels j'ai presque définitivement tiré un trait...)
Paradoxalement, persévérer dans le sport (en oubliant définitivement la musique donc), à raison de 2 soirs par semaine comme je le faisais jusqu'à présent, resterait une option plus facile à gérer (parce qu'il n'y a que sur les créneaux d'entrainement qu'il faut se concentrer), au delà de mon corps qui est de plus en plus dur à garder au niveau physique.

Conjuguer ces 2 passions est la 3ème option, mais est ce que passer du sport 2 fois par semaine à 1 fois par semaine ne signerait pas définitivement la fin de ma carrière de sportif, alors même que mon coach m'a demandé de resigner l'année prochaine pour une nouvelle année en nationale (ce qui impliquerait un créneau supplémentaire les week-ends, le temps des matchs...)

Devenir parent bouleverse inévitablement la gestion et l'organisation du quotidien, je m'en rends compte chaque jour un peu plus.
Keep on rocking, en attendant demain \m/

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20 avril 2018

Calculator.

Je me marre, ou je pleure...
Si tu suis un peu les infos, il est difficile de passer à travers la grosse news du moment, non il ne s'agit pas de Manuel Valls (entre ses amours compliqués et peut être un départ en Espagne, on parle beaucoup trop de lui pour un connard de ministre qui a retourné sa veste au mauvais moment) mais de l'appli "Calculator" que Apple a viré de son store.
La raison : "L'application permettait aux ados de cacher des photos derrière une fausse calculatrice".

...
Je ne sais pas ce qui me désole le plus.
Le côté tellement puritain d'Apple (déjà que je déteste la politique commerciale de cette marque, autant dire que là ça m'a définitivement fâché avec elle), le fait que les médias se soient emparés de cette histoire, ou tout simplement qu'on puisse croire que "seuls les ados" pouvaient utiliser cette application.

Quand bien même, quel mal y a t il ?
L'application aspirerait illégalement ces données sur un serveur sans que l'utilisateur ne le sache, je dis pas, mais c'est pas ça qu'on reproche à l'appli, c'est qu'un ado pourrait CACHER des choses à ses parents.
Donc déjà ça sous entend que les parents passeraient leur vie à fouiller dans le tel de leur gamin, et de deux ça sous entend que les ados n'ont rien le droit de cacher ?
Nan parce que bon, il faudra dans ce cas qu'on parle aussi de l'application "Navigation privée" qui tourne sur tous les navigateurs (utilisés par les ados ET les adultes). Parce que bon, le côté "surf sans laisser de trace" dans l'entreprise n'est qu'une partie infime de l'utilisation officielle de ce module... Un des objectifs étant, "JE PENSE", de pouvoir surfer peinard sur des sites de boules sans se faire gauler (par son mari, sa femme, son gamin ou son employeur)
Mais je m'éloigne du sujet...

Je me souviens que quand j'étais ado, j'avais un ou deux playboys, et peut être même une K7 de porno de bien planqué quelque part (dans une jaquette de BIGARD je crois, ça s'invente pas), mais j'ai pas souvenir que
1) mes parents fouillaient ma chambre tous les jours par peur que je "cache" quelque chose (surtout que je les avais piqué à mon père)
2) la presse ait fait un article sur la possibilité qu'un truc dans ce genre puisse exister chez les ados (pis bon, il y avait déjà le film du mois sur canal+ que je matais chez des potes...).

Donc, au delta de "ok, peut être que les ados prennent des photos intimes ou en reçoivent ou les 2" auquel cas ça peut choquer (c'est surtout embêtant lorsque ces photos passent entre des mains malveillantes ou qu'elles sont piratées/volées, cf le fappening par exemple)(et ça c'est valable chez les adultes comme les ados), mais l'adolescence reste la période où garçons et filles découvrent la sexualité, non ? ...
Donc qu'est ce qu'il y a de choquant ? Peut-être qu'en effet, ils veulent juste protéger leur journal intime... Que des cadeaux qui leur sont destinés n'ont pas à vocation d'être vu par un papa pervers ou une maman curieuse...
C'est le fait que ça soit "planqué" derrière une calculatrice, et pas derrière une application type "vaulty" gros comme le nez au milieu de la figure (et je sais de quoi je parle) que si on fouille on te demande "c'est quoi cette appli" ?
Sérieux...

L'autre point qui m'agace, dans cette réflexion d'Apple de vouloir supprimer ce genre d'appli : le fait qu'ils pensent que c'est une appli destinée aux ados...
MAIS SERIEUX LES GENS DE CHEZ APPLE... Jamais vous avez fait de photos intimes que vous avez envie de planquer ou de garder pour plus tard ? Vous croyez vraiment que c'est un truc réservé aux ados ? J'ai plus les stats en tête, mais pas loin d'un adulte sur 2 en a déjà fait... Donc, pourquoi croire que c'est une appli UNIQUEMENT réservée aux adolescents ? Quand bien même, les ados n'ont ils pas le droit d'avoir un peu d'intimité dans leur vie sexuelle en devenir ?

En plus, ce qu'on oublie de dire, c'est que sur la plupart des applications en question, il est possible de customiser la couleur de sa calculatrice (qui n'est pas fictive mais bel et bien réel), et rien que pour ça je trouve scandaleux qu'elle ait été retiré de l'apple store.
Tant qu'on y touche pas sur Android...

ça me rappelle une fois, où j'avais pris une photo (je vous laisse imaginer de quoi), et direct il m'avait été proposé de la mettre dans un "dossier privé" de mon téléphone (que je n'avais jamais paramétré)... Flippant non ?
A quand l'enquête sur les dossiers privés "qu'utilisent les ados pour planquer des photos à leur parent" des téléphone de type Samsung (et autre...)

Par chance, il fait beau. Les femmes ont ressorti les jupes courtes, et ça, ça me fait la journée.

Posté par 36ansbientot40 à 14:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 avril 2018

De retour à la vraie vie.

ça a fini par arriver, je suis donc devenu papa.
Même si on a le temps pour s'y préparer, 9 mois et quelques, on est jamais prêt à devenir père.

C'est une incroyable expérience, bien flippante autant que stressante, totalement indescriptible. ça fait apparaître plein de nouveaux trucs, les petits bonheurs et les angoisses du quotidien, un amour de la chair de sa chair, le tout dans un permanent jetlag lié au manque flagrant de sommeil.

Avant, je m'amusais à sortir la phrase comme quoi si les bébés sont la zizanie les premiers mois, c'est pour empêcher les parents de remettre un gosse en route, en mode "survie", à savoir tant qu'ils sont seuls ils ont plus de chance de survivre. Je sais maintenant que c'est parce qu'ils ont pas assez de réserve (en gros qu'ils sont pas assez gros) pour tenir toute une nuit sans chouiner en mode "on est en train de m'arracher un bras", chouinement qui veut au final juste dire "jai faim".

Par chance, j'ai pu m'arrêter un mois complet pour profiter pleinement de cet incroyable moment à savoir les premiers jours de bébé. Tout ne s'est comme il fallait s'y attendre pas passé comme prévu... L'allaitement n'a pas vraiment marché, pas comme on le voulait, et moi qui pensais qu'avec de l'organisation bébé s'habituerait à notre mode de vie, en fait il n'en est rien, c'est notre mode de vie qui doit s'habituer à bébé. Point.
Les pleurs de bébé restent une épreuve, même si je sais que 9 fois sur 10 ça veut juste dire "j'ai faim", on galère toujours à identifier les j'ai faim de "j'ai mal", "je suis pas bien dans ma couche", "j'ai mal au ventre", "j'arrive pas à m'endormir ça me saoule" et autre "Pfff, journée de merde aujourd'hui, j'arrive à rien...". Mais j'imagine que c'est la vie.

Je suis revenu hier au boulot, pas mécontent de quitter ce stress permanent, et de retrouver le train train du job. J'appréhendais de laisser la maman seule avec bébé, et j'avais raison... Il ne lui laisse le temps de rien, et la maman craque facilement. Le manque de sommeil n'aide pas... Mais du coup, la maman est perdue, et à défaut de l'aider matériellement, je l'encourage, sachant au plus profond de moi même que ça va être la période de transition, où elle va devoir, passer outre ses stress et ses angoisses, parce qu'elle n'aura pas le choix. Mais c'est pas évident, surtout durant les pics de croissance qui coïncident avec des rdv médicaux pris depuis longtemps... (genre en ce moment).

A défaut de la seconder et de l'aider, je stresse donc pour elle, à distance. C'est parfait.


Mes collègues m'ont couverts de cadeau pour bébé à mon retour. Le moment gênant par excellence... Ou t'as envie de dire "mais non, fallait pas... ".
Ma motivation a duré une journée, celle d'hier, avant de redescendre, la petite nuit dernière n'aidant sûrement pas à être motivé. Mon chef n'étant pas là il m'a laissé un truc super approximatif à finir pour vendredi impérativement. Youpi.
Mon collègue avec lequel je dois bosser, qui est au taquet dès 7h30 car il n'a pas de vie, à part ses 5 gamins que sa femme gère à plein temps, m'a agressé dès mon arrivée au boulot, alors que j'étais en train de doucement me réveiller. ça m'a agacé. Tain mais les gens, vous en avez pas ras le bol d'être toujours au taquet sur votre taf ?
J'ai tellement loupé ma vocation de fonctionnaire... J'aurais du faire ça, pour continuer à écrire mes livres peinards, entre 2 arrêts maladie. Oui, j'aime faire des clichés, et tant pis si ça te plait pas...

J'ai profité de ce mois de "congé pat" pour terminer mon second bouquin, parti chez les éditeurs. Réponse "éventuelle" sous 3 à 6 mois. Moi qui visais cette solution afin d'être publié plus vite que mon actuel éditeur qui m'a dit "courant 2019. Je vais voir s'il y a des retours plus rapides que d'autres... Certains privilégiés dans mes proches y ont eu accès en exclusivité, et si certains l'ont dévorés, d'autres l'ont laissé de côté, par manque de temps, de motivation, ou d'envie, qu'en sais-je. Forcément, de mon petit monticule d'égocentrie, je le prends pas super bien, mais j'ai appris à prendre sur moi, et j'ai fini par accepter. Pas comme si j'avais le choix de toute façon, c'est la vie ma pauv lucette...

Dans une semaine je recommence les auditions pour un groupe, en tant que guitariste/Chanteur. Le moment idéal pour recommencer ce genre de loisirs je pense (ou pas...)
Allez c'est pas tout ça, j'ai du boulot à poncer d'ici la fin de semaine... mais avant, je vais me reprendre un café... Parce que je sens que l'après midi va être longue...

Posté par 36ansbientot40 à 11:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 mars 2018

Procrastination blogguesque.

Je passe ma vie à me plonger dans mon passé...
Et souvent, ça me fait passer le temps.

Blasé aujourd'hui de ne pas avoir pu avancer sur ce putain de bug "<ClassName xmlns='http://uri'> was not expected".
Oui toi aussi, vis ma vie d'informaticien blasé.

Ayant fait mon quota de correspondance du jour et n'ayant plus de livre à écrire, je suis retourné lire un vieux blog, celui que je tenais sur wordpress commençant par un "y").
Et putain, que de souvenirs.
Déjà j'écrivais bien (#autofellation)(#modeste)... et j'avais du contenu !
Et j'avais des commentaires...
J'ai tenté de cliquer sur la moitié des liens des commentaires que j'avais, 9 blogs sur 10 n'existent plus, et le 10ème affiche de vieilles pubs comme quoi la page est à acheter.
Super.
Vis ta vie de fossoyeurs de blogs.
Et je parle pas de tous ceux qui n'ont pas décemment fait une "dernière note d'adieu" à leur blog, mais qu'ils l'ont laisser pourrir là, sans rien dire ou faire. C'est virtuellement triste.

Je ne sais pas ce qui a changé, pas loin de 6 ans après. A part peut être que c'est "so 2012" de tenir un blog...
Je ne peux pas dire que ça soit le manque de commentaires, j'évite les phrases clés que je déteste tant "et vous ? " parce que je n'ai pas envie qu'on vienne me commenter "pour me commenter", mais bien parce qu'on a un truc à dire.
Déjà à l'époque, je me souviens que j'avais cessé de "linker les blogs amis", parce que certains me "linkaient" et que je les lisais pas car je les trouvais pathétiques. Mais tu comprends, ça se fait pas ça... 
J'étais en plein dans mon histoire avec MG... Et ma mère lisait en loucedé mon blog. Tu m'étonnes que j'avais du contenu aussi... C'est chiant une vie où t'es en couple en fait ^^
J'ai relu mes notes durant mon séjour à NY... Et je n'en ai pas fini la lecture.
Peut-être qu'un jour je le rouvrirai, pour les nombreux (au moins 1 ? 2 ? Allez, 3 soyons fous) fan(e)s en mal de lecture...

Parlons contenu alors je sais pas... Je pourrais parler des travaux de ma salle de bain et du trou avec l'appart du dessus enfin rebouché, de la neige, de mon nouveau voisin du dessus (qui sera sûrement plus bruyant que l'ex voisine que je regrette déjà), de l'augmentation potentielle de mon taf, de mon manque de jeu du moment sur PC ou de ma guitare qui m'ignore (ou c'est l'inverse je ne sais pas). Mouais. J'ai changé. Depuis que je suis auteur peut-être ? Je ne sais pas. Maybe... 

Les premiers retours sur mon nouveau livre (encore en version beta) commencent à arriver, et dans l'ensemble, ils sont plutôt encourageants. C'est super cool pour le coup... 
Tant par rapport à l'histoire, que la structure, que par le style. Même s'il reste encore du boulot (typiquement travailler la psychologie des personnages, où j'ai encore du taf), un peu comme si je n'étais qu'à la moitié de ma maturité... Tu m'étonnes qu'il me reste du taf... D'un autre côté, c'est pas comme s'il m'avait fallu 5 ans pour parvenir à finir ce second roman... A ce rythme, il va falloir que j'en vende beaucoup pour devenir rentier !

Je lisais sur un blog d'un conseiller en première publication (ouais, un blog quoi) qu'il (écrivain donc) n'avait plus d'énergie depuis qu'il avait un gamin. Il ne regrettait rien, mais c'était une pompe à énergie de ouf... ça me rassure dans mon idée d'avoir réussi à achever ce putain de livre avant que bébé n'arrive.
Parce que le petit coquin n'est toujours pas là...
Je repense à ce décompte "j-100" enclenché début décembre...

On est aux alentours de J-10.
Selon si on prend la date des dernières règles, ou celle de la fécondation.
Je n'ai jamais été aussi proche de la fin de ma première vie, et du début de ma seconde vie.
Et je crois qu'un teasing n'a jamais été aussi long... C'est pas comme si on avait eu pendant des mois le refrain comme quoi bébé serait bien en avance... Ah ouais. C'est à dire que là, à 10 jours, il peut sortir. Oui, on en a discuté avec maman qui commence à galérer avec son gros bidon, ça va, il peut descendre.
On est prêt, enfin... Personne n'est jamais assez prêt pour devenir parent mais il peut y aller.
J'ai eu la bonne idée de mater un accouchement avant "histoire" de (vu qu'auparavant je ne matais que des vidéos de conceptions... #jokegrivoiseinside), et j'ai pleuré comme une merde.
Alors que je ne connaissais aucune des 2 personnes, que tout s'est bien passé, et que voilà.

J'imagine même pas dans quel état je vais être lorsqu'il pointera le bout de son nez.
C'est pathétiquement magnifique d'être l'hypersensible que je suis.
En tout cas, moi, ça m'épuise.

Posté par 36ansbientot40 à 17:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]
26 février 2018

Dépression postwritten.

ça y est. J'ai bouclé mon second roman.
Oh, il n'en est qu'au bout de son process de vie...
J'entre maintenant dans la phase assez dure psychologiquement des premières beta lectures, histoire de savoir si ça se lit, si ça se dévore, ou si ça se met à la poubelle.

En attendant, je tombe dans un blues spécial, celui de l'après écriture.
Mes protagonistes, avec lesquels j'ai vécu toutes ces années ne sont plus... Ou en tout cas, je ne les fais plus vivre. Une suite ? Encore faudrait il qu'ils soient encore vivants... Donc non, un futur autre projet, reste à définir lequel.
J'avais pour objectif de finir ce livre, commencé il y a plus de 2 ans (3 ?) avant l'arrivée de bébé, imminente (depuis 2 semaines et pour encore 3 semaines), c'est chose faites.
J'ai du écrire le dernier tiers en 2 semaine... Comme quoi, avec de la motivation, on arrive à tout. J'ai même utiliser des rêves (donc en laissant parler le subconscient) pour trouver la fin qui me turlupinait tellement ! Si ça, c'est pas une parfaite harmonie entre mon conscient et mon subconscient...
Le retour est assez dur. Parce que ça n'a rien à voir avec mon premier roman, là je suis dans du 100% imaginé, sur une base de réalité, avec un soupçon d'anticipation, et beaucoup de thriller. Dans un style qui m'est toujours aussi propre, jouant avec la chronologie de l'histoire. Un style auquel je pense on adhère, ou on zappe rapidement.
Attendre le retour d'une oeuvre artistique, c'est un peu comme se mettre à poil... et dire "alors, vous me trouvez comment ? ". Et puis les goûts sont dans la nature, certains (je l'ai vu pour mon premier livre) peuvent adorer autant que d'autres détestent, les points forts pour certains sont les points faibles pour d'autres. Alors certes, il y a les mots que je manie encore avec pas mal de difficultés, mais il y a aussi cette histoire dans laquelle j'ai tenté d'embarquer mon lecteur, mes lecteurs.
Bilan sous peu... En espérant que la plupart de mes beta-lecteurs n'auront pas abandonné leur lecture en cours...

Du coup, mes journées sont longues, maintenant que je ne peux plus écrire entre 2 lignes de code.
Il y a mes correspondances, certes, mais je les boude, sans doute parce que je suis devenu trop susceptible, et que j'ai de plus en plus de mal à supporter lorsqu'une certaine franchise rime avec le côté "ma vérité est la vérité". Peut-être que j'y retournerai, ou peut-être pas.
Même au niveau des jeux vidéos, c'est le calme plat, depuis que j'ai terminé Original Sin Divinity 2... Plus de bon jeux à me mettre sous la dent... Avec en plus, ce "motion sickness" (comprenez que je suis malade) qui me font louper la plupart des jeux vidéos du moment... C'est d'autant plus compliqué pour moi.
Les gens me disent "tu verras, quand t'auras un bébé, t'auras autre chose à faire..."
ça me fait sourire aujourd'hui (parce que je pense pas que ça soit du H24), peut être que ça me fera moins sourire demain.

J'ai en tâche de fond la vidéo youtube du dernier concert de Muse à la cigale, qui avait lieu ce week-end. Ne sachant pas comment serait ma copine à ce moment, je n'avais pas voulu prendre de places... Mais ça devait être un chouette concert.
Je me souviens qu'en 2011, pour la sortie de The Second Law, ils avaient fait le même délire... J'étais sur la liste d'attente sur le site de commande des places, et j'ai fait l'erreur, après plus d'une heure d'attente devant mon écran d'aller prendre un café... En revenant, ma réservation de places était obsolète, car je n'avais pas réagi dans les temps. Fuck.
Sans doute est ce mon destin de ne jamais pouvoir envisager voir Muse dans une petite salle... Thats life.

Il fait froid dehors depuis ce matin. Bon par contre, sur les -10°C annoncés partout à Paris, je trouve étrange que mon scoot n'affichait que -1... "on nous aurait menti ? "
J'ai mis une triple couche ce matin, pour ne pas trop me les peler sur mon scooter, enfin la totale : collants, chaussettes de ski, sweet au dessus du pull en laine, sous gants, et cache cou polaire.
On aurait dit un bibendum...
J'aurais pu opter pour la voiture, mais malgré les vacances, on ne sait jamais avec précision l'heure à laquelle on va arriver... et vu que j'ai psy ce soir (3 semaines que je l'ai pas vu), qu'au delà d'arriver à l'heure à mon rdv c'es l'enfer pour se garer par là bas, j'ai préféré opter pour la surprotection en scooter.
Ma vie est so passionnante isnt it ?
J'avoue.

Bébé continue de tambouriner dans le ventre de sa mère, qui commence à devenir plus qu'impatiente que ça se finisse. Le terme juste serait qu'elle commence à en avoir marre ^^
Il le fait pas exprès le chtit pépère, mais plus ça va plus il prend du poids, et plus il tape fort des pieds contre les côtes de sa mère... Je parle pas des petites nuits à cause de la vessie qui a vu son autonomie se rabaisser, ou des coups de bébé (la notion jour/nuit c'est pas encore ça...).
De mon côté, je dois bien admettre qu'il est usant psychologiquement de se dire que "ça" peut venir à tout moment et que donc j'ai aussi hâte que ça vienne. Une pleine lune est prévue début mars, elle a beau ne pas "y croire"... J'espère qu'il viendra après, ou avant, sans quoi... ça va être un beau bordel dans la maternité.
Si aujourd'hui je pense être prêt à demain devenir papa, je suis pas encore sûr d'être prêt d'affronter le stress (et la longueur) de l'accouchement.

Avec cette angoisse... Pourvu que les 2 s'en tirent bien...

Posté par 36ansbientot40 à 13:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 février 2018

Je passe peu ici, mais je n'en pense pas moins.

Il y a plusieurs raisons à cela.
La première, est sans doute que je me suis mis en tête de finir mon prochain roman d'ici l'arrivée de l'héritier... Soit d'ici tout de suite à un petit mois maintenant.
La seconde, est que je dois tenir à jour un autre blog, dans lequel je raconte mes premières impressions de papa.
La troisième, est que je m'autocensure beaucoup, pour cesser d'émettre des vibes trop "négatives", vous savez, le délire de "j'aime pas les gens qui n'ont rien à dire, et qui se forcent à l'écrire".

Oui, car je suis pas si négatif que ça, juste que j'ai du mal avec le concept de "j'écris avec des attentes en retour, j'écris pour savoir qu'on me lit, pour avoir l'impression d'exister".
Mon blog a toujours été un désir d'écrire, parce que j'avais envie d'écrire, et peu importe si je suis lu ou non.

Sinon hier, j'ai fini mon jeu vidéo. Plus de 250 heures de jeu au total.
C'est un peu comme de finir un bon livre, c'est un peu triste... Car j'ai passé des heures inoubliables dans ce monde parfait, et que je ne sais pas quel sera mon prochain jeu. Il y en a quelques uns qui me font de l'oeil, mais qui ne sont pas encore sorti... Il va donc falloir trouver un autre exutoire pour les prochains moments que je passerai en tête à tête avec mon ordi, ces petits moments "récréatifs".

L'héritier semble aller bien. Il donne toujours autant de petit coup à l'intérieur de sa maman, et semble réactif à "l'heure du papa", à savoir vers 18h lorsque papa revient du boulot et qu'il entend sa (ma donc) voix grave. Mais on ne va pas se mentir, l'attente finit par être longue. Le fait de ne pas savoir si ça sera ce soir, ou dans une semaine ou peut être dans un mois est épuisant nerveusement. Et je ne parle pas de l'appréhension psychologiques des heures qui précéderont l'accouchement, où je devrai voir souffrir ma moitié le temps qu'on lui pause la sacrosainte péridurale.
Mercredi soir, nous avons fêté la St Valentin.
Car contrairement à beaucoup d'autres qui boycottent, "ouais la st Valentin c'est tous les jours, on a pas besoin de s'aimer une fois par an", mais qui s'offrent malgré tout un cadeau ou un restaurant, ce jour là rime aussi pour nous avec le début de notre relation, et pour le coup il était également synonyme de début du 9ème mois de bébé (oui car on l'oublie trop souvent, un bébé nait à 9 mois révolu et non à 9 mois pile).
On a entre autre discuté de notre libido, qui n'était pas franchement très élevée. Et de la libido de toutes celles et ceux qu'on connait, qui semble l'être beaucoup plus.
J'ai pensé de mon côté aux personnes que je suis, que soit dans mon compte "secret" sur Instagram, et ma liste "NSWF" sur Twitter. Je me suis demandé si c'était moi où eux qui étaient "hors norme".
Même si peu importe d'être hors norme, mais la question de se dire "est ce que si on baise peu veut dire qu'on est pas assez amoureux ? " et toutes les questions qui s'en suivent "est ce que c'est grave de pas être "assez amoureux" ? et autres "est ce vital de ne pas baiser TRES régulièrement ? ".
Dixit la psy, il y a beaucoup de mytho dans les gens qui évoquent des fréquences très élevées. Que dire de l'aspect maladif de certains, qui ne vivent que pour baiser (celles et ceux qui collectionnent les amants et les maitresses... ). est ce que faire l'amour régulièrement, pallie un manque, que ma copine et moi arrivons à satisfaire autrement ?
Sans doute un trop plein de questions philosophiques auxquelles je n'aurai jamais la réponse.

Depuis ce matin c'est les vacances, t'as vu ça ? Enfin par chez moi en tout cas.
En île de France, souvent c'est la période pendant laquelle ça roule mieux. sauf qu'ils se sont dit que c'était le bon moment pour faire des travaux sur les voies, ce qui n'est pas sans générer quelques bouchons (le syndrôme du "je me rabats au dernier moment en faisant bien chier mon monde" qui me rend tellement fou...). Mon chef n'est pas là cette semaine, pour être avec ses enfants, la semaine ça sera sa femme. Triste tableau qui sera sans doute le nôtre dans quelques années. Du coup, je n'ai pas à faire de bilan "semi quotidien" sur mon avancement. Ce qui devrait me permettre, si je cravache bien, de finir mon prochain bouquin cette semaine.
Dire que la quasi totalité de ce livre aura été écrit sur mes heures de boulot... (pas bien, vilain, méchant). Tant que le boulot "officiel" est fait ceci-dit, que pourrait on me reprocher ?

Posté par 36ansbientot40 à 11:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]