36 ans... Bientôt 40...

19 février 2018

Je passe peu ici, mais je n'en pense pas moins.

Il y a plusieurs raisons à cela.
La première, est sans doute que je me suis mis en tête de finir mon prochain roman d'ici l'arrivée de l'héritier... Soit d'ici tout de suite à un petit mois maintenant.
La seconde, est que je dois tenir à jour un autre blog, dans lequel je raconte mes premières impressions de papa.
La troisième, est que je m'autocensure beaucoup, pour cesser d'émettre des vibes trop "négatives", vous savez, le délire de "j'aime pas les gens qui n'ont rien à dire, et qui se forcent à l'écrire".

Oui, car je suis pas si négatif que ça, juste que j'ai du mal avec le concept de "j'écris avec des attentes en retour, j'écris pour savoir qu'on me lit, pour avoir l'impression d'exister".
Mon blog a toujours été un désir d'écrire, parce que j'avais envie d'écrire, et peu importe si je suis lu ou non.

Sinon hier, j'ai fini mon jeu vidéo. Plus de 250 heures de jeu au total.
C'est un peu comme de finir un bon livre, c'est un peu triste... Car j'ai passé des heures inoubliables dans ce monde parfait, et que je ne sais pas quel sera mon prochain jeu. Il y en a quelques uns qui me font de l'oeil, mais qui ne sont pas encore sorti... Il va donc falloir trouver un autre exutoire pour les prochains moments que je passerai en tête à tête avec mon ordi, ces petits moments "récréatifs".

L'héritier semble aller bien. Il donne toujours autant de petit coup à l'intérieur de sa maman, et semble réactif à "l'heure du papa", à savoir vers 18h lorsque papa revient du boulot et qu'il entend sa (ma donc) voix grave. Mais on ne va pas se mentir, l'attente finit par être longue. Le fait de ne pas savoir si ça sera ce soir, ou dans une semaine ou peut être dans un mois est épuisant nerveusement. Et je ne parle pas de l'appréhension psychologiques des heures qui précéderont l'accouchement, où je devrai voir souffrir ma moitié le temps qu'on lui pause la sacrosainte péridurale.
Mercredi soir, nous avons fêté la St Valentin.
Car contrairement à beaucoup d'autres qui boycottent, "ouais la st Valentin c'est tous les jours, on a pas besoin de s'aimer une fois par an", mais qui s'offrent malgré tout un cadeau ou un restaurant, ce jour là rime aussi pour nous avec le début de notre relation, et pour le coup il était également synonyme de début du 9ème mois de bébé (oui car on l'oublie trop souvent, un bébé nait à 9 mois révolu et non à 9 mois pile).
On a entre autre discuté de notre libido, qui n'était pas franchement très élevée. Et de la libido de toutes celles et ceux qu'on connait, qui semble l'être beaucoup plus.
J'ai pensé de mon côté aux personnes que je suis, que soit dans mon compte "secret" sur Instagram, et ma liste "NSWF" sur Twitter. Je me suis demandé si c'était moi où eux qui étaient "hors norme".
Même si peu importe d'être hors norme, mais la question de se dire "est ce que si on baise peu veut dire qu'on est pas assez amoureux ? " et toutes les questions qui s'en suivent "est ce que c'est grave de pas être "assez amoureux" ? et autres "est ce vital de ne pas baiser TRES régulièrement ? ".
Dixit la psy, il y a beaucoup de mytho dans les gens qui évoquent des fréquences très élevées. Que dire de l'aspect maladif de certains, qui ne vivent que pour baiser (celles et ceux qui collectionnent les amants et les maitresses... ). est ce que faire l'amour régulièrement, pallie un manque, que ma copine et moi arrivons à satisfaire autrement ?
Sans doute un trop plein de questions philosophiques auxquelles je n'aurai jamais la réponse.

Depuis ce matin c'est les vacances, t'as vu ça ? Enfin par chez moi en tout cas.
En île de France, souvent c'est la période pendant laquelle ça roule mieux. sauf qu'ils se sont dit que c'était le bon moment pour faire des travaux sur les voies, ce qui n'est pas sans générer quelques bouchons (le syndrôme du "je me rabats au dernier moment en faisant bien chier mon monde" qui me rend tellement fou...). Mon chef n'est pas là cette semaine, pour être avec ses enfants, la semaine ça sera sa femme. Triste tableau qui sera sans doute le nôtre dans quelques années. Du coup, je n'ai pas à faire de bilan "semi quotidien" sur mon avancement. Ce qui devrait me permettre, si je cravache bien, de finir mon prochain bouquin cette semaine.
Dire que la quasi totalité de ce livre aura été écrit sur mes heures de boulot... (pas bien, vilain, méchant). Tant que le boulot "officiel" est fait ceci-dit, que pourrait on me reprocher ?

Posté par 36ansbientot40 à 11:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 janvier 2018

Dernière ligne droite avant mon changement de vie.

Encore une quinzaine de jours, et bébé pourra sortir.
15 jours minimum, jusqu'à 1 mois et 15 jours maximum.
Pile durant le salon du livre \o/.

En attendant, la vie continue.
Cette fuite en avant quotidienne, se plaindre chaque jour un peu plus en oubliant trop fréquemment que ce quotidien, cette vie du moment n'est pas si mal.
Les mêmes raisons reviennent trop régulièrement...
Ces petits riens, souvent matériels qui me font bugger, transpirer à grosses gouttes... Un évier qui ne se débouche pas, une fermeture éclair de manteau de scooter qu'il faudrait changer, et ma guitare, qui est dans son étui depuis la dernière audition (soldée par un échec) début du mois. Je ne sais pas quand je la ressortirai (CMB).

Et il y a ces autres désagréments du quotidien : mon taf, qui parfois me motive (en général ça ne dure qu'un jour ou deux), et mes collègues. Ceux que j'apprécie (peu de choses à dire sur eux, une chance qu'ils soient là), et ceux que je déteste un peu plus chaque jour. Oh, souvent pour pas grand chose...
Juste que leur caractère ne me revient pas.
Leur serrage de main trop mou, Trop silencieux, trop timide, trop précieux ou maniéré, ou trop "zadiste" (c'est le terme d'un collègue pour qualifier la manière de s'habiller d'un autre collègue...), trop dans leur monde.
Moi qui suis pourtant un "original", je ne supporte plus ceux qui sortent du lot.
Ceux qui sont différents (je ne parle pas de couleur de peau hein, je le précise au cas où... mais bien de caractère).

C'est mal hein, vous pouvez me gueuler dessus, me traiter d'intolérant, de connard, de gros con j'entends bien ce que vous me dites et vous avez bien raison.

Mais vous savez quoi ? je suis le premier agacé à être comme ça.
C'est usant d'avoir de la haine pour les gens. Je me hais d'être comme ça. ça me fatigue doublement du coup...
D'avoir envie de leur dire qu'ils ont tout faux, et se dire "mais mec, c'est toi qu'a tout faux de pas tolérer ton prochain".
Mon côté sombre et mon côté lumineux se battent sans cesse dans ma caboche, c'est un véritable enfer.
Je vous passe mes collègues autour de moi, dont la seule passion est de travailler. Ils s'animent autour de moi, toujours pressé, dans mon espace vital, à la bourre pour une présentation, et devant préférer un sandwich car "un big boss leur a collé une réunion sur l'heure du dej".
Je les déteste autant que je les envie. "ça doit être sympa d'être passionné par son job au point de ne pas en voir les heures passer..."
J'espère avoir la chance d'essayer un jour...

Ma dernière lubie du moment, à défaut de finir (d'avancer serait le terme juste) mon dernier roman (bon, je l'avance malgré tout, même si c'est dur...) c'est d'écrire des sketchs. En mode "one man show", s'inspirant de réflexions sur le quotidien.
C'est là qu'on se dit qu'il est de plus en plus dur d'être humoriste... Vu qu'on a visiblement plus le droit de se moquer de rien.
Même dire "Desproges ou Coluche étaient drôles" peut aboutir à un truc du genre "sale antisémite" ou "sale raciste".
Les générations actuelles qui matent "Friends" trouvent la série sexiste, c'est dire... (oui, j'aime parler d'une série dont je n'ai jamais pu voir plus d'un épisode...).
Vous allez voir que dans peu de temps on dira que "Benny Hill" juste avant 20h des années durant ça a déformé la mentalité des générations Y dont je fais partie... (et le pire, c'est qu'à l'époque où je matais pas, je captais pas la moitié des sketchs... Qui devaient être bien chargés en clichés eux aussi...).
Je rêve d'être acteur. Lorsque j'ai raconté ça à un collègue, je lui ai dit "j'ai une telle colère en moi qui n'attend qu'un cadre artistique pour être pleinement extériorisée".

Alors en attendant que mon quotidien soit bouleversé, que je n'ai plus les yeux en face des trous (et que les changements de couche finissent par me blaser en plus des nuits trop courtes) pour me plaindre de ma condition et de ma future non augmentation qui aboutira sûrement à une nouvelle recherche de job, je me noie dans mon jeu vidéo du moment.
Un Jeu de rôle magnifique sur PC dans lequel on incarne 4 personnages. Le genre de jeu qui prend les 3/4 de RAM de mon ordi. Quand même.

Source: Externe


ça m'a amené à une réflexion supplémentaire : en 2018 ou tous les jeux sont connectés (on joue sur Internet, et à plusieurs), depuis 3/4 ans je ne joue plus qu'aux jeux "solo".
J'ai sans doute eu mon overdose de 12 ans de WOW.
Je ne supporte plus la mentalité actuelle des MMO, et de trop de "jeunes adultes" (adulescent c'est ça le terme ? ).
Ce côté "moi je", doublé de "je ne cherche pas, je pose la question cash, car je veux la réponse cash", le tout dans un français tellement "je voudrer savoir cé koi la meilleure team lol".
Le "lol" a remplacé le point.
L'écrit parlé envahit peu à peu les forums, et rares pages Facebook que je suis "justement pour me renseigner sur les jeux auxquels je joue", mais dont je finis trop souvent par me désabonner.
"ils" ne veulent plus chercher, juste avoir la réponse tout de suite.

Mon fil Facebook est de moins en moins alimenté... (surtout depuis que je me suis désabonné de Kombini SPONSORISED). Je me suis désabonné de tous mes amis (surtout de la famille) complotistes, des trolls antimacron (dont les 2/3 des "trolls" viennent de sites douteux...), et quotidiennement je masque toutes les publis de type "Tag quelqu'un qui", souvent accompagné d'une photo "drôle" ou d'un smiley type :-D".
Je ne comprends toujours pas les gens qui autolikent leurs publications... Je me suis désabonné aussi de ces gens là.
#lesgens

Paradoxalement je rage, beaucoup trop sur ces gens qui ne publient plus sur leur fil d'actu parce qu'ils ou qu'elles sont totalement ravi(e)s et noyé(e)s (aussi) dans leur nouvelle vie, avec leur nouveau mec (plus souvent que leur nouvelle nana), leur nouvelle ville (parfois leur ville d'enfance).
Je sais que c'est stupide, mais je vois à chaque fois dans ces publications ce message "ma vie est tellement mieux que la tienne... Pourquoi ne changes tu pas la tienne ? ".
Parfois ce sont avec des nanas avec lesquelles j'ai rêvé que quelque chose se passe... En vain. Parfois ce sont des anciens collègues, qui publient des photos de son gamin au ski. Avec une phrase comme quoi ils sont fiers. Je comprends ces réflexions d'autres personnes, et me vient en phrase cette tête "tain, mais on s'en fout que tes gamins soient bons au ski" (ceux qui sont sur ma liste d'amis FB : rappelez moi de me remettre à l'ordre si demain je fais ça...)
Je revois mes publications (bien plus nombreuses) des années passées, où j'étais amoureux et dont la plupart des photos étaient des photos de concert.

Certes, me déconnecter de Facebook serait LA bonne idée.
Mais le syndrome "la peur de louper une info" ressurgit soudain... (quelle info, je sais pas trop... )
Et puis bon, faut les occuper mes longues journées à attendre qu'il soit 18h ... Et vu que mes jeux sur smartphones sont tous des jeux "pay to win", où il faut payer pour jouer (ou attendre...)... Faut pas s'étonner que mon roman avance dans tout ça...
Et c'est pas vraiment mon fil de flux RSS qui va m'aider à avancer... Vu le contenu palpitant des blogs que je suis... Je crois que je préfère ne rien écrire plutôt que de "blogger parce qu'il le faut". Pour ça, l'anonymat est bien cool (toi même qui me lit tu sais...). 
Mais bon, c'est ma vision (so 2.0) des choses. Je suis un vieux con, tu ne le savais pas ?

Oui, ma vie est palpitante.

Je vais me pendre, je reviens.
(nan mais en vrai, je suis fun dans la vie hein, faut pas croire tout ce que je raconte...)

Posté par 36ansbientot40 à 15:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 janvier 2018

Et chaque année, le même numéro à (re)faire...

Le bilan de l'année passée, et les projets d'évolution sur les mois à venir.
Les grosses boites, de surcroît les grosses SSII adorent faire ça... Je n'échappe donc pas à la règle.

Chaque premier trimestre donne lieu à ce qu'on appelle ces "foutus entretiens" (ça a un autre nom, mais je l'appelle comme ça).

On regarde ce qui avait été planifié de faire l'année précédente, et on voit ce qui est fait, en confirmant ce qu'on envisage de faire par la suite.
Il parait que "théoriquement" ça permet de mieux choisir qui mérite une augmentation.
Je dis théoriquement, car dans la vraie vie, ce n'est pas vraiment comme ça que ça marche...

Ra la la, j'aime pas rager comme ça... Je suis du genre à dire "mec, t'es pas content de là où t'es, alors barre toi ou ferme là, mais tu peux pas rager en restant où t'es..."

2 ans que j'ai pas eu d'augmentation.
Il y a 2 ans, c'était parce qu'il y avait eu une "boulette" avec un client, boulette pour laquelle j'estime ne pas avoir été responsable... Ok, admettons.
En gros, ils se sont rendus un peu trop tard compte, que j'étais peut être pas la personne qu'ils recherchaient...
Mais tout le monde sait que dans une vie, les gens ne retiendront pas forcément que les bonnes choses... Et dans le milieu impitoyable qu'est la SSII, dès qu'il y a moyen de gonfler un dossier "casseroles"... Ils ne s'en privent pas.

Il y a 1 an, je me disais "bon, le client est super content, ça va faire 2 ans qu'il me lâche pas, voilà quoi ! En plus, vu que j'ai pas eu d'augmentation l'année dernière, pour équilibrer... "

Ben nan.
0 augmentation. 2 années de suite. #rage.
Punition ? Non. "priorisation des personnes à augmenter".
"Tu fais partie des mieux payés... D'autres étaient plus méritant. Et pour ce qui est de te donner plus de responsabilités, il faudrait qu'on ait une meilleure confiance en toi. "
Ah ah.

C'est un peu comme si on disait à un joueur de foot "ouais, t'es pas titulaire parce que pour être titulaire, faut avoir de l'expérience. Donc voilà".
Heu, mais comment je peux avoir de l'expérience si je rentre pas sur le terrain ? A un moment faut prendre des risques...

"Si j'ai pas d'augmentation cette année, je démissionne".
Ah ah. Je l'ai dit cette phrase hein, plein de fois... Sauf que la boite est tellement importante qu'ils en auraient strictement rien à foutre que je démissionne, et que ça serait certainement pas une bonne idée stratégique pour augmenter mon salaire...
Et puis on va pas se mentir, niveau avantage, en terme de rapport "taf réalisé/salaire" je suis pas mal.
La boite en question a quelques antennes dans des grosses villes de province, (genre dans l'ouest ou le sud ouest) et ça peut être justement un bon moyen de bouger (ou pas).
Et puis démissionner l'année où je vais être papa... Comment dire... ou pas ?

Il faut donc remplir comme chaque année l'auto-évaluation.
Rien de pire pour quelqu'un qui n'a pas confiance en soit. Ah oui parce qu'il faut aussi être "objectif, mais surtout positif".
Je revois mes objectifs de l'année précédente... En me demandant comment j'ai fait pour écrire ça (sous la tutelle de mon chef hein... Chef qui ne partage bien sûr pas mon quotidien (même s'il est cool hein)...)
Le genre d'objectifs où t'as juste envie de dire "allez, objectif atteint. Vite fait quoi".

Et puis il faut se projeter... Dire qu'on aimerait bien bouger, mentir en disant qu'on aimerait bien évoluer "AILLEURS" que dans mon petit cocon que je me suis fabriqué...
Sortir de ma zone de confort, je sais que ça va devenir vital sous peu.
Mais pas cette année, cette année je vais devenir papa, et je pense que déjà ça, ça va me faire évoluer.

Bon, pas dit que cependant, professionnellement, ça fasse avancer le schmilblick...
"Ne souhaite pas bouger pour l'instant, parce qu'il est peinard là où il est. et que de toute façon s'il voulait bouger, tant que le client ne veut pas s'en séparer, ben il restera là" ? ...
Nan hein. ça va pas ?

Alors en attendant je procrastine.
Je relis les CR des années précédentes, et puis je chronophage... Sur Twitter, RSS, Facebook, Saint Seiya Cosmo Fantasy...
Ah zut, faut que je fasse cette putain d'autoévalualation...
Il y a tant d'autres trucs bien plus intéressants à faire qu'à vouloir planifier ce qu'on va "essayer de devenir professionnellement dans un an", sachant que peu importe ce qu'on écrit, ça n'aura pas d'influence dans l'obtention ou non d'une augmentation.

Posté par 36ansbientot40 à 17:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 décembre 2017

Dernières fois avant la première.

83 jours avant la naissance théorique de l'héritier.

Ma psy m'a posé cette terrible question : "êtes vous impatient ? "

Je n'ai pu lui répondre oui, ou non.
J'ai juste résumé la situation...
Attendre un premier enfant à quoi ça ressemble ? C'est assez dur à résumer...
En gros, c'est un peu comme si vous allez changer de job, vous savez que ça sera moins bien payé, que vous y laisserez votre peau. En théorie ça devrait vous plaire, et il y a intérêt parce que vous serez concerné, même la nuit. Plus de week-end. Vacances à imaginer différemment.
Fini les grasses mats, toute votre vie sera différente.
Voilà.
Vous avez la date de l'embauche théorique, mais ça pourra être plus tôt (selon le bon vouloir de dame nature).

Alors maintenant je souligne les dernières fois...
Le dernier Noël où on ne sera "que tous les 2".
La dernière année où il n'y aura pas de sapin.
Les dernières vacances un peu calmes...
Les dernières grasse matinée, sans se soucier d'une petite vie indépendante à côté.
Les dernières sorties ciné, sans se soucier d'une nounou.
Les dernières dépenses un peu folle mais bon "on a un peu d'argent de côté donc on peut se le permettre".
Les dernières planifications des vacances de l'été, parce qu'on a encore un peu d'argent.

L'argent revient souvent dans le sujet, à partir du moment où maman ne le gardera plus, bébé coûtera aux alentours de 1000€/mois.
C'est énorme hein... 600/700€ de garde, et 300€ du reste (couche, nourriture, habits, etc). Certes, on devrait avoir "une petite aide de l'état", assez négligeable pour que je la mentionne, c'est ça la chance de bien gagner sa vie, tu trimes quand t'as un gamin.

"Mais êtes vous impatient ? "
C'est terrible une première fois, parce qu'on a envie de savoir, et on a peur, on a peur parce qu'on ne maîtrise pas, parce qu'il y a aussi énormément d'inconnu. On pourrait résumer ce sentiment par un énorme fossé, devant lequel on serait, avec la peur de tomber dedans et l'envie d'y sauter à pied joint. Vous avez l'image ?
Chaque bébé est différent, bien sûr, il y a les bébés gentils qui te donnent envie d'en faire d'autres, et les bébés insupportables qui te donnent envie de prendre rapidement rdv pour un combo "ablation des testicules/ablation des trompes". Comment sera le notre ?
Quel suspens insoutenable...
Mais il faut se rendre à l'évidence, même les gentils bébés font du caca qui pue, et peuvent parfois te vomir dessus (souvent un matin lorsque t'es déjà bien à la bourre... le vomi séché est un classique, chez les jeunes parents parait il...)

Je ne sais pas, si je suis impatient.
Je l'étais tous les mois, lorsqu'on attendait le résultat à savoir si la miss était enceinte ou non, mais depuis qu'elle l'est, je crois qu'il faut se rendre à l'évidence, le temps d'avant fuit beaucoup trop vite. Et pourtant, j'ai 37 ans, donc on ne pourra pas dire que je n'en ai pas profité hein... Et puis, oui je l'attends, ce second souffle de vie, bien évidemment.

Rien, ne sera jamais plus comme avant. Et cette phrase, fait sacrément froid dans le dos.

En attendant, 2017 touche à sa fin.
ça aura été l'année pour moi de l'édition de mon premier roman. Une sacré expérience. Couronné de ses moments de gloire, et de lose. Ces moments où l'on a fait la queue pour que je dédicace, et ces moments où j'ai attendu de longues heures que le temps passe. Ces choses vont peut être évoluer en 2018. Ou pas... Mon prochain roman stagne depuis des mois... Suis je vraiment fait pour écrire ? Un blog peut être... Mais des romans...
La musique m'aura terriblement manqué cette année. Je m'attendais à ce que les musiciens me contactent, suite à mon annonce où j'exposais mes compo... Mais l'époque où les gens répondaient aux annonces des gens, c'était avant.
Même aux "private messages", les gens ne répondent plus. J'étais sur un forum (du dernier jeu des chevaliers du zodiaque sur Android) où j'ai pris peur... Les annonces de gens recherchant des guildes croisent des annonces de guildes, recherchant des gens. Mais jamais les 2 ne se contactent. Voilà, les limites du monde de l'extra communication, on cherche à communiquer, mais pas à entendre l'autre.
ça doit être pareil sur les sites de recherches de zicos, ça doit être pareil pour mon annonce.
Ou alors, c'est que mes compositions c'est de la merde. Non, ça ne peut pas être ça, on me l'aurait dit...

Dans quelques jours nous rentrerons dans 2018, l'année de ma seconde vie.
Et il est déjà trop tard pour accepter l'idée que toutes ces années, sont passées bien trop vite.


Je te souhaite de joyeuses fêtes, lectrice/lecteur anonyme, de passage ou abonné(e) à mon blog.

Posté par 36ansbientot40 à 17:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 décembre 2017

J-100, avant le début de la fin, ou la fin du début.

On s'est battu pour l'avoir ce bébé, moralement, physiquement, on a failli renoncer, on a failli envisager d'adopter, on a failli se séparer.
Et puis finalement, il est dans les tuyaux. Dans 100 jours (un peu plus, un peu moins), il devrait être parmi nous.

Ravi ? Ah ah. Je flippe ma race ouais.
C'est humain, mais le fait est que j'ai peur. Peur par rapport aux derniers mois (je vous passe l'avalanche de sentiments qui doivent avoir lieu durant l'accouchement, entre stress, peine, douleur, euphorie, joie et enfin ce sentiment qui n'a pas encore de mot : "ça y est, je suis parent".

C'est flippant ce décompte avant un changement de vie, parce qu'on se dit que rien ne sera jamais plus comme avant après cet événement qui devrait avoir lieu début 2018 (dans les grandes lignes). Et certes, lorsque vous en discutez autour de vous les jeunes parents plaisantent avec les moments durs (bébé a la gastro, bébé commence à dire non, bébé a de la fièvre, la nourrice coûte 2 bras complets), et bien plus rarement les bons moments (il sourit je fonds).
Je lisais (enfin non on m'a transmis) cette info sur l'interprétation "scientifique" de pourquoi les bébés chialent la nuit : l'objectif serait d'épuiser les parents, afin qu'ils ne mettent pas un autre bébé en route, afin d'optimiser sa survie.
Mouais.
Je suis pas curieux, mais j'aurais quand même envie de demander sur quels critères les scientifiques se sont basés... Je vois bien les bébés se dire, dès la naissance : "pour pas qu'ils baisent, je vais chialer toute la nuit, ça va bien les mater".
Nan parce que s'ils sont si en avance que ça, pourquoi par la suite on doit leur expliquer c'est quoi "baiser" et comment se font les bébés ?
Bon sauf que l'aspect "libido en baisse", il faut croire que c'est pas une légende.

Moi en plus j'ai tiré le gros lot, on s'est entraîné à la baisse de libido dès qu'elle est tombée enceinte ! C'est à dire qu'il y a les femmes qui ont des pulsions sexuelles de ouf dans le second trimestre, et il y a ma copine. Voilà !
Bon ben bébé peut être tranquille, on risque pas d'en remettre un en route tout de suite...

"Mais de quoi tu te plains, tu le voulais ce bébé non ? "
Ben oui, parce que je pense sincèrement, que ça donne pour pas dire "redonne" un sens à la vie que d'avoir un enfant. La transmission d'un savoir, d'une culture, le reflet de son propre reflet d'enfance... Et bien sûr, la fierté, et l'amour, ce fameux amour indescriptible qui nous donne envie d'inonder les réseaux sociaux de sa photo parce que "c'est le plus beau bébé du monde".
ça aussi, scientifiquement, c'est expliqué... Je ne sais pas dans le détail, mais en gros quelque chose est généré quelque part dans le corps des parents, qui nous fait tomber en totale manque d'objectivité de notre bébé. Réflexe de survie de l'homme également, en mode "bon au cas où tu serais pas assez fan de ton gamin, on va booster un peu ton objectivité pour que ça soit le cas".
Dans le cas contraire, ton gamin finit dans un congélateur ou des histoires glauques qui hantent parfois les faits divers : vous verrez autrement les posts de vos "anciens" amis récemment parents.

Mais je pense que malgré tout, ça bouleverse bien la vie.
Et dans ce J-100, j'ai envie de dire : encore 100 jours, de réveil totalement insouciants. Ces matins où l'on traine, où parfois on se recouche (ok "JE" me recouche, lorsque la miss se réveille elle est à 100% direct), ces week-end à l'arrache pris le vendredi pour le samedi, ces dépassements de budget parce que bon, les guns au stade de france ça se fait qu'une fois dans la vie.
Moi qui ne voulait pas d'un chat parce que c'était chiant lorsqu'on partait une semaine, et qu'il y avait une litière à nettoyer... un bébé c'est le bon compromis je pense ! (bon sauf que c'est moins drôle lorsqu'il joue avec une ficelle...).
Nan parce qu'on va pas se mentir, financièrement, au jour d'aujourdhui (expression qu'il ne faut pas emprunter mais je m'en fous, je suis trop un rebel dans l'âme), un bébé c'est un gouffre financier. Même pour nous qui "gagnons" bien notre vie.
Pour situer, on fait partie des 20% de la "classe aisée" à qui on va laisser la taxe d'habitation, parce que bon, il faut bien qu'une classe se fasse baisée, alors ça sera nous. Du genre on pourra pas bénéficier d'une aide parce qu'à 2 on gagne plus de 80K par an (avant déduction des 10%). Voilà c'est dit. ça vous parait peut être de ouf, mais c'est pas forcément si incroyable en région parisienne, oui on gagne bien notre vie.
Mais ça... ça c'était avant. Et ça se terminera dans ces 100 jours.
Nounou/crèche, couches, soins, fringues...
Les 6 premiers mois il n'y aura pas de nounous, et dixit Internet ça représentera "grosso modo" 270€/mois (je vous passe le délire des fringues qui sont déjà obsolètes au moment où vous les mettez tellement ça grandit vite). Ok ça passe.
De 6 mois à 1 an, ça grimpe à 1000€ par mois (nounou/crèche comprise).

Donc voilà. la première année, on va sortir en plus 500€ chacun (grosse maille) tous les mois. Pour avoir fait les comptes, sans "survivre" de ouf, et répartissant les grosses dépenses sur l'année, j'ai en général un delta de 300€/mois. Donc là je me projette déjà sur un déficit de 200€ tous les mois à partir de septembre prochain. \o/
Autant vous dire que je ne sais pas comment font les gens qui n'ont pas de thunes. Certes, ils ont droit aux aides qu'on a pas, mais quand même. Adieu voyages, adieu japonais du vendredi soir, adieu concerts, adieu danse de salon.
Je ne pourrais même plus d'acheter d'items dans mes "jeux smartphones chronophages".

J-100, avant aussi cette tension au niveau du couple.
Parce qu'un bébé ça épuise... Et lorsqu'on est épuisé, on fait descendre les filtres, et on livre à autrui notre vraie nature. Est ce que le couple tiendra toujours ?
Tout en sachant que si, dans un couple, dans l'histoire du couple il peut y avoir des petits accrocs, un sms douteux, un mail carrément ambigu, mais rien de "concret", AVANT un bébé, la séparation se fait plus facilement. Bon lorsqu'il y a un appart ou un mariage c'est chiant, mais ça se fait.
APRES un bébé, la donne n'est pas la même... Parce que ce bébé sera TOUT LE RESTE DE NOTRE VIE une attache entre les 2 personnes. ça aussi ça fait putain de flipper.
Ma soeur, toujours de bons conseils, m'avait dit (pour me détendre) : "pars du principe que ton couple ne durera pas toute ta vie, et qu'il y a une forte probabilité pour que ton enfant ait plusieurs parents". Youpi, pars avec ça sous le bras...
Effectivement, ça détend l'atmosphère comme déclaration...

Est ce que c'est le genre de choses qui pourrait me faire cesser, tout ce que je mets (rien de grave hein...) dans ce que j'appelle "mon jardin secret" ?
J-100.
Avant le début d'une fin, ou la fin d'un début.

Posté par 36ansbientot40 à 17:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 novembre 2017

La vie, ça doit être comme une application sur smartphone.

Je suis le genre de personnes qui passe beaucoup de temps sur son smartphone, et contrairement à ce qu'on pourrait pas penser, les réseaux sociaux en général ne représentent qu'une partie infime de ce temps.
Non, en général la plupart du temps, je joue. Je suis addict aux jeux chronophages de smartphones.
Je veux dans l'ordre : star wars galaxy of heroes, game of thrones conquest, grepolis, candycrush, pokemon go, clash of clans, paradise bay, etc.
Et bizarrement, ce n'est pas la lassitude qui me fait souvent abandonner un jeu, mais l'arrivée d'un nouveau jeu.
Depuis hier, ce nouveau jeu c'est "Saint Seiya Cosmo fantasy".
Un jeu de "persos à collectionner" (en tout point similaire à SWGOH cité au dessus), avec comme thème les chevaliers du zodiaque. Vous savez ? Ces persos qui ont bercés notre enfance (je parle aux générations Y, les autres ne connaissent que partiellement...).
Ces longs épisodes où ils passaient la plupart du temps à courir, ou à gravir des escaliers, où ils rencontraient un 2 fois plus balaise qu'eux, qui les rétamaient, et puis il y avait un flashback, ils se souvenaient d'un moment de leur vie, et du coup alors qu'ils étaient mourants, ils réussissaient à terrasser leur adversaire de l'épisode à chaque fois.
Niveau suspens, c'était assez léger. Mais bon, ça passait bien à l'époque.
Depuis hier, je m'y suis mis. Avec beaucoup de mal, car le jeu, présent depuis un an au japon, vient d'être ouvert à l'europe, et est terriblement buggé (j'entends, que la navigation dans les menus provoque une fois sur deux l'obligation de redémarrer le jeu.

Du coup, un jeu en plus.
C'est un autre jeu auquel je ne jouerai plus, ou je jouerai moins.

J'imagine que dans la vie, c'est à peu près pareil, lorsque de nouvelles priorités pointent le bout de leur nez, d'autres priorités disparaissent, et deviennent obsolètes.
Hier, je jouais quotidiennement à WOW, je DEVAIS faire de la musique une fois par semaine, et 3 soirs par semaine c'était cordon bleu pâtes.
Aujourd'hui, la tablette a remplacé le jeu sur PC (que je n'allume plus que le matin (pour récupérer mes récoltes journalières de Forge of Empires et Liberators) sauf les week-end) et c'est en matant une série, que comme 85% des gens je joue. Depuis un an maintenant je suis au chômage musical, et ça me manque tellement de reprendre un groupe... Niveau bouffe, je m'interdis les spaggettis bolo le soir (parce que ces putains de 5 kilos en trop n'arrivent pas à partir... Et que même si je souris quand on me traite de gros au sport (parce qu'à une époque j'étais une putain de machine avec des tablette), intérieurement, bien sûr que ça me blesse, et que ça me gave.
Et demain... Demain, je ne me réveillerai plus avec cette insouciance du moment, demain je me réveillerai plus tôt, car il faudra emmener bébé chez la nounou (ou la crèche). Il me sera dorénavant interdit de penser à ou de passer sous un camion en scooter parce qu'une vie dépendra de moi. Est ce que je ou nous jouerons moins ? Peut-être.
L'arrivée d'un bébé dans une vie est indescriptible au niveau des bouleversements de la vie. Je n'en imagine pas encore la moitié, mais je pense que ça sera comme mes jeux sur smartphone, ça se fera naturellement.

[CHANGEMENT DE SUJET SANS AUCUN RAPPORT]
Je suis un grand fan de Danse avec les stars. Pour plusieurs raisons : déjà, parce que j'ai pratiqué pendant quelques années (3) les danses de salon, en me spécialisant plutôt dans le rock et la salsa.
Et c'est un putain de kif. J'ai tellement de regrets de ne pas en avoir fait plus tôt... Car c'est la parfaite rencontre entre mes 2 passions qui sont le sport et la musique. J'ai pratiqué avec la miss, mais vu son bidon nous avons mis cette passion commune en stand by.
Le fait de voir des chorégraphies de ouf, et de repérer une fois toutes les 3 danses un pas qu'on avait fait, je kiffe.
Et puis ce n'est pas tout. Cette année, (plus particulièrement peut être ? ), il y a des candidates que je trouve magnifique. Est ce que je me rince l'oeil ? Non. Je préfère me dire que j'admire la beauté féminine.
Si d'un côté j'ai de la compassion pour Camille Lacourt, qui s'est fait sortir au dernier prime (parce que ça lui pendait au nez, et qu'on va pas se mentir, il n'a pas le physique pour être un bon danseur), que je comprends son côté compétiteur et les boules qu'il devait avoir de mettre les bouchées doubles et qu'à chaque fois il se prenne des caisses, je suis content que ça n'ait pas été une de mes 2 favorites (ok, on va dire des femmes que je préfère : miss météo et miss gossuin).
Je trouve ces 2 femmes magnifiques. Des grandes asperges certes, mais elles ont toutes les 2 un côté naïves, que j'adore. Contrairement à ce qu'on peut croire, ce sont toutes les 2 des femmes qui manquent terriblement de confiance en elles, et qui n'ont pas conscience de leur sex-appeal. Nan mais Elodie Gossuin quoi, la plastique qu'elle a avec ses 2 grossesses (des jumeaux à chaque fois quoi !). Certes c'est son métier (enfin son ex métier), mais quand même.
Je suis trop fan. Même si je sais qu'elle partira sûrement samedi prochain. Snif.
Alors que l'autre gamin (hyper talentueux en plus) va rester... Quel scandale.

Sur ces belles paroles, je m'en vais retourner à "Saint Seiya", en pensant à ma carrière de danseur professionnel que j'aurais du faire.
Ah putain, les serveurs du jeu sont toujours en maintenance...
Fais chier, je vais être obligé de me mettre à bosser...

Posté par 36ansbientot40 à 14:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 novembre 2017

Tribulations d'une grossesse dans un immeuble en cours de ravalement.

C'était hier soir, soir durant lequel il fallait descendre les encombrants, moment également opportun pour vider les derniers déchets de nos balcons qui devront par la suite être totalement vidés, afin d'être totalement défoncé (retrait du carrelage) puis verni. (ce qui va nécessiter des trésors d'organisation, étant donné qu'il y a au total 20m² grosso modo de surface de balcon, et qu'on a pas de cave...)
1 an de travaux, 6 mois de chaque côté (enfin ils font par 2 côtés en fait).
Je vous passe le coût, mais ça fait bien mal au cul. Genre une demi année de mensualité.

Je fais donc un premier a/r vers mon trottoir après avoir rempli le "chariot de course" (diantre, je savais pas que ça s'appelait comme ça... ça fait vieux j'avoue, mais ça permet d'aller faire les courses à pied, et ça en région parisienne, c'est priceless) des chutes du plancher qu'on a refait il y a quelques semaines. J'ai peur de l’abîmer et ça n'a pas loupé, en le vidant je fends une petite partie du haut. Bon, thats life. ça vaut 20 euros, j'irai en acheter un autre.
Je remonte, montre un peu honteux à ma moitié ce que j'ai malencontreusement fait, comme un gamin avouerait à ses parents qu'il a cassé un verre. Je la sens bouleversée, alors que bon, ce n'est qu'un caddie quoi.
Elle m'indique ensuite ce que je dois descendre pour la seconde fournée. Il y a plusieurs sacs, les restes de terre des pots qu'on a du vider le temps qu'ils soient à l'intérieur, et d'autres résidus, dont son ancien appareil photo, un bridge de chez Canon qui ne fonctionne plus.
Enfin, plus très bien.
- Tu veux vraiment le jeter ? lui demande-je
- Tu veux que j'en fasse quoi...
- J'en sais rien, le revendre ?
- On ne peut plus faire la mise au point, une fois sur 2 la molette tourne dans le vide... Il y en a pour 300€ de réparation, et le machin à une dizaine d'années...
- Oui mais bon, je suis sûr que ça intéressera quelqu'un !
Je la sens s'effondrer.
- Tu veux que j'en fasse quoi ?
- Je sais pas, le mettre sur le bon coin ?
- J'ai pas le temps de le mettre sur le bon coin...
Pour rappel, elle est en congés maternité depuis maintenant 2 semaines, et galère à occuper ses journées. Je bugge. Je n'ai qu'une envie, c'est de lui dire... Mais je ne dis rien... J'y vais en mode diplomate :
- Ben écoute laisse le moi, je me chargerai de l'annonce.
- En plus il faut que je retrouve les chargeurs, le mode d'emploi etc, j'ai pas le temps
- Mais on s'en fout de ça, tu dis vends bridge canon à 50€, sans rien, avec un truc qui fonctionne pas très bien, on te le négocie à 40€ et basta !
- ...
Résigné, j'abdique.
- Bon ok tu as gagné, on s'en débarrasse.
- Non c'est bon, je m'en occuperai termine t elle, en galérant à lui trouver un emplacement temporaire dans lequel il restera un an si ce n'est deux ans.
Je regrette à ce moment là de ne pas être (ou plutôt de ne jamais avoir été) sous anti-dépresseur...

C'était l'épisode des encombrants.
Ce matin avait lieu la réunion de chantier de l'avancement du ravalement des balcons de notre immeuble, à laquelle participe ma moitiée, d'une parce qu'elle s'est faites bouffer le cerveau à la dernière réunion de copro (comme quoi il manquait des bonnes volontés pour faire tourner le truc), de deux parce que bon, elle a le temps (même si parfois elle semble ne pas vouloir l'accepter...).
Nous croisons une voisine de notre palier, elle aussi dans le conseil syndical, qui nous confie qu'il y a déjà eu par le passé des dégâts des eaux avec la voisine du dessus, et que l'origine n'a au final jamais été vraiment établi. Je repense à cet échange de mails avec le précédent propriétaire, dans lequel je lui posé cette question, il s'était montré bien trop évasif, et un peu insultant "physiquement, lorsqu'il y a une fuite, ça vient d'en haut. "
Merci monsieur ducon, la prochaine fois que j'aurai besoin de rien je t'appellerai.
ça lui aurait écorché le cul de m'expliquer CONCRÈTEMENT ce qui s'était vraiment passé ? Bref.

Le responsable du syndic en a profité pour nous demander comment évoluait le dégât des eaux : "la voisine a réparé la fuite". Il s'est montré rassurant (ou pas) : "méfiez vous si ce n'est pas une entreprise qui s'est chargée de la réparation".

Ah ah. Nous voilà parfaitement serein maintenant, vu que c'est "monsieur papa le relou de la perceuse h24" qui s'est occupé de le réparer (et que ce n'était qu'un tuyau qui n'était que mal vissé...)
Les experts de l'assurance doivent venir dans quelques semaines vérifier les dégâts chez nous, et que la fuite a bien été réparée au dessus. Espérons déjà que la voisine du dessus sera là (mon mail la prévenant de ce rdv est resté sans réponse... ) et que la fuite sera bien réparée, jusqu'à ce que la prochaine est lieu (sent-on une pointe d'angoisse dans cette phrase ? )
Le chantier du ravalement des balcons est plutôt positif, mais après jugement des travaux, les gardes corps vont être totalement (et en totalité) remplacés.
Point positif, car ça donnera de la plus-value à l'appart.
Point négatif... ça risque de prolonger les travaux. Et on appréhende sérieusement.

On ne peut s'empêcher, la miss et moi, de se dire "putain, le meilleur moment pour être enceinte et en arrêt quoi... Pendant des mois avec des travaux toute la journée... le pied. " Et puis de ce qu'on nous en a dit, lorsque ce sera de l'autre côté de l'immeuble, on l'entendra de la même manière... (ok, peut-être un peu moins ? )
Forcément, on se demande à quel point en seront les travaux lorsque la miss accouchera (et qu'elle retrouvera du temps AH AH, désolé).
Est ce que ça sera assez calme pour que bébé puisse faire ses nuits ? et surtout ses journées ?
Si aujourd'hui, il n'est pas envisageable que la miss se repose toutes ses journées ailleurs que dans l'appart (la voiture n'est plus trop recommandée, et je ne parle pas du train)(et la question de la localisation se pose..; chez sa mère ? sa craint. Chez ma mère ? c'est ma mère...), peut-être faudra t il l'envisager lorsque bébé sera là, et que donc il sera possible de le transporter. De LES transporter.

Une autre voisine de palier, locataire elle, se retrouve elle avec son balcon et ses 12m² recouverts de bois de Teck (ça plus un ensemble tables/4 chaises) à ne pas savoir qu'en faire. En mode ragots, ma copine a eu la réponse, de sa propriétaire : "vous n'avez qu'à le stocker ailleurs. " (rappelons que ni nous ni elle n'avons de cave) (si elle a pas été assez clair, en gros ça voulait dire : "démerdez-vous ! Bisous.")
Il est probable que les ouvriers vident ce balcon, et que ça nous soit facturé.
BIEN EVIDEMMENT.


Parfois, j'ai envie de tout plaquer, pour aller vivre dans une petite maison avec un jardin, un bouvier bernois et un chien, loin de la région parisienne et de ses tarifs exorbitants du m².
Et puis je me demande "où partir" (incluant la problématique boulot, qualité de vie, pollution, richesse culturelle, transports, sécurité, éloignement de la famille/belle famille, etc...).
Je me souviens alors que choisir, c'est renoncer.
Alors je ferme ma gueule, en continuant à payer avec ma moitié mon crédit de 2000€/mois : "plus que 20 ans".
En me disant que dans un an, on aura un appartement tout neuf, un balcon tout neuf, un plafond de salon et de salle de bain "sec" et neuf, un bébé tout mignon (qui sera peut-être devenu sourd ?..) qui dormira dans la pièce d'à côté (qu'on a refait), qu'on aura toujours un bridge canon avec une molette qui marche plus à vendre, et que ça sera le meilleur moment pour vendre (l'appartement hein, pas l'appareil photo).

Posté par 36ansbientot40 à 14:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 novembre 2017

L'ennui aura ma peau.

Je déteste les gens qui se plaignent tout le temps, et donc par moment, je me déteste.

Cela va bientôt faire une semaine, que je galère sur le fonctionnement d'un problème, autour de "comment sécuriser à travers un dongle USB une application". Sachant qu'il y a 50% de chances que le projet destiné à cette recherche, n'aboutisse pas, puisqu'il est pour l'instant "freezé".
ça me gave, car ce n'est pas vraiment (du tout ? ) mon coeur de métier, et que leur système ne fonctionne pas. Point barre.
Depuis quelques jours, j'ai pris contact avec le SAV en support avec ce logiciel. Je passe donc le plus clair de mon temps à échanger avec un mec. Je m'étais imaginé, suite aux vidéos "tutorielles" que j'avais vu sur le net, qu'il s'agissait d'un petit indien, et ça m'agaçait de dialoguer avec lui. Et puis au final j'ai stalké la personne, (je ne comprends pourquoi je ne l'ai pas fait plus tôt !) et me suis rendu compte qu'il s'agit en fait d'un allemand, ce qui m'a rassuré sur ce point : lui comme moi avons au moins un point commun, l'anglais n'est pas notre langue maternelle.

Je passe donc mes journées à attendre qu'il me propose de nouvelles solutions pour débloquer mon problème, qu'il n'arrive visiblement pas à comprendre.
Les journées sont donc longues, terriblement longues.
Mais ça va, j'ai Internet, donc je peux aisément m'occuper.

A défaut de faire des trucs constructifs (genre veille technologique, avancer un chapitre de mon futur roman, ou encore parsemer mon blog de futur père de mots clés nécessaires à ce que des gens tombent dessus), je fais des trucs non constructifs au possible.
Rouvrir de vieux dossiers est devenu ma spécialité. Des relances de vieux mails, datant de plusieurs années, des gens qui ne me répondaient plus que je relance, on sait jamais.
Je n'aime pas tourner la page, et je crois que surtout je n'aime pas qu'on me tourne la page sur la gueule, sans que j'ai mon mot à dire. Sur Messenger aussi je me lâche, je relance de vieilles conversations, pour parler de tout de rien. On ne me répond pas. Je "unfriend". (bon au bout du 3ème message sans retour sur plusieurs jours hein...)
Parce que je supporte pas qu'on me réponde pas.
Parce que même si Facebook n'est pas le réel, ne pas répondre c'est un peu comme dire "je te parle", et toi tu me regardes, tu m'écoutes, mais tu me réponds pas". Et ça me rend dingue de ouf.

Un ami m'a dit qu'il faisait ça, lorsque les relations étaient obsolètes, que le "lien" n'avait plus de raison d'être. J'ai d'ailleurs vu que FB aurait sorti une fonctionnalité "prendre de la distance avec un ami", qui est en fait ce qui s'appelait "restreindre" par le passé (CAD que vous êtes toujours amis avec la personne, mais qu'elle ne voit que la partie "publique" de votre profil, soit "RIEN" si vous avez bien paramétré votre profil).


J'ai envoyé un mail à ma cousine. Celle qui a 40 ans, qui est sans doute toujours pucelle (alors qu'elle est jolie, on va pas se mentir), qui est englué dans son taf (d'informaticienne alors qu'elle a un master en Art... ). Je voulais prendre des nouvelles, savoir si sa vie (de merde) avait évolué. Je lui ai envoyé 3 lignes. Elle m'a répondu par 3 lignes. En mode "rien de neuf, mais beaucoup de boulot". Je lui ai répondu que de mon côté, j'avais rien de neuf non plus, et pas beaucoup de boulot. Je ne lui ai même pas dit que j'étais papa. Quel intérêt... elle déteste les mômes et n'en aura sans doute jamais... une chance pour elle !
J'ai repensé à cette période durant lesquelles on s'envoyait de longs mails. A l'époque où les gens prenaient le temps d'écrire.

J'ai relu les commentaires de mon précédent blog, le temps d'un instant. J'ai stalké des identités virtuelles sans vie depuis plusieurs années. Certaines en vain, d'autres avec des résultats.
Je me suis rappelé de cette période qui a duré 2 ans. Et hasard du calendrier, aujourd'hui est le 40ème anniversaire d'un mannequin nommé "Gaby Espino".
J'aurais tellement voulu lui offrir mon livre en dédicace... Mais bon, vu qu'il n'est pas traduit en espagnol...
Mon éditrice me rend dingue également, ce côté "tous les 3 jours je tente des trucs qui ont une durée de vie moyenne de 3 jours", avant de passer à autre chose (et donc de l'abandonner).
Et je me rappelle que plus la haine envers autrui est virulente, plus elle nous renvoie souvent à nos propres haines refoulées.
Ok la phrase n'est pas claire, essayons celle la : "il n'y a pas plus homophobe qu'un homo refoulé" ? Voilà ! C'est plus clair ?
Est ce que je déteste les gens qui ne vont jamais au bout des choses car moi même je suis le premier à ne jamais clore les dossiers que j'ouvre ? I fuckin dumno sir.

Je ne sais pas. Ce n'est pas le dossier du moment avec la psy... Pour l'instant c'est "Pourquoi est ce que j'ai sans cesse besoin de m'excuser de vivre". Dans ce cas pratique, c'était lié à ma gêne de savoir que durant les travaux dans mon appartement "on faisait du bruit". C'était légal, dans les heures autorisées, mais ça me rendait malade de déranger mon voisinage.
Une piste éventuelle serait de dire que ce qui me dérangeait, était qu'on puisse dire du mal de moi.
Et puis on a reparlé brièvement du bébé à venir... Je lui ai dit qu'on avait choisi le prénom.
Elle m'a demandé si c'était secret.
Je lui ai répondu que oui.
Elle m'a demandé si elle pouvait le savoir.
... Je lui ai répondu que non. Alors que j'aurais pu négocier... Négocier un truc impossible qu'elle ne m'aurait jamais donné de toute façon (je me refais pas, je suis comme ça, et elle le sait...).
A quoi bon ?

La France va accueillir le mondial de rugby, et je m'en tape le coquillard d'une force... Parce qu'on va pas se mentir, j'aime pas le rugby. Je préfère au foot car les supporters sont moins cons et les joueurs moins payés, mais c'est tout. Et j'aime encore moins les "midinettes" qui kiffent les (corps des) rugbymen, parce qu'ils sont "virils". Plus virils qu'un footeux, ça c'est sûr...
Je me souviens de l'époque où j'avais un corps "viril" (comprenez musclé), de cette délicieuse période où j'avais pas peur de faire un infarctus à chaque fois que mon rythme cardiaque montait un peu au dessus de 150... Ma copine a connu brièvement cette période, ce moment où je m'entraînais 3 fois par semaine. J'avais des belles plaquettes... qu'elle voyait rarement, vu que j'étais 4 fois par semaine en dehors de l'appart...
Maintenant j'ai 5 kilos en trop, mais ma copine (en arrêt maladie jusqu'au jour J) peut profiter de moi chaque jour. (ou presque, vu que je me rentraine 2 fois par semaine).

Oh, et puis merde.

Posté par 36ansbientot40 à 17:59 - Commentaires [3] - Permalien [#]
03 novembre 2017

Dépassé par le temps.

Dans quelques heures le week-end sonnera... Et je sais qu'il va passer bien trop vite.
Week-end speed, comme bien trop souvent ces derniers temps.

Ce soir, à peine rentré, il va falloir aller faire les courses, puis préparer nos chambres à être vidées pour passer les 2 prochains jours à y poser du parquet.
Alors pas moi tout seul hein, pour rappel je ne sais pas comment il faut tenir un tournevis... Alors poser du parquet, c'est au delà de mes rêves les plus fous !
Non, pour faire ça, ce sera avec un "ex" membre de ma famille, ex car il est maintenant divorcé. Mais bon, ça on s'en fout.

Donc ouais. A peine posé ce soir (en sachant que putain ce we je l'attends) il faudra repartir pour faire les courses. Puis se poser le temps d'une soirée devant DALS (avec une petite bière histoire de), et demain pouf, à 9h ils arrivent.
Vidage de la chambre (démontage du bureau et du canapé), et c'est parti.
Ils pensent faire les 30m² en une journée, incluant les murs de la future chambre de bébé qu'il va falloir repeindre.
Je pense qu'il faudra 2 jours. Will see.

Ce we, c'est de chez nous que viendront les bruits de travaux.
On pourra concurrencer avec ma voisine du dessus.
Elle m'insupporte de plus en plus. L'histoire du dégât des eaux a fini par avancer. Suite à la recherche destructrice (qui a couté un trou dans son plancher/mon plafond), qui a attesté que ça ne venait pas des tuyaux de la copropriété mais bien de chez elle, elle s'est remise à chercher de son côté. Pas via "une recherche de fuites que rembourse les assurances" hein, ben non... il y en avait déjà 3 à son compteur, et une seule de prise en charge par son assurance... Non, par "monsieur papa le bricoleur" qui l'a trouvé, et qui l'a (je l'espère) réparé. En tout cas, ça ne coule plus.
Parce que "monsieur papa", c'est le roi du bricolage, et il adore venir bricoler chez sa fille. Pas que son appart tombe en ruine hein, vu qu'il l'a refait en intégralité en rentrant il y a 3/4 ans... Alors que fait il ? Je ne sais pas vraiment.
Mercredi, de l'eau a coulé à travers le trou qui sépare nos 2 appartements. On s'est dit "putain c'est reparti... ". Ma copine est devenue folle d'agacement et de rage... Je suis monté, interrompant avec précipitation mon séjour sur le trône. Après avoir sonné, j'entends la mère dire "on a sonné". Ben ouais, ben ouvre moi !
L'eau était en fait un accident... Ils étaient en train de bricoler la baignoire, et la fille a eu la bonne idée de remettre en route le circuit d'eau, ce qui a provoqué les grandes eaux de versailles, jusqu'à couler chez nous... Bien entendu. "Et sinon, vous avez des nouvelles du syndic pour notre trou ? "
Le fameux trou que le syndic a fait creuser pour être sûr que ça ne venait pas de l'immeuble... Le syndic ne donnera pas de news, car c'est à nos assurances qu'il faut maintenant s'adresser. Et non, le syndic n'a pas que nos mails à traiter. Putain de connard de syndic qui a réussi à nous monter les uns contre les autres...
"Monsieur papa bricoleur" était là, et c'est lui qui a avoué, en s'excusant presque que c'était lui qui avait réparé la fuite, qui était un simple joint qui n'était visiblement pas assez serré.
Et puis ce même monsieur papa a mis des coups de marteau le lendemain, vers 8h10. Par petits à coups, toutes les 20 minutes. Ce matin c'était la perceuse à percussions.
MAIS PUTAIN, C'EST QUOI CE DÉLIRE DE PASSER SA VIE A FAIRE DES TRAVAUX ?

Je l'imagine, le matin, trépignant d'impatience... "ça y est ? je peux faire un trou ? je peux donner un coup de marteau ? "
PUTAIN MAIS FERME TA GUEULE ! PROFITE DE TA RETRAITE DANS LE SUD !

Mes parents n'ont jamais été bricoleurs, et il a fallu que j'arrive dans ma vie d'adulte et dans mon indépendance (comprenez un microscopique appartement parisien) pour entendre le bruit des travaux. Après, est ce que je m'imagine, à 36 ans faire débarquer mes parents pour m'aider à faire des travaux ? Je ne sais pas. Et non, "l'ex mari de ma cousine", ça ne compte pas, vu que c'est un peu "l'homme bricoleur de la famille".
Je ne vais pas le cacher, j'ai du mal avec ce concept d'enfant couvé et donc que ça soit ses parents qui soient là en permanence... J'ai du mal avec les parents "fusionnels", qui sont là trop souvent selon moi, même si je bien admettre que je ne suis pas sûr à 100% qu'elle kiffe leur présence autant qu'ils semblent apprécier être auprès d'elle.
Bon ils sont quand même partis en vacances en Turquie ensemble (ouais, je stalke pas mal au bureau)... à 37 ans faire un voyage comme ça... Je sais pas, ça me dépasse.
Certes, elle est un peu vieille fille qui galère à trouver le bon mec, mais bon.

Pourvu qu'on réussisse à avoir 2 enfants... Pour avoir encore moins de temps, histoire d'éviter le syndrome de l'enfant unique...
Et pourvu qu'ils ne galèrent pas à se mettre en couple...

Lundi, on repartira pour une semaine de 5 jours travaillés, contrairement à la semaine passée qui n'en comptait pour ma part que 2. Avec un concert de QOTSA en prime mardi soir \m/

Mais dès lundi, je devrais faire face à la continuité des problèmes que j'affronte depuis jeudi... Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais en gros j'ai l'impression de faire un perpétuel "Live Escape Game" avec un logiciel que je dois "découvrir". Et ça me gave parce que c'est genre pas du tout mon coeur de métier. Cette impression de ne pas avancer, alors que chaque petite découverte est un micro pas en avant... Mais étant seul sur le sujet, je galère, et me démotive vite. Trop vite.
Chaque jour je me demande, si l'oisiveté (+5 points pour avoir caler ce mot) de ma mission du moment ne va pas finir par avoir ma peau.
Ma "tranquillité" pour pouvoir écrire mes livres, faire ma promo, jouer à Grepolis ou à SWHOG... Mais à quel prix... Le prix de 20/25 min de scooter le matin et le soir, un self pas trop dégueu, une équipe sympa, pas trop regardant sur les horaires, une pause jeu vidéo entre midi et deux et un chef aussi accroc que moi aux jeux smartphones chronophages... Le tout pour passer la fin de grossesse de ma copine à peu près tranquille...

Je ne sais pas, je cogite.
37 ans que je cogite. Je suis fatigué de cogiter.

La semaine dernière, j'ai vu une nana de mon taf (inconnue au bataillon) marcher (de dos) devant moi dans une belle jupe porte-feuille. Comme il fallait s'y attendre, cette question "bas ou collants" a ricoché en moi. Et rapidement, j'ai pu deviner, dans la fente du bas de sa robe que la réponse était "des bas noirs".
ça a fait ma journée, et m'a fait oublier le reste de ma vie pleine de cogitations.
Même si je me suis demandé si en faisant ça, je devais me considérer comme étant un des "porcs" qu'on balance pas mal ces derniers temps.
(et pourtant je vois déjà une psy...)

Posté par 36ansbientot40 à 16:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 octobre 2017

7 years ago.

C'était au lendemain d'un concert d'un guitariste que j'adorais à l'époque, un certain Joe Satriani.

En rentrant, ma copine du moment, déjà au lit reçoit un SMS qu'elle n'a pas regardé pendant que j'étais dans la pièce. SMS tardif... "une bonne copine a des problèmes de couple en ce moment... "
Admettons.
Et puis une fois endormie, j'ai cédé au doute... j'ai fouillé dans son téléphone.
Grand mal m'en pris, car il y avait là de douces roucoulades entre elle, et son "amant", qu'elle voyait depuis 6 mois, depuis qu'elle avait décidé de reprendre la pilule après qu'on ait essayé en vain d'avoir un gamin.
Elle l'excitait en lui disant "j'ai mis mes bas aujourd'hui, j'espère que ça te plaira".
Je l'ai réveillé, elle a nié, avant de pleurer... et d'avouer.

Ce fut le tournant d'une vie, de ma vie.
Tout par la suite a été très vite...
J'ai voulu partir au Québec, et puis finalement je me suis inscrit sur Meetic, j'ai fait la rencontre "virtuelle" dont je suis tombé assez fan pour abandonner toute forme de projet...
Cette descente aux enfers a duré 2 ans, et me permettra 4 ans plus tard, d'écrire mon premier roman, me propulsant dans la catégorie des "jeunes auteurs".
Entretemps, je suis retourné sur Internet, j'ai fait des vraies rencontres.
J'ai changé de taf.
J'ai monté mon trio de rock.
J'ai rencontré ma copine du moment.
Mon père est décédé.
Je me suis fait opéré du genou, j'ai donc cessé le sport 2 fois par semaine.
J'ai vendu l'appartement dans lequel j'avais des locataires.
J'ai pris 5 (voire 10) kilos, avant de pouvoir reprendre... puis de faire un croix définitif sur la compétition sportive.
On a commencé à visiter des appartements pour acheter.
Ma copine est tombée enceinte, et a fait une fausse couche.
Mon ex copine (celle qui m'avait trompé) a eu un gamin (merci l'excès de stalking).
J'ai été dans des groupes, avant qu'ils n'explosent en plein vol ou que je me fasse largué.
On a beaucoup voyagé.
Je me suis fait défoncé à mon taf à cause d'un mauvais management, et d'une bande de chefs incapables, ternissant à jamais ma carrière dans ma boite du moment.
On a acheté un appartement avec ma copine.
On a fait une putain de belle pendaison crémaillère.
Ma copine est tombée enceinte, et a fait une fausse couche.
J'ai fait un spermogramme, et j'ai vu à quel point c'était compliqué en 2016 d'avoir un gamin (malgré cependant une semence d'excellente qualité !)
J'ai sorti mon premier livre.
J'ai appris la danse de salon, le rock la salsa avec madame, et on a kiffé.
J'ai sorti le tome 2 (final) de mon premier livre.
On a eu un dégât des eaux.
Ma copine est tombée enceinte, et pour l'instant on croise les doigts.

Que se serait-il passé si je n'avais pas fouiné dans ce téléphone ce jour là ?
Dieu seul le sait.

L'oisiveté au taf, est en train d'avoir ma peau, et celle de ma copine. On gère relativement mal ces périodes où "il y a moins de taf". Ces moments où tu dois te battre pour avoir une tâche à faire. Là je me bats, car cette tâche, elle puducu comme l'enfer. Genre je suis électricien, et on me demande de faire de la peinture. Et ça me gave.
Alors je joue à grepolis. Je stalke. Je mate et relis des mails... Mes premiers mails sur ma boite gmail datent de 2006... ça remonte. 11,86 GO de mails... Dont énormément de morceaux de répèts envoyés à droite à gauche, et d'autres fichiers. Je me replonge dans cet avant qui était mon présent à l'époque.
Est ce que c'était mieux avant ? Je me sens tellement vieux con à dire ça...
A l'époque, Facebook n'étaient pas spammé de "like tel chose si tu veux", "tag un mec qui" et autre articles transféré pour la 10ème fois. Les blogs étaient rois, et sur youtube il n'y avait que des clips.
A l'époque, je m'entrainais 4 fois par semaine, j'étais le plus jeune de l'équipe, et tous les week-ends j'avais match. Aujourd'hui je suis le doyen (après le coach), qui m'appelle "le gros" même si je fais ce qu'on me demande en entrainements, et surtout je ne joue plus les matchs. Choix totalement assumé (parce que je suis un canard et que madame ne voudrait pas que je m'absente tous les we... et dieu sait si mes collègues d'entrainement me tanent pour que je reprenne une licence, preuve que j'ai quand même quelques restes malgré mon surpoids de 5 kg dont j'arrive pas à me débarrasser).
A l'époque, les L5 remplissaient un Zenith. Aujourd'hui, les L5 qui ne sont plus que 2 se représentent parfois sur des scènes, ou il n'y a guère plus d'une dizaine de personnes. Le parcours du succès vers l'oubli doit être terrible.

Ok, je suis un vieux con, je m'en fous, au moins j'en suis conscient.

Je corresponds, plus ou moins régulièrement avec une nana. Elle m'avait été présenté durant les soirées tarot que je faisais durant mon plongeon cauchemardesque post séparation. Fruit du hasard (ou pas), elle a le même prénom que ma copine actuelle.
Il y a entre elle et moi, lorsque nous nous voyons IRL une incroyable complicité... En plus, c'est le genre de nanas qui me correspondrait parfaitement physiquement (car elle trône à plus d'1m80). Seul petit détail, une vocation dans l'humanitaire... et un don de soi perpétuel semble t il, qui collerait mal avec mon rythme de vie très casanier. Il n'y a jamais eu plus, car elle a sans cesse discrètement repoussé mes avances, allant même jusqu'à zapper les questions franches, lorsque je lui demandais "pourquoi ça n'a jamais marché entre nous".
Elle a lu le tome 1 de mon livre, et a été agacé de découvrir le cauchemar que j'ai vécu. J'avais envie de lui dire "tu sais, tu aurais été réceptive, tout cela n'aurait jamais eu là".

J'ai de la découverte logicielle à faire... apprendre comment fonctionne un logiciel qui doit sécuriser un programme développer. ça me gave. Ce soir c'est un week-end de 5 jours qui commence... We en belle famille. En espérant que comme la dernière fois qu'on a pris la voiture, le trajet ne génère pas de contractions à outrance, histoire d'essayer de se faire un we en province "sans passer par la case urgences".
Sait on jamais... ce serait pas mal non ?

Posté par 36ansbientot40 à 14:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]