36 ans... Bientôt 40...

12 octobre 2018

Un bonheur n'arrive jamais seul. Ou pourquoi ce film m'agace autant que je l'adore.

J'adore ce film (passé hier soir), et ce pour plusieurs raisons.

Déjà peut-être, parce que je suis un grand romantique qui refuse de s'accepter comme tel. Mon premier roman étant bien malgré moi une romance, CQFD.

Ensuite, Gad, dans ce film incarne totalement l'exact opposé que j'aurais tant voulu être dans une vie parallèle : l'artiste écorché, nightcluber, cœur d'artichaud, pianiste et musicien surdoué, vivant au jour le jour, avec un appart DE PSYCHOPATHE donnant sur le toit de Montmartre.
Il est à peu près tout ce que je ne suis pas, mon direct opposé : il est instable alors que je suis stable au possible, il est coeur d'artichaud autant que je suis fidèle, il n'aime pas les enfants... joker ! il vit à l'arrache tandis que ma vie est programmée comme du papier musique. Il est musicien, et... enfin un point commun. Vivre de sa musique, un rêve de gamin que je ne réaliserai jamais maintenant, je le sais. Il n'y a guère dans le film que c'est rentable. 

Et puis il y a cet amour improbable, qui arrive comme un cheveu sur la soupe.

D'un côté, elle, alias Sophie la femme objet, séparée depuis 2 ans d'un mec suprapété de thunes, dont le seul rôle au quotidien consiste à élever les 3 enfants (et malgré la thune, elle fait ça un peu à l'arrache on va pas se mentir), et à faire femme potiche avec son "ex mari" à des expositions.
De l'autre côté, Gad, cet artiste bohème, qui doit être fauché malgré son appart de psychopathe, vivant dans l'ombre de son père musicien, qui ne cherche pas à se caser, mais juste à vivre. Mais parfois l'amour est plus fort (surtout dans un film scénarisé... car le baiser environ 3 minutes après la première rencontre, comment te dire que j'y crois pas un seul instant ?)

Ce film est tout bonnement énervant.
Agaçant.
Diaboliquement bien trop romantique. Bon pas aussi bien que Love Actually qui restera mon grall malgré tout hein... Mais quand même.
Je pense que dans la vraie vie, si je croisais le personnage de Gad, il m'agacerait par son côté "artiste perché vivant au jour le jour". En général on déteste ce qu'on n'ose avouer être.
Il n'y a pas plus homophobe qu'un homo refoulé (de là à dire que ça marche pour tout ? )
Moi qui voit toujours sur le très long terme, un mec qui ne sait pas de quoi demain sera fait me rendrait dingue. J'en serai autant jaloux que je le mépriserai.

Et d'un autre côté, c'est le côté un peu obligatoire et nécessaire pour une vraie comédie romantique : vivre en supposant que chaque jour sera le dernier, ce qui permet de vivre tout à fond.
Et dire que j'ai connu ça... Et qu'aujourd'hui j'ai juste envie de dire : plus jamais. Car lorsque l'amour est passion, il devient montagnes russes, et si l'on peut monter très haut, on peut aussi redescendre très bas. Trop bas. Assez pour vouloir mourir de chagrin, ou mourir tellement son cœur peut exploser.

Mais si j'adore aussi ce film, c'est également pour les costumes, hors du commun, surtout un et surtout dans une scène : 

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CQFD.
C'est quand même mieux que youporn ou voissa (#dedicaces), non ?

Voilà, c'est tout. Dans une prochaine note, je vous raconterai pourquoi j'adore tant Starship Troopers.

Posté par 36ansbientot40 à 14:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 octobre 2018

Encore 10 ans à vivre.

Une vision approximative de ce qui nous attend est bien résumée dans ce superbe clip... 

Cela fait quelques jours qu'on nous rabâche les oreilles comme quoi il y a urgence, qu'on peut encore s'en sortir mais que c'est maintenant ou jamais.

Mais tout le monde s'en fout.
Enfin toi, moi, et nos proches on se dit merde, on est mal, nos gamins, tout ça, mais les lobbyistes, les grands de ce monde, les "têtes pensantes" ils en ont rien à battre.
Ce que j'arrive vraiment pas à calculer, c'est que si "on" meure, ils meurent aussi... Non parce que jusqu'à preuve du contraire, ils respirent le même air que nous, mangent le même poisson plein de plastique que nous, la même viande qui nécessite des tonnes d'eau, les mêmes jeans qui nécessitent ENCORE PLUS d'eau, et si ce n'est pas eux, ça sera leur descendants qui crèveront de chaud, de noyade ou de surpopulation.

Mais non, ils s'en battent la race.
Le brésil est en train de plonger dans la dictature, l'autre fou de la première puissance mondiale pense que le réchauffement climatique est un coup des chinois (mais comment paradoxalement il a pu tellement résorber le chômage dans son pays merde ? ça aussi ça me dépasse), en Europe on cherche à tout pris à être chacun pour sa peau, et en France, on se demande quel inconnu sans charisme gouvernera demain le pays.

Et à côté de ça, toi tu as les boules à chaque fois que t'as le malheur de manger de la viande parce que "ça pollue".
Hier, en matant "C dans l'air", j'ai vu ce graphique, qui entre 2 révélations m'a fait froid dans le dos.
En gros les intervenants disaient qu'on était mal, étant donné que tous les voyants étaient au rouge, mais que personne ne faisait rien, or c'est maintenant qu'il faut agir. Mais tous ensemble. Et avec des gros trucs, pas "que" des petits trucs du quotidien... Car non, recycler nos déchets ne sauvera pas la planète de la fin du monde prévue en 2028 (si l'on en croit ce qui se dit même si c'est un peu alarmiste, je conçois...).

2018-10-09 14_27_57-La planète brûle vraiment ! - C à Vous - 08_10_2018 - YouTube

 

 

Dans les idées pour "moins polluer" : Avoir un enfant en moins.
BIM. Prends toi ça dans la tête. Avoir un enfant pollue (les couches pour ne pas les citer jouent pas mal)(et non, les couches lavables c'est vraiment un enfer, crois-moi...). Enfin si ce n'est pas comme ça que c'est dit, c'est comme ça que moi je l'entends... Qui a parlé de surpopulation ?
S'il n'y avait que ça...

"On augmente l'essence pour que les gens roulent moins et après ils gueulent", ben oui parce que concrètement, on fait comment pour aller au boulot ?...

C'est ça qui m'agace, le fait que dans ce climat d'alerte maximum, rien de VRAIMENT concret n'est proposé. Le télé-travail 4 jours sur 5 (et non 1 jour sur 5 "optionnel" moyennant 8 ans de procédure administrative) pour les gens trop éloignés ? Sanctionner mais pas en demandant des primes, bel et bien en demandant l'arrêt de production des usines qui polluent ? Je passe les tonnes et les tonnes de papier encore nécessaires aux procédures administratives, sans parler des tickets de caisse que tout le monde fout à la poubelle. Et que dire de cette dizaine de "super cargo" qui polluent plus que les 2/3 de la planète ? On en parle ?...

Je voyais un reportage de gens aux salons de l'auto (vous savez, ces lobbyistes qui pensent que quand on roule, c'est à l'arrêt, ben oui s'ils font leur test de pollution sur ces modèles, c'est que c'est forcément comme ça dans la vraie vie...). Dans la région Parisienne, le nombre de SUV et autres 4x4 se multiplient. Parce que pour beaucoup de mâles, avoir une grosse voiture c'est comme d'avoir une grosse bite, ça fait du bien à l'ego.
Alors que bon, dans les bouchons ça sert pas à grand chose... En fait si, ça sert à faire chier les scooters qui peuvent pas remonter les files. Mais tu comprends, c'est le petit plaisir.
Rouler dans des grosses bagnoles tout terrain (de ville) qui consomment 15L/100. Juste pour kiffer tu vois. L'argument "écologique" d'une voiture est abordé dans seulement 5% des nouveaux consommateurs. Voilà, CQFD.

Après, en me faisant l'avocat du diable, le "tout électrique" n'est pas encore assez développé, et plus on s'éloigne de Paris moins c'est le cas.. Que fait l'état ? C'est à lui de booster ça... Ce qui serait plus rentable que de réduire de 10Km/H PARTOUT la vitesse et d'augmenter le nombre de radars. Enfin, c'est encore un autre débat.
Et en poussant plus loin, le tout électrique n'est pas la solution. Pas tant que ce seront nos centrales nucléaires derrière (parce que l'uranium consommé, jusqu'à preuve du contraire on sait toujours pas comment s'en débarasser...). Même si bon, ça évitera toujours des gazs d'échappement (malgré le fait qu'une voiture électrique est 100 fois polluante à produire, rapport aux métaux lourds en provenance de Chine qu'une voiture "à l'ancienne").

J'ai vu ce matin comme beaucoup je pense passer une vidéo "Il est encore temps", où des youtubeurs se regroupent pour faire le boulot à la place des dirigeants de ce monde.
Pour une fois, je l'ai maté jusqu'au bout, et ce malgré ce "partage en masse souhaité" et le contenu du message qui arrive SEULEMENT dans les dernières minutes de la vidéo.
Comme tu le sais sans doute, j'ai du mal avec les youtubeurs en général. Frustration liée à une jalousie inavouée ? J'en doute, mais sait on jamais.
Le côté un peu trop "bisounours" (de l'un d'eux qui dit sans cesse "hey les amis" dans les rares vidéos de lui que j'ai vu avant l'élection de Macron) m'agace. Après si ça fait avancer les choses, tant mieux, mais j'en doute. La preuve, rares sont ceux qui partagent en masse (par chez moi en tout cas).
Par curiosité j'ai été cliquer sur le lien proposé en conclusion de cette vidéo, où sont regroupés des "actions à faire" si on veut faire avancer la machine. ça m'a méchamment fait penser à "Fight club". Beaucoup (trop à mon goût) d'actes "révolutionnaires", et ce malgré la promesse d'actions "non violentes". Dont une marche pour l'environnement.

Désolé de vous cassez dans votre motivation, mais vous pensez sincèrement qu'une marche "pour l'environnement" va faire changer d'avis nos dirigeants ? Qu'ils vont se dire "hey, il y a du monde dans les rues, arrêtons de nous faire des milliards en vendant notre essence qui pollue et un nouvel iPhone par an, ça risque de péter" ?
Ah ah. désolé de vous dire qu'ils sans batte la race. Mais genre bien vnr. Donc désolé mais ça sera sans moi. Désolé. En plus le jour de la marche, je crois bien que j'ai piscine ou Aquaponey.
Combattre "la montagne d'or" ? Si effectivement il faut revoir le projet (parce que les piscines de Cyanure... pas dit que ça risque pas de merder, même si en théorie, comme à Fukushima, tout se passe toujours bien hein). , je doute que de combattre "un projet" résolve le problème de l'environnement dans le monde.
Boycotter la SOGE parce qu'ils financent des projets "dégueulasses" ?
Ah c'est évident que tout le monde va se barrer de la SOGE pour protéger l'environnement. Elle est là la solution ! "lol".

Et ce qui revient souvent c'est le "devenez vegan ou végétarien".
Autant dire que si t'es Vegan, tu peux pas porter de Stan Smith (bon on me fait signe à l'oreille que l'on vient d'inventer des Stan SMith Vegan... on arrête pas le progrès). Et on parle des AppleAddicted qui changent tous les ans leur téléphone pour être "in", parce que le dernier est juste "amazing" ? Niveau pollution, ils en tiennent un bon morceau. Je sais qu'à Paris, des BOBO armés des dernières Stan Smith et du dernier iPhone mais "pro environnement à mort", il y en a quelques uns...
Au delà de ça, fuck les fabricants de smartphones qui rendent le prix de la batterie plus cher qu'un téléphone pour que tous les 2 ans tu sois plutôt tenté de changer de tel, que de changer de batterie. Typiquement une action que les politiques (non corrompus par les lobbyistes)(il y en a vraiment ? ) pourraient mettre en place.

Moi perso, je pourrais pas être Vegan ou Végétarien. Voilà c'est dit.


Parce que j'aime pas les légumes et encore moins les fruits. C'est physique, ça a bien fait chier mes parents, ça me fout la gerbe, depuis tout petit. Autant vous dire que durant les étés lorsqu'au menu d'une bonne soirée chez un pote il y a "salade composée pour tout le monde", je suis pas mécontent qu'il y ait un Mac Do pas loin de chez lui (oui, je suis un connard, je le sais, pas la peine de me le rabâcher...)
Remplacer la viande rouge (que je ne mange qu'une à deux fois par semaine hein) par des lentilles serait synonyme pour moi d'absence de fer sous forme de nourriture. Alors ça me fait chier de pas changer pour la planète, mais c'est comme ça.
Si on meurt dans 10 ans ça sera aussi de ma faute, et parce que je suis jeune papa, et que de faire un gosse ça pollue (on se donne rdv en enfer pour régler nos comptes, toi qui par chance fait tout bien !).

"Mais en gros, toi tu proposes quoi ? "
Je propose rien, je suis juste un bloggeur non influent. Je fais du mieux que je peux, mais je ne peux guère faire plus. Et je dois bien être blasé qu'on nous dise trop souvent que "c'est de notre faute" alors qu'à des niveaux macroscopiques rien n'est fait.
Je soumets juste mon incompréhension, et le fait que quoi qu'on fasse (sachant qu'on ne fera sûrement rien ou dans tous les cas pas assez), il est déjà trop tard.
En 2000 et des brouettes, Chirac nous bassinait déjà les oreilles à ce sujet, et en 18 ans on a rien fait.
Pourquoi on ferait plus dans les 10 prochaines années ? Parce qu'on en sait plus ? "LOL".

L'incompréhension et l'inaction de nos dirigeants face à ces problèmes me dépasse. Ils seraient tous malades d'un cancer avec 10 ans d'espérance de vie et sans descendance, je pourrai comprendre... Mais c'est loin d'être le cas bordel...
Comment peuvent-ils dormir le soir sans se dire "putain mais merde, 10 ans quoi...Qu'est ce que j'ai fait pour que les choses avancent ? "

Les pays se braquent en ce moment à cause de la crise des migrants... Les gens oublient souvent de se souvenir que tout part de périodes de sécheresse à répétition qui ont fait migrer les gens de la campagne vers la ville, après quoi la guerre les a fait fuir.
Mais on est bien loin de ce qu'il nous attend lorsque dans 2°C de plus, les océans seront 10 mètres plus haut, "Attention crise migratoire en vue !".
Profitez de vos dernières vacances à faire du ski ça sera bientôt collector, allez apprendre à nager et achetez dès maintenant un canot pneumatique (ou un bateau) il sera amorti pour dans 10 ans, croyez moi.

Durant la procréation de notre héritier, j'ai été faire un spermogramme.
J'ai pu constater que 70% de mes spermatozoïdes étaient anormaux. Il y a 30 ans, la norme c'était 30%. Et pourtant je m'en tire pas si mal, dixit le médecin qui l'a analysé.
Voilà, voilà où on en est. Merci les perturbateurs endocriniens et la pollution. Merci très chers dirigeants de nous condamner à devenir stériles à force de vous faire graisser la patte par des empoisonneurs.

Dans 10 ans, seul les FIV permettront de nous reproduire, pour les chanceux qui auront encore quelques bestioles "normales" dans leurs couilles. On appellera la sélection naturelle "in vitro". On est pas si loin de "The handmaid Tales" au final...
ça me blase de me dire qu'il y a de fortes chances pour que mon fils grandisse dans le monde qu'on est en train de lui laisser, et que peut-être il n'aura jamais de descendants.
Mais que puis-je y faire ? Rien.
Même de devenir Vegan ne changera pas grand chose.
J'aimerais bien ne pas faire ces kilomètres tous les jours pour aller bosser, mais mon employeur ne veut rien savoir, et visiblement rien n'a été fait pour développer ça. Les transports en commun ? Le bus... Ou les trains qui puent la pisse lorsqu'ils roulent et où on est entassé façon trains de la mort ? Bof bof. Je suis pas sûr de vouloir y revenir un jour.

Que puis-je y faire pour changer les choses ? Rien. Vu qu'en plus changer mes ampoules ne sert pas à grand chose...
Et ce même si je vais marcher "pour l'environnement" dans quelques jours et que je boycotte la SOGE (chez qui je ne suis pas d'ailleurs).
Mon fils grandira et s'empoisonnera comme tout adulte qui se respecte, et il enterrera ses parents après une future canicule, qui sera décuplée à cause de toutes les clims qui pousseront dans les champignons (avec pour objectif de réchauffer un peu plus l'atmosphère) comme ça se fera sûrement dans les prochaines décennies.

Que puis-je y faire ? Toujours rien.
Je peux garder mon smartphone 3 ans, je serai toujours entouré de connards irrespectueux avec le dernier iPhone, (assemblé par un enfant de 5 ans en Chine) dans un Porsche Cayenne ou un X5 dont ils n'ont aucune nécessité (ou peut-être pour partir à l'aventure "de l'autre côté du périph, dans la jungle"), en se commandant sur leur smartphone, dans les bouchons leur menant à leur job, un nouvel écran plat avec un emprunt Cofidis (l'emprunt qui emmerde les préjugés) pour remplacer l'actuel qui a déjà 3 ans, et qui videront leur cendrier de voiture sur la voie sans à aucun moment calculer que "c'est mal". (ouais, c'est très cliché mais pas tant que ça je suis sûr).

Le seul point positif de tout ça, c'est que ça résoudra le problème des retraites, et que ça fera fleurir le taf des pompes funèbres.
\o/

(Bonne journée, et désolé d'avoir plomber votre après-midi, mais... il fallait que ça sorte).

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08 octobre 2018

Pourquoi je n'ai plus envie de regarder DALS (mais que je vais quand même continuer parce qu'il y a pas grand chose d'autre).

Oui, je regarde DALS (Danse Avec Les Stars pour toi qui vit dans une grotte et qui découvre Internet pour la première fois de ta vie).
La raison ?
La danse. J'ai découvert l'émission il y a quelques années de cela, suite à quoi la miss et moi nous sommes mis à la danse de salon, puis au rock et à la salsa. J'ai surkiffé ma life. Mon seul regret a été de commencer si tard, la danse étant pour moi l'incroyable mélange entre mes 2 passions : la musique et le sport. Et puis ensuite, bébé est né, ce qui a marqué une pause (j'espère) dans ce loisir à 2.

S'il y a beaucoup à dire sur cette émission (entre autre danse avec "LES STARS", sachant qu'une star "française" ça fait bien longtemps qu'on en a pas dit), le casting de cette année m'a particulièrement dérangé. Le manque de parité du jury pour commencer (3 mecs 1 femme, reviens FAUVE !!!).
Au delà des stars de plus en plus inconnues, Anouar Toubali pour ne pas le citer.

(bon avant de faire polémique, n'hésitez pas que si ça pose soucis je me considère comme un intolérant, un connard, un vieux con, et toute l'insulte que vous voudriez me dire : je le sais, c'est bon ? Bon je vais pouvoir argumenter).
Anouar Toubali, est un nain, arabe, ex bègue, qui est comédien. On l'a vu dans "Les kaira" (qui m'a bien fait rire pour le coup), "Taxi 5" et d'autres films (que je n'ai pas vu)(oui ça m'arrive de mater "aussi" des bouses, parce qu'on va pas se mentir, à part le moment ou Ramzy intervient, Taxi 5 est quand même une grosse bouse).
Là où le principe me dérange... Et au delà de toute forme d'intolérance qui consiste à ne pas voir l'handicap des gens, c'est que voilà, Anouard est comme on dit "une personne de petite taille".
Bon, ça arrive, c'est pas bien grave, c'est la vie. Il y a quelques années, ils avaient bien fait participer une "sourde", ex participante à miss France. Pour le quota handicap ? Je ne sais pas...

Sauf qu'est ce que vous vous verriez organiser un concours de saut en hauteur (ou de 100m) en mélangeant des personnes dites "normales", et des personnes dites "de petite taille ? ". Attention je lance un indice : il y a les JO, et les JO "handisports".
Oui, vous l'avez ? non toujours pas ? Eh bien la réponse est non ! Car la personne dites "de petite taille" serait désavantagée, lourdement. Et c'est pas de l'intolérance, c'est juste "physique".

Eh bien la danse, c'est pareil (à mon humble avis). Et si je ne doute pas un seul instant de la beauté du caractère de cette personne, de son incroyable combativité (big up pour ça), de son besoin vital de repousser ses limites, il n'avait pas sa place au casting de la session 2019 de DALS. Mais ce n'était pas au public de le sortir, c'était à la prod de ne pas le prendre.

J'en arrive à mon second coup de gueule : le vote du public.

C'est marrant car mon prochain roman a une notion de "télé-réalité" qui est très importante, et contre toute attente je suis assez fan de télé-réalité" (une certaine forme hein, pas "vous mettez 10 personnes imbues de leur personne dans une boite, vous mélangez, et vous les regardez se prendre la tête dans un français approximatif et superficiel", mais plutôt "vous laissez le public voter").
Sauf que le public qui vote fait trop souvent de la merde.
Je m'explique.

C'était samedi la seconde émission de la saison.
A la première émission, des points avaient été engrangés mais il n'y a eu aucune élimination, par contre avant hier, il y avait 2 éliminations de prévues, prenant en compte les scores de la première semaine et de la seconde semaine.

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Le jury a donc voté, correctement, en mettant les 3 outsiders (de 9 à 12) en fin de peloton, qui eux méritaient vraiment de sortir, par rapport à leur concurrents, à savoir :
9e Basile Boli (ok, donc les footeux de 1980 sont des stars ? Vivement Jean-Pierre Papin et Cantona !)
10e Vincent Moscato, animateur radio (si la personne est bourrée d'auto-dérision, il m'a pas donné de vraiment rentrer sérieusement dans cette compétition).
11e Jeanfi Jeansens (???) (il suffit de voir la longueur de sa fiche Wikipedia pour voir à quel point le mec est méconnu et n'a rien d'une star. Je ne savais même pas qui s'était "en dehors de DALS". Bref. )

Et là, on fait la grosse connerie de laisser le public voter, bilan des courses, se retrouvent dans le "duel à 3" (où 2 équipes sur 3 seront éliminées) :
Terence Telle et Fauve Hautot (6ème), Carla Ginola et Jordan Mouillerac (5eme) et Anouar Toubali (7eme ex aequo avec une ex miss France).

Voilà voilà.
Les gros nuls qui ont un peu de charisme et de fans on les garde (même s'il faut débourser 0,99€ hein...), mais les gens qui ont du talent ou qui doivent se donner 2 fois plus que les autres, on les dégage.
(bon au delà de tout ça, les gens qui envoient des SMS surtaxés pour encourager leur favori, c'est les mêmes qui font des emprunts COFIDIS et qui regardent TPMP vous pensez ? )
TOUT. VA. BIEN.

C'est à dire que moi, à un moment, je pensais que c'était la danse qu'on jugeait, pas la notoriété de la personne...
Nan parce que dans ce cas là, les finalistes sont faciles à trouver, ça sera : Pamela Anderson (GROSSE star "Française", merci à sa plastique de faire de l'audience) vs Clément Remiens (non pas qu'il soit célèbre, il a juste des pectoraux, c'est sans doute pour ça qu'il danse tout le temps torse nu) avec une 3ème place pour miss France (parce que bon, elle a quand même des jambes interminables et perso c'est mon grand kiff).

J'avais passé le même coup de gueule, à une lointaine époque où je regardais "La nouvelle Star", un 2 juin 2010, environ (merci google).
Ce quart de finale opposait Ramon, Lussie, François et Luce.

Je vous laisse deviner qui est qui ?


Lussie, la grande asperge (habituée des concerts) qui était bien plus talentueuse que Luce (la petite ronde)(qui a d'ailleurs par la suite suivi un important régime), s'est faites sortir, bien contre l'avis du jury qui avait estimé ce jour là que le public votait n'importe comment. (allez, traite moi de grossophobe et de faire du bodyshaming, vu que c'est la mode lorsqu'on dit que le physique y est pour quelque chose... au moins ça sera fait et puis je suis déjà rôdé, on me l'a reproché dans mon premier roman, donc bon...).
Ce soir là, le talent n'était pas au rdv, juste la popularité.
Une fois de plus.

Pour un peu, je rajouterais presque un chapitre à mon livre, tiens...

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28 septembre 2018

Bientôt un long week-end prolongé dans la campagne.

Dans un patelin de 600 habitants.
Mais "ouf", on aura la WIFI (qui compensera l'absence de télé... tant pis, on se matera des replay).

Mais je dois bien admettre que depuis la naissance de bébé, la notion de "repos", de "week-end", de "vacances" est maintenant totalement différente d'antan.
Avant, c'était synonyme de "on va rien faire, se lever à pas d'heure, découvrir au hasard des nouvelles villes, us et coutumes".

Maintenant c'est synonyme de "on va faire plein de choses ! Enfin surtout si on est pas trop claqué après la nuit où le réveil (s'il n'y en a qu'un) sera aux alentours de 6h. Où il faudra vivre en fonction des desirerata des siestes de bébé, de ses désirs de biberon, etc etc.
Le mot "grasse mat" est définitivement sorti de mon champ lexical.
A dire vrai, cela fait 2 nuits que je dors moins de 6h. On ne sait pas vraiment la raison pour laquelle bébé pleure en ce moment toutes les heures/1/2h ou 1/4h et s'arrête (parfois) une fois sur nous. Le cododo (comprenez dormir avec un bébé sur vous) est à pratiquer avec parcimonie (pour ne pas dire à proscrire), du coup on a pas trop de solutions à part étudier toutes les raisons pour lesquelles son sommeil pourrait être perturbé, et boire des hectolitres de café.
il semblerait que le coupable soit un vulgaire rhume, qui l'empêche de correctement respirer... Ou alors c'est le froid ? (vu qu'il est impossible de relancer le chauffage malgré les bonnes grosses chutes de température) 18°C c'est peut être limite... Ou alors c'est les dents du haut ? Ou alors l'heure passée dans la salle d'attente du pédiatre il y a 2 jours.
On ne sait pas. On ne saura probablement jamais. Vivement qu'il soit ado, et qu'on le réveille toutes les heures en souvenirs de nos nuits blanches...

L'airBNB où on va est en plein milieu d'une grande forêt. Il y a des chevaux à coté de la baraque. Et il faut prendre la voiture pour aller chercher des croissants. Youpi. 
Je suis partagé entre être blasé de cet éloignement de tout et être impatient de vivre cette nouvelle expérience. La fatigue de ces deux derniers jours plus le sport de ce midi (et je ne parle pas de la session de sport de ce soir) me pousserait plus vers l'hypothèse #1 : je suis fatigué à l'avance de cette petite escapade dans la verdure.
Mais bon, "l'assistante maternelle" étant en congés, quitte à ce qu'on garde bébé, autant nous barrer de chez nous, histoire de ne plus entendre ces putains de travaux de réfection qui n'en finissent pas. Ils auraient du être finis depuis quelques semaines, mais on en est visiblement même pas à 50%. Presque un an de retard. Bien joué les gens...

En attendant que ce satané week-end prolongé ne commence, je glande, comme d'hab, en attendant que la correctrice me renvoie les 2 derniers tiers de mon futur roman.
Je stalke sur Facebook. J'insulte intérieurement tous ces gens qui passent leur journée à poster des "messages philosophiques" sur leur mur, et à les liker, en me demandant "mais, c'est quoi le but ? que les autres gens vous lisent ? Ou c'est pour vous rassurez ? ". Idem pour ceux qui pronent la théorie du complot et qui poste article fake sur article fake. Ils sont fatigants aussi ceux là. Rassurez-vous je m'en suis déjà désabonné, mais des fois j'y vais comme ça, pour me faire du mal.
Je pense être un des rares qui fait régulièrement du tri dans ma liste d'amis, dégageant ceux à qui je n'ai pas parlé depuis plus d'un an, ou avec lesquels je n'avais qu'un vague contact, ou en rapport avec une précédente vie.
Je doute qu'un mec qui a 1000 amis passe ses journées à regarder le mur de ses amis, et qu'il doit en avoir 10 à tout péter qu'il mate.  Et encore, s'il les mate. Non la plupart du temps "il ne va jamais sur FB, il n'a pas le temps et est content de voir le temps qu'il a gagné depuis qu'il n'y va plus ! ". Le reste du temps je masque aussi les gens qui "tag d'autres gens" (souvent les mêmes) à partir de groupe du genre "Tag quelqu'un qui a cette gueule au réveil" et autre "Tag quelqu'un qui tient pas l'alcool en soirée". Ce genre de groupe devrait être interdit/banni tellement c'est useless. 
Le truc trop "lolilol" qui pollue bien ce putain d'ex réseau social qu'est Facebook ou face de bouc pour les intimes (quoi que, c'est un peu hasbeen comme blague, ça non ? ).
Parfois je m'aventure sur Twitter, pour voir quel est le jugement en cours (vous savez le "tribunal Twitter"), quel humoriste a encore sorti une blague "borderline", quel politique est encore en train de se faire défoncer, où en est la baston "Quotidien vs TPMP", que devient Corine Sy, quel est le dernier lien amazon "affilié" que machin va poster (en prenant bien soin de ne pas répéter à chaque fois "hey, je me fais des thunes si vous cliquez sur ce lien hein, non il invente un prétexte bidon à chaque fois), et autre sondage qu'une tel va poster juste pour avoir du clic donc la dopamine (qu'on peut avoir aussi en se masturbant... Et au moins on fait chier personne ! Sauf si c'est dans le métro, mais bon c'est une autre histoire...). Je mate aussi les derniers tweets de ces dessinateurs pointant vers leur instagram, encore pour flatter leur égo.

Dieu sait pourtant à quel point je suis quelqu'un d'égocentrique, mais cette course aux stats dans le monde Internet actuel me donne tout simplement la gerbe.
Et je ne parle pas des influenceurs, youtubeurs, et autres... Je trouve ces métiers... Enfin c'est bien simple, je ne pense pas qu'on devrait vivre de ça. Voilà. Mon côté #vieuxcon et #blogeurnoninfluentdelapremièreheure. Sans parler de toute cette jeune génération qui veut devenir "youtubeur" parce que tu branles rien de la journée et t'es payée, et surtout "si tu as aimé cette vidéo pouce bleu et partage :!!!"

Voilà, la fatigue c'est fait, Facebook et les posts c'est fait... AH MADEMOISELLE DÉJEUNER ?
Je ne crois pas en avoir parler ici, mais j'en parlais souvent dans mon dernier blog...

Cette demoiselle en question fait partie d'une de ces nanas avec qui ça aurait pu le faire, mais "ou pas" vu qu'à l'époque soit j'étais pas célibataire, soit elle l'était mais je l'étais pas.
A une époque, elle était avec un mec, lequel était avec une nana également. C'était sa maitresse officielle. Naïvement, elle s'attendait à ce qu'il l'a plaque pour officialiser sa relation avec elle, alors qu'il ne lui avais jamais promis d'ailleurs... : "tu comprends "je suis bien plus jolie qu'elle (preuve à l'appui...)" me disait-elle, convaincue qu'il changerait sa vie pour elle.
Ben ouais, mais tu connais pas les mecs ma pauvre... Il ne la plaquera jamais, et préfèrera une nana "moche mais stable" qu'une "mignonne mais peut être trop excentrique/coquine comme toi", question de stabilité.

ça n'a pas loupé, et j'ai été le premier vers qui elle s'est tournée lorsqu'il a mis fin à leur relation "salement" selon elle.
J'avais tellement envie de lui dire "je t'avais tellement prévenu" mais je me suis retenu ce jour là.
Bref, cette nana est une éternelle célibataire avec option "propriétaire de chat" ce qui augmente les probabilités qu'elle tourne vieille fille. La raison ? Au delta d'être un peu trop naïve (ça on va dire que c'est humain...) elle bosse trop, et ne s'accorde pas beaucoup de temps pour rencontrer du monde.
"Pourquoi ne lèves tu pas le pied ?
" Je le lèverai lorsque j'aurai rencontré quelqu'un".

Oui mais non miss, c'est pas vraiment comme ça que ça se passe...
Son fameux taf qu'elle devait quitter il y a 2 ans de cela, suite à un burn out, mais dans lequel elle est toujours.

J'ai adoré ce dernier email auquel elle ne m'a pas répondu, où je lui disais "alors, quoi de neuf niveau taf et amour ? "
Elle aurait pu me répondre "rien, je ne fais rien pour avancer dans ma vie et je vais sûrement finir vieille fille lol, et toi ça va ? bébé grandit bien ". Mais elle a préféré "oublier" de me répondre (forcément, étant en vacances "avec ses parents" elle a autre chose à faire et c'est bien connu les mails s'autodétruisent au bout d'un certain moment...), plutôt que "d'admettre/d'assumer" ses choix (qu'en tant que connard j'estime être mauvais). J'ai du mal avec les gens qui n'assument pas, au cas où tu ne l'aurais pas encore compris.
C'est con, car elle est vraiment mignonne, pétillante, (en plus elle kiffe les talons et d'envoyer des sextos à son homme <3 ) loin d'être bête... Mais voilà, à force d'attendre le prince charmant, c'est la ménopause qui va venir lui dire bonjour sous peu...
Dire qu'à un moment elle m'avait confié être prête à "faire un bébé toute seule" et que je m'étais dit "est ce que je serais prêt à en être le géniteur ? ". Dire qu'elle m'avait aussi dit "être maman pourquoi pas, tant que j'ai toujours du temps sans bébé pour aller faire les boutiques". 
Mais "ou pas" en fait. Tellement ou pas...

Voilà, je crois que j'ai le tour de tous les sujets "agaçants" qui polluaient mon esprit du moment.
Sur ces belles paroles, je te souhaite un bon week-end, lecteur/lectrice de passage, lecteur/lectrice troll qui se fait passer pour quelqu'un, lectrice habituée qui me doit toujours un email ou je ne sais pas qui.

Bisous !

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24 septembre 2018

Souvenirs.

Il y a quelques jours, je suis retourné faire un match dans un gymnase, dans lequel je n'avais pas mis les pieds depuis... une éternité.

Tout un tas de souvenirs m'a explosé à la figure.
Des souvenirs d'une époque tellement révolue...
Synonyme de mon arrivée sur la région parisienne, en... 2002 ?
Premier appart, un trou à rat de 15m², que je payais 450€. Le plus difficile était surtout l'absence de parking, les chiottes turques sur le palier, et mon voisin (se disant islamiste, ah ah), bourré H24, et qui tombait lourdement la nuit, juste en face de ma porte, après avoir cherché ses clés et essayé de longs instants à ouvrir sa porte, qu'il claquait aussi fort que possible une fois chez lui.
Je m'étais fait tej de mes colocs, car on avait des modes de vie trop différents (surtout au niveau des tâches ménagères, que je ne faisais pas). Un mal pour un bien. L'asiatique, était instrumentiste à l'orchestre national de Paris, et passait sa vie en déplacement, je me souviens qu'il filait du pognon à ses parents, des commerçants qui galéraient à finir les fins de mois, et qu'il avait le livre qu'avait écrit Jospin sur sa table de chevet (l'année où Chirac faisait face à Jospin). Ce n'est qu'après que j'ai compris pourquoi il était compliqué pour ne pas dire suicidaire que d'évoquer mes penchants politiques avec lui... L'autre coloc lui non plus n'était pas souvent là. Il préparait des concours de piano et vivait des prix qu'il gagnait. Dans sa chambre c'était un défilé de plan cul tous les jours ou presque (lorsqu'il était là). Toutes des musiciennes, qui se refilaient son numéro, et visiblement, toutes avaient droit à l'entrée par la petite porte (c'est en tout cas ce qu'il m'a dit lorsque je lui ai demandé), ce qui m'a toujours interloqué/fasciné (mentait-il ? personne ne le saura jamais...). Je les entendais jouir dans sa chambre qui était collée à la mienne. Pas un mal que je me barre.
A l'époque je jouais à Diablo 2, sur un écran cathodique. En tâche de fond, il y avait iMesh, Napster eMule et Morpheus. Je téléchargeais sans pouvoir m'arrêter tellement je (re)découvrais Internet avec le haut débit. Je venais de plaquer une jeune nana en hypokagne, car je n'envisageais pas vraiment les relations longues distances et de nous voir deux fois par mois. C'était la seconde femme que j'ai eu l'honneur de dépucelé, rencontrée sur caramail. Il n'y a pas de mystère...

Arrivé à paris, je ne savais pas dans quel club aller (vu le grand nombre de clubs au m²), et c'est une petite blonde, rencontrée à un tournoi, qui m'a indiqué son club, dans lequel je me suis inscrit, ayant pour objectif secret de la pécho. Je ne l'ai au final pas eu elle, (son kif c'était les gens n'étant pas de ma couleur de peau) mais une autre, qui était un bien meilleur plan.
Dans mon petit appart nous faisions l'amour, à la manière de mon coloc d'antan. Je la revois mettre sa tête sous l'oreiller lorsqu'elle me faisait signe de terminer l'acte, en levrette.

Je roulais dans une 205 qui perdait de l'huile, et 2 soirs par semaine je galérais à trouver une place aux alentours de chez moi après l'entrainement. J'achetais des packs d'eau gazeuses qui squattaient mon coffre, et que je buvais à l'appart. ça me permettait aussi de... me dépanner lorsque j'avais la flemme de sortir pisser sur le palier (WOUAH mais c'est crade ! ouais mais bon, c'est connu que ce blog est sans filtre, non ? pis bon c'était "dedans" la bouteille... Vaut mieux ça que dans la douche, non ? ). Lorsque je ne matais pas de Divx, je jouais à Warcraft 3 en ligne.
MSN Messenger était mon quotidien. J'ai commencé mon premier blog à cette époque également... Et j'ai également rencontré plein de monde, surtout du mondE, certaines avec lesquels je suis toujours en contact, d'autres pour qui notre relation n'aura duré qu'un mouvement de cil... Des bons, comme des mauvais souvenirs également.

De 4ème remplaçant, je suis passé second titulaire dès le second match, suite à des blessures à la chaîne. Mon amoureuse "de l'est", qui était fiancée et promise à un macho une fois sa saison terminée venait m'encourager les dimanches. On s'envoyait des SMS, vu qu'on ne pouvait guère s'envoyer plus...
Le système de chaufferie des douches du gymnase se mettait à faire un bruit bizarre après quelques instants d'utilisation, ressemblant à des cris de Chewbacca de la guerre des étoiles. 16 ans plus tard, ce bruit est toujours là.

Durant cette période, j'ai brillé. J'ai pleuré. J'ai cherché à exister, comme je le pouvais. 
J'ai fait du banc, victime du favoritisme injustifié du coach. J'ai mis des grosses chiches aussi. 
J'ai pleuré lorsqu'elle est repartie dans son pays, ne sachant pas si elle reviendrait l'année suivante... Elle allait dans un cybercafé pour m'écrire, mais pas trop souvent car ça coûtait cher. Et puis j'ai pleuré lorsqu'elle est revenue, suite à notre rupture, quelques semaines après son retour, n'étant pas assez stable dans ma tête et dans ma vie pour lui offrir ce qu'elle attendait, un enfant. Son voisin de palier, lui était prêt. 

J'ai mordu, jusqu'au sang ou presque, au dernier match de la saison, lorsque pour le fun, mes partenaires m'ont attrapés pour me couper les cheveux. C'était pour de rire, mais j'ai porté des ecchymoses aux bras, aux endroits où ils me tenaient, alors pour de rire je les ai mordu pour me défendre, et je leur ai asséné des coups de pied au visage, lorsque j'étais sur le dos, tenu par les 2 bras, pour qu'ils me lâchent, qu'ils me laissent souffrir et me souvenir à jamais de cette "petite agression" qui n'en était pas une. Je n'ai plus jamais remis un pied dans ce gymnase après ça, et j'ai mis de côté cette période là de ma vie, qui avait ses chouettes moments, et ses moments tragiques.

Et puis vendredi soir, j'y suis retourné. Mon cœur battait fort, de refaire face à ce passé. L'endroit et les environs me paraissaient tellement familier.
L'équipe féminine s'entraînait avant, comme par le passé. Des grandes asperges, pour la plupart de moins de 25 ans. Je ne les avais pas encore lorsque j'y étais "avant".


Après le match, j'ai demandé si "des gens" de l'époque où j'y jouais étaient toujours là. Quelqu'un m'a dit "je te reconnais... Tu t'entraînais avec mon père, non ? "
Wouah. Il avait peut-être 8 ans à l'époque, il en a 24 maintenant.
PAYE TA CLAQUE DANS LES DENTS.

J'ai ressorti les photos qui traînaient sur un de mes albums photos de mon profil FB. Il était là, à côté de son père, et de l'équipe avec laquelle j'ai évolué ces 2 années là.

En me perdant sur mon scooter, en rentrant chez moi, je repensais à cette époque, et à tout ce qui avait changé.
Mon appartement, ma voiture, ma vision de la vie, mon statut de papa, et l'informatique (les cathodiques, MSN messenger et autre caramail, la taille des disques dur, les webcam "SD", outlook messenger), le téléphone (où à l'époque on ne pouvait QUE envoyer des SMS et faire du serpent, voire pour les plus avancés, il était possible de personnaliser sa sonnerie...), et tout le reste.
Je dis souvent que lorsque j'étais arrivé dans cette équipe j'étais le plus jeune, et lorsque je me suis résigné à lever un pied sur la compétition, j'étais le plus vieux, une boucle était bouclée.

Et pourtant... Je suis, j'étais, je serai toujours là.

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13 septembre 2018

Fini.

ça y est.
Pour la 4ème fois, j'ai enfin fini mon second roman.

Si je l'avais terminé 3 jours plus tôt, la correctrice aurait déjà commencé à tafer sur les corrections, mais ayant mis un peu plus de temps que prévu, je ne pourrais guère attendre mieux que mi octobre pour récupérer un beau "bébé totalement corrigé/remis en forme".

Certes, en théorie c'est un job qui est fait une fois le roman validé par une Maison d'Editions, mais afin de me donner un maximum de chances, je préfère faire ce travail en amont.
Ensuite, ça sera l'envoi, et ensuite... il faudra patienter.

Entre 4 mois, et un an pour les plus longs... Sachant qu'à ce petit jeu, en général le premier qui répond est le premier servi. Surtout qu'environ une ME sur deux précise que si ça ne les intéresse pas, ils ne répondent pas.
Lorsque vous acceptez une microscopique ME, et que 6 mois plus tard un géant vous dit "c'est ok pour nous" mais que vous avez déjà signé avec la plus petite... Vous avez bien les boules.
Vous avez les boules, et en même temps, vous êtes publiés, donc bon. C'est déjà ça.

Je crois que j'ai terminé l'écriture un peu comme si je m'en débarrassais. En mode saturation.
J'ai commencé l'écriture aux alentours de 2013 je crois... Alors certes, il y a eu des moments où je n'ai rien écrit, car je me consacrais à mon premier roman, mais ça date un peu. Il était temps que ce projet arrive à terme. Maintenant je n'ai qu'une hâte, qu'il soi publié pour (être riche, célèbre, acheter un chalet à Annecy) passer à autre chose.

Mais du coup, ça fait un vide.
Je me retrouve une fois de plus à glander derrière mon écran.
Les lendemains d'entraînement, en plus du manque de motivation il y a la fatigue physique et la petite nuit (car l'endormissement après le sport est compliqué) qui n'arrangent pas les choses et ne facilitent pas la concentration.
Je ne peux même pas dire "vivement le week-end", car c'est synonyme de pleurs, de corvées ménagères, de petits moments en famille certes mais aussi d'autres moments relou.
Partir loin, en tête à tête, redécouvrir un pays. Dormir une nuit de huit heures sans être réveillé par des pleurs le matin... (ou la nuit).

Lundi j'ai vu ma psy pour la dernière fois avant... Que j'y retourne (mais ce n'est pas planifié).
Bon, il ne s'est pas passé ce que je m'étais "fantasmé" pour une dernière séance, mais je l'ai sentie émue. Elle m'a dit que contrairement à d'autres personnes à qui elle disait "c'est une mauvaise idée d'arrêter", essentiellement ceux qui arrêtent pour fuir la réalité, elle m'a dit que c'était pas mal. Enfin que "j'étais prêt à passer à autre chose", qu'on avait pas mal bossé tous les deux.
Elle ne pense pas que je ne reviendrai pas... Pour ma part, je pense que si j'y retourne c'est que "quelque chose de grave" a eu lieu.
Même si je pense que je pourrai y aller toutes les semaines, encore et toujours, j'espère ne pas y retourner. Mais, ma psy, me manquera, indiscutablement.
Mais bon, c'est une bonne chose, arrêter certaines choses permet aussi d'avancer.
Si si. Enfin j'espère.
Enfin je sais pas.

Dehors il pleut.
Si pour certaines choses (dois-je vraiment les mentionner ? ) j'adore cette période, pour d'autres, typiquement rouler en scooter, je la déteste.
Sur ces belles paroles, il est l'heure pour moi de prendre mes clics et mes claques pour aller trouver ma chère et tendre, bébé (son sourire et ses hurlements), et se mater le replay de "burger Quizz" d'hier soir, en tâchant d'en profiter étant donné qu'il est peu probable qu'il y ait une autre saison avant... quelques années.

 

Posté par 36ansbientot40 à 17:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 septembre 2018

La fin d'un cycle. Un de plus.

Après des mois d'attente, ça y est, je suis fixé sur mon sort.
Fin décembre, je dirai adieu à une mission qui aura duré 3 ans et 3 mois.

Un peu comme le sport, dont le premier entraînement aura lieu ce soir, je sors de ma période de confort. "Pour me remettre en danger" avais-je écrit...
Oui, et non.

Il y a une certaine forme d'excitation dans la découverte d'un nouveau taf. Mais parfois on peut rapidement déchanter.
Et puis il y a toujours le fait de savoir ce qu'on quitte sans savoir ce vers quoi on va aller, qui est très angoissant... Ici on joue aux jeux vidéos entre midi et deux, on fait des barbecues entre nous et parfois on va même faire du sport sur l'heure du repas.
Et puis je connais tout le monde, et tout le monde me connaît. Je sais comment travailler pour que tout se passe bien, et les gens savent comment communiquer avec moi pour que je travaille.
Pas de chef relou ou de timing stressant à respecter, ici c'est à la cool. Idem pour les horaires.
C'est bien ça qui m'angoisse, le fait de retrouver un truc qui ne serait plus à la cool, mais qui serait en mode "rush time permanent".

Mais bon, si au niveau du sport le choix m'a été imposé sans vraiment que je m'y attende, ici je savais que ça finirait par arriver, c'est le principe même d'être en société de services, le fait d'accepter de pouvoir changer régulièrement de taf.
Au-delà de l'ambiance générale, de la possibilité de pouvoir continuer librement à facebooker et gmailer entre midi et deux mais surtout entre 9h et 18h, il y a aussi la géolocalisation de mon futur emploi.
On m'a parlé "vite fait" d'un poste pouvant m'intéresser. J'ai regardé où c'était, et j'ai juste pleuré... Aujourd'hui je mets 25 minutes (grosso modo) en 2 roues pour venir tafer, et si demain j'acceptais le poste, là où je bosse actuellement serait le premier tiers du trajet... Je ne parle pas des transports en commun où j'arriverais sur du 1h40 de transport aller, et autant pour le retour (si tout se passe bien hein).
Donc la future réponse si l'on me propose ce poste sera "non, trop loin".
Là, il n'y aura plus qu'à espérer qu'un commercial en face de moi ne me dise pas "tu sais, 1h30 c'est la moyenne du temps de transport que font les gens en IDF. Si tu refuses, ça peut être considéré comme une faute grave... Donc tes mignon, tu dis oui et tu fermes ta gueule"
ça aussi ça m'angoisse.
Parfois, l'employeur (chez qui la mission aura lieu) a plus de jugeote que le commercial, et demande lors de l'entretien : "vous habitez où ? Combien de temps vous mettriez pour venir ?".
Et puis d'ici quinze jours (déjà/enfin) j'aurai un bon argument le matin : "je ne peux pas partir de chez moi avant 8h45, c'est l'heure à laquelle je dépose bébé chez l'assistante maternelle..."

En vrai je suis terrorisé.
Je me rends compte que j'ai bien changé de caractère, et que je suis moins friand comme j'ai pu l'être par le passé de repartir à 0 avec un tableau noir vierge sur lequel je dois tout réécrire. Ici les gens connaissent mon passé (les FC de madame, la sortie de mon livre, mon humour) et mon présent (bébé, mes nuits blanches avec bébé, mes passions pour les talons).
Et puis je n'ai plus grand chose à prouver, ça a déjà été fait. Sans parler des entretiens techniques. ça, ça me fait flipper...
Recommencer à préparer des discussions avec des experts techniques qui me colleront sur des points que je n'ai jamais abordé ou étudié, ce qui me replongera dans la mauvaise conscience sur tout ce temps passé à correspondre/glander/stalkermesexssurlenet/ragersilencieusementsurlesgensdeTwitter/rienfoutre plutôt que d'être curieux, autonome et "autoformé permanent" comme mon taf de programmeur l'exige.
Un poste pour devenir chef de projet ? Pourquoi pas. Le problème c'est toujours qui est au dessus/en face... Tomber sur un connard qui comprend rien aux problématiques techniques qui voit juste l'investissement financier et attend des résultats, et qui met 8 barres de pression sans capter que s'il y a du retard c'est en partie de sa faute. Sans parler des caractériels qu'il faudrait gérer...
Je sais pas.
J'ai fait par le passé, ça s'est bien passé.
Bon à part mon burn out qui s'en est suivi, ma nana qui est devenue mon ex, notre appart qu'il a fallu vendre, l'autre grosse moche qui est arrivée dans ma vie sous la forme d'un mannequin, et le placard au taf dans lequel j'ai fini parce que j'avais pas convaincu mon boss (mais qu'il était pas capable de me dire en quoi je l'avais pas convaincue) : mais le projet a été livré en temps et en heure.
Une lointaine époque ça aussi... il y a 8 ans.
j'avais morflé pour le virage de la trentaine à cette époque... Cette nouvelle vie s'était jetée à mes pieds, sans que j'ai rien demandé à personne... Moi qui attendais juste paisiblement que madame tombe enceinte...
Et pan, Monsieur est cocu, il faut revendre l'appart est tout reprendre à zéro.
Génial.

Ce soir donc, sport pour me changer les idées.
Je suis tellement zen que j'en ai rêvé toute la nuit de ce premier entraînement dans une nouvelle équipe.
Sachant que c'est assez débile d'angoisser comme je peux le faire... Le coach m'a vu joué, il me connait car il m'a vu évoluer plus d'une fois dans le championnat, c'est pas "au dessus de mon niveau", alors quoi ?
Je sais pas. La peur de me rendre compte qu'une année de plus au compteur rend les choses d'autant plus dures. CMB.
Sans parler des petites nuits qui se multiplient depuis bientôt 6 mois et qui font que je suis pas au mieux de ma forme.
6 mois déjà. Wouah.

Sans parler de l'appréhension de "m'absenter 2 soirs par semaine" en "abandonnant" madame, seule avec bébé, alors que je pourrais l'aider à s'en occuper. Surtout si c'est une soirée de merde comme hier, ou bébé a décidé que non il dormirait pas de 20h30 à 6h comme tous les jours, mais qu'il resterait éveillé (en mode pile électrique ingérable) de 21h (après 30min de dodo) à 23h30, en rendant fou ses parents, avant de s'endormir sur son bib.
Par moment je comprends mieux l'égoïsme de mon père, qui préférait consacrer du temps pour lui plutôt que pour sa famille ou ses enfants (surtout moi), lui qui passait sa vie la tête dans ses projets perso mais toujours pro (c'est l'avantage lorsqu'on est profession libérale, il n'y a parfois pas vraiment de frontière entre le perso et le pro...)
Lundi soir je verrai pour la dernière fois ma psy, faute de budget à cause de l'ass mat. Je sais pas si c'est une bonne idée, mais une fois de plus : pas le choix. N'étant pas encore rentier ou écrivain célèbre qui touche masse de thunes, il faut faire des croix sur certains luxes, elle en faisait partie.
Elle a demandé à ce qu'on se voit une dernière fois, pour faire un bilan (lundi prochain donc).
Je doute que ce bilan ressemble à celui que je m'étais imaginé dans mes fantasmes lubriques que j'ai pu avoir avec elle (car oui, ma psy m'a toujours fait fantasmé malgré le fait qu'elle n'ait jamais porté autre chose que des gros collants noirs, son côté "godiche un peu perchée à côté de ses pompes", grande et mince (et maman)).
Je ne lui ai jamais dit. Je ne pense pas que je lui dirai, ça risquerait de tout gâcher.

Je crois que la rentrée pour moi n'aura jamais été aussi différente que les précédentes années.
Thats life.

Posté par 36ansbientot40 à 14:52 - Commentaires [2] - Permalien [#]
24 août 2018

Youpi c'est la rentrée.

11 chapitres à écrire, 5 à réécrire.
Voilà le bilan de mon été.
Enfin oui et non, j'ai appris d'autres choses : un bébé à 5 mois à la plage ça sert à rien, et faire l'amour dans une douche à l'italienne c'est cool et possible, même si madame a des pertes.

Tout ça est passé bien trop vite (pas la douche hein, les vacances). Je voyais ça avec énormément d'angoisses, comme d'hab, mais dans l'ensemble ça a été cool, même si pour le coup je regrette de ne pas avoir pu plus profiter un peu plus de ma famille.

Durant les premiers échanges avec une partenaire éventuelle, il devrait y avoir la question : "passer des vacances en famille ça veut dire quoi pour toi ?".

Ma sœur a corrigé mon manuscrit, dans sa 3ème mouture, me donnant suffisamment de grain à moudre pour en faire une 4ème. Elle se proposait de m'aider à le recorriger une fois qu'il serait réécrit, allant même jusqu'à réécrire certaines phrases.
Mais le délai chez elle, c'est compliqué (Déjà qu'elle aurait du profiter des 2 semaines de congés avant qu'on se voit pour le finir, mais qu'elle l'a au final terminé vite fait une fois sur place, limitant le temps imparti pour trouver de nouveaux éléments de scénarii crédibles...)
"Une correctrice me ferait ça en 2 semaines pour 700€".
- je te le fais pour moitié moins, me propose t elle.
"Et niveau délai ? "
- Tu tolères combien de temps de retard à ces 2 semaines ?

Elle n'arrive pas à comprendre que contrairement à elle qui veut attendre sa retraite pour écrire ses romans, moi je cours contre le temps, j'ai mis du temps à écrire alors il faut que ça avance rapidement maintenant. C'est pas comme si j'étais sur ce projet depuis 2014... Pas forcément non plus envie de la presser tous les jours en mode "t'en es où ? ".

Le retour au taf a été compliqué.
Essentiellement parce que je n'avais pas grand chose à y faire. Les prochaines semaines ne s'annoncent guère plus remplies, ce qui me laisse pas mal de temps pour écrire (si encore j'avais la motivation), me laisse supposer un prochain changement de mission. Raison de plus pour clôturer ce projet artistique avant d'arriver dans une nouvelle boite, dans laquelle il me faudra un peu de temps histoire de faire mes preuves, avant de recommencer à glander.
Une des rares raisons pour laquelle j'ai apprécié de revenir bosser, au delà des collègues qui dans l'ensemble sont plutôt bons délires, (et parce que les travaux chez moi donnent pas vraiment envie d'y passer ses journées tellement c'est bruyant) c'est parce que j'ai plus à entendre bébé qui chouine (malgré le fait qu'il grandisse bien et soit adorable lorsqu'il rigole, mais tellement relou lorsqu'il chouine) bébé qu'il faut occuper (et ce syndrome en mode "je suis un papa indigne lorsque je suis sur ma tablette au lieu de profiter de lui), et la maman de bébé qui peste dès le matin sur bébé parce qu'il n'a pas d'appétit (ben oui là il fait ses dents...), ou qui me demande "je lui mets un sweat pour sortir ou pas ? " et autre "je lui mets une gigoteuse ou juste le pyjama pour cette nuit ? " comme si j'avais la réponse en tête.
Elle sait bien nager mais pourtant, c'est la championne pour se noyer dans un verre d'eau putain. Pourquoi je suis pas tomber sur une meuf sûre d'elle ? Elle aurait apporter un peu de sérénité à notre couple...
Dans quelques semaines, la maman aussi reprendra le boulot après son long congé mat de presque un an, ce qui voudra dire changement de rythme de vie, avec les matins durant lesquels je devrai amener bébé chez l'ass mat (et donc me lever une heure plus tôt pour gérer le transfert de bébé de la part de la maman qui part tôt...).
j'angoisse déjà à l'idée d'y penser.

ça plus le sport, et cette nouvelle équipe dans laquelle je vais commencer à jouer d'ici une semaine. Je ne pourrai sûrement plus aller vider mon sac 2 fois par mois chez la psy, "budget ass mat" oblige venant sévèrement creuser dans mes finances, et qui ne me permettra plus de prendre 100€/mois pour moi. Lundi prochain risque d'être ma dernière séance... c'est triste.
Peut-être que si j'étais pas propriétaire, j'aurai plus de sous pour en profiter ? (oui c'est une dédicace pour toi... madame bim!)

Je me sens perdu dans toutes ces angoisses autant que régénéré par ces vacances, prêt à aller de nouveau de l'avant. Hier j'ai couru avec des collègues de taf entre midi et deux, et j'ai été ravi de voir que 3 petits jeunes (dont le plus jeune est né l'année où je passais mon bac...) étaient bien derrière moi en mode "fin de leur vie". Alors certes, ils ne courent jamais ou rarement du coup l'âge ne joue pas uniquement, l'entrainement joue pas mal... Mais pour le coup, niveau égo ça m'a fait du bien de voir que malgré mon âge avancé et avançant, j'étais toujours là physiquement, et ce malgré mon bide dont je sais maintenant que je m'en débarrasserai sûrement jamais.

Comme tous les ans revient à cette époque le fameux questionnaire au sujet de mon taf, qu'il faut remplir : "qu'avez vous fait, que faites vous, et que voulez vous faire" imposé par ma boite. Rien de pire comme exercice pour un zèbre en plein syndrome de l'imposteur.

Chaque année, rythmé par une nouvelle rentrée qui rappelle que le temps passe, reviennent les mêmes questions et autres angoisses, pas envie de regarder ce que j'ai fait, ni même ce que j'ai envie de faire, car de toute façon, à quoi bon, lorsque je serai en intercontrat on me mettra au premier poste disponible, alors pourquoi se prendre la tête à cogiter sur ce que je veux vraiment ?

Au mois d'octobre, cela fera 3 ans que je suis là où je suis. 3 ans que tous les 3 mois, on prolonge ma prestation. Comment se projeter lorsqu'on est incapable de savoir ce qu'on fera dans 3 mois ou en se rendant compte que 3 ans plus tard, on a pas bougé ? Certes, c'était aussi parce que je le voulais bien, car là où je suis c'est une bonne planque.
Mais le Gepetto sur mon épaule gauche me souffle sans cesse : "tu te doutes qu'un jour, tu vas payer tous ces mois planqués là où tu es... Et tu te diras putain, mais qu'est ce que j'ai pu glander tout ce temps, alors que les technologies, à côté de moi, elles continuaient à galoper... ". Ce jour là, j'irai me jeter sous un camion.

Ah merde, j'oubliais, je peux plus maintenant que j'ai un bébé... Ra, putain de vie.

Posté par 36ansbientot40 à 15:45 - Commentaires [1] - Permalien [#]
30 juillet 2018

Vive les vacances.

En fait, c'est un des trucs que j'avais pas du tout calculé ou en tête, vu que tel que je l'imaginais, notre bébé serait tranquille, doux, s'endormirait tout seul, et ferait caca des paillettes de rose, comme sa maman, c'est que j'angoisse d'être en vacances.

Parce que oui, avant les vacances c'était cool, plus de taf, grasse mat, en mode 2 de tens, tout ça, mode bien quoi.
Sauf que là, les vacances ça va rimer avec : je dois aider la maman, toujours en congé mat, à calmer bébé qui hurle à 6h du mat, que je vais être bon pour me lever lorsqu'à 4h du mat, monsieur est affamé parce que son dernier biberon de 150 (on a lui fait 180ml mais il s'est endormi dessus) remonté à 4h...

Hier il nous a fait une spéciale.
Couché à 21h30, là on se dit "ypeee". Réveillé 1 heure plus tard. Un rôt sans doute. On le prend, le berce, il se rendort illico.
Je le pose sur son lit, il se retourne sur le côté, je le remets sur le dos, il se remet sur le côté. Bon je dis rien (non parce que je préfère qu'il soit sur le côté plutôt qu'il se réveille).
15 minutes plus tard, réveil...
Rebelote, sauf que là il avait faim, genre on l'a pas nourri depuis 2 jours. Il défonce son 90ml (on lui avait fait "que" un 90ml vu qu'il avait calé sur un 150ml (alors qu'on lui avait EGALEMENT préparé un 180ml) 2 heures plus tôt... en mode "oui, il a faim mais bon, il vient de manger quand même..."
Il s'endort dessus (donc pas de rot possible). Je le berce, en marchant (il est à la verticale sur moi) et au moment de le mettre dans le lit (passage vertical/horizontal donc) il se réveille. YOUPI !
Et puis réveil en mode pleurs, c'est la fin du monde, mais retirez moi le couteau de derrière mon dos qui me fait hurler tout ce que je sais.
Je perds 10db à chaque oreille en plus de toute forme de patience. Mais tente de le bercer malgré tout.
N'y arrivant pas, la mère le récupère, et le berce. Elle le met dans le coussin d'allaitement sur le canapé du salon (vs le lit parapluie de notre chambre). Il dort. Sauf qu'il va falloir le déplacer dans le lit parapluie qu'il dorme dans son vrai lit (et la maman aussi).
Mais c'est chaud car ça peut le réveiller...
Je le prends, et alors qu'il est en train d'être mis dans son lit parapluie, il se réveille.
En pleurs. Puissance 100 000.
Je le berce, en lui hurlant des CHHHHH lorsqu'il redouble de pleurs.
Je frappe le canapé de mes pieds, histoire de canaliser ma colère, et mon agacement face à ces pleurs, plutôt que de fracasser bébé contre le mur en disant "PUTAIN MAIS DORS BORDEL".
La maman, à bout de force suite à la petite nuit de la veille prend le relais.
Je m'isole devant un écran. Je m'en veux à mort, d'avoir une fois de plus pété un câble, d'avoir rongé mon frein, de n'avoir su garder mon self contrôle. Je me demande à quel endroit ça a merdé dans notre éducation d'avec bébé. Pourquoi moi, pourquoi lui.
Il a fini par s'endormir sur le canapé, avec la maman à côté.
Encore une nuit de merde.

Et les vacances ça va être ça... Sauf que je devrai me lever la nuit pour dépanner la maman.
Alors il y aurait bien la possibilité de confier bébé le temps d'une nuit à ma mère et ma sœur, mais pensez vous... Madame a trop l'esprit possessif et s'y oppose fermement...
Est ce que ce serait une fuite ? Ou pourrait on la juger pour ça ?
Perso, j'appelle ça de l'instinct de survie. Parce qu'on doit dormir un peu de peur de devenir totalement fou, et de faire de la prison pour infanticide.

Les vacances de rêve d'hier, avec l'appart avec vu sur la mer et une mer qui va être trop chaude cette année vont devenir quotidien ingérable... Parce qu'un bébé de 5 mois à la plage, ça sert à rien. ça va chouiner. Jouer avec le sable ? Ah ah vous n'y pensez pas... Mettre les pieds dans l'eau ? Attention à la différence de température ! Le faire jouer dans une mare d'eau ? Mais si des gens ont fait pipi dedans...
J'en suis ravi à l'avance.

Et je ne parle pas du chargement de la voiture (en mode ras la gueule de ouf), et du voyage (2 fois 2 heures... ), étant donné que bébé dormira peut être 2h, mais je doute qu'il dorme 4 heures... Et lorsque bébé est dans son cosy, c'est la merde... parce qu'il veut être dans les bras, sauf que dans les bras sur l'autoroute, c'est dangereux en plus d'être illégal.
ça aussi c'est chiant.
Bref. Vacances épiques en vue.

Ah oui, je viens de voir cet article qui précise : "bébé de moins d'un an à la plage, ça ne sert à rien, et c'est chiant. "

Si seulement je pouvais creuser un trou dans le sable, me mettre en PLS dedans, et me réveiller 15 jours plus tard pour la reprise du taf...

Posté par 36ansbientot40 à 13:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 juillet 2018

Dîner de cons.

J'adore ce film. J'ai du le mater une bonne vingtaine de fois, mais les répliques, que pourtant je connais par coeur, sont devenues cultes, et le visage des acteurs est so... [indescriptible].

Mais je me suis rendu compte qu'en le revoyant hier, javais zappé que Lermite était dans l'édition, et que son ex ami Juste, était auteur.
Du coup, je me suis replongé dans l'histoire, appréciant d'autant plus la relation entre auteur et éditeur.

Et justement, mon éditeur m'a répondu à mon mail ce matin, suite à mon envoi de mon dernier roman, orienté "Polar d'anticipation".
Mon mail comportait également mon manuscrit (ça aide) ainsi qu'un résumé entier et détaillé de tout le livre.
Sa réponse (après une relance) m'a bien calmé, même si "stratégiquement" je comprends. En gros, la SF ne fonctionne pas très bien et du coup, elle n'en publie pas au format papier, et me conseille d'aller voir d'autres éditeurs pour ce livre là.

... Sauf que putain, SF quoi... Star wars c'est de la SF, les gardiens de la galaxie, ou des trucs dans l'espace ou scientifiquement impossible c'est de la SF ! Là on parle d'une mini projection en 2024 quoi... Sachant que le gros de l'histoire tourne autour d'une enquête, qui n'est dévoilée qu'au milieu de la seconde partie.
La SF entoure le sujet principal qui est plutôt un Thriller.

Mais bon, c'est comme ça.
"Un mal pour un bien", me dit-on à droite à gauche, vu à quel point mon premier roman aurait mérité un bien meilleur succès que celui qu'il a eu (environ 300 ventes).

Sortie donc de la zone de conforts, et nouveau projet à venir (une fois cette version corrigée) : envoi en masse à des nouveaux éditeurs, vu que j'ai la bénédiction de mon "éditrice", (avec qui je ne couche pas, contrairement à Lermite dans le dîner de cons donc).
J'accepte la chose, tout en ayant bien les boules, parce que cette histoire est vraiment bien, et j'ai envie qu'elle marche, pour que l'éditrice s'en morde les doigts de ne pas m'avoir publié, tout en me disant que malgré tout, sans le premier contrat qu'elle m'a gentiment accordé, je n'aurais jamais été publié, j'aurais vendu 0 livre, et je n'aurais donc pas tenté et réussi à en écrire un second.
Mais quand même.

Le truc qui me blase dans l'affaire, au delà de référencer toutes les ME qui publient des écrits assez variés pour être sur plusieurs styles et pas qu'un seul, au format numérique ET pour qui les dépôts de manuscrits sont ouverts (ce qui n'est pas le cas partout) c'est le délai de réponse : entre 1 mois et 1 an, avec une moyenne autour de 6 mois, sans parler des "sans retour à plus de 3 mois, considérez le comme un retour négatif".
Sans parler du délire "premier arrivé, premier servi", à savoir que peut être qu'une petite ME sera plus rapide et que je ne ferai qu'un faible tirage, alors qu'un mois plus tard, une plus grosse ME sera intéressée, sauf qu'ayant déjà signé dans la première et plus petite ME... C'est là où "choisir c'est renoncer" prend tout son sens.

Là j'avais tout, je savais comment ça fonctionnait, je savais qu'une fois la date donnée ça serait bon je serai publié le mois en question... Mais non, ce style ne vend pas chez eux.

Tant pis. J'irai vendre mon best-sceller ailleurs.
Na.

Posté par 36ansbientot40 à 14:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]