36 ans... Bientôt 40...

05 février 2019

Triste fête.

Tchin !
Les bouteilles de l'excellente bière Goudale résonnent. Trinquer sans soutenir le regard est synonyme de 7 ans de mauvais sexe. Déjà que maintenant il y a un bébé si en plus le sexe devient mauvais... ça réduit d'autant plus les probabilités qu'il ait un petit frère ou une petite soeur...

Elle me sourit, et je lui souris en retour.
Bébé joue, devant nous, cherchant gamelle après gamelle son équilibre pour tenir debout sans l'aide d'un canapé ou d'un meuble.
Sauf que... Nous sommes mardi, et que la bière traditionnelle est prise le samedi soir, devant Salut les Terriens.

Elle boit une gorgée.
Amère gorgée. Pour elle, c'est le début d'une quinzaine de jours de repos un peu forcés, 11 mois de petites nuits parsemées quasiment avec une parfaite régularité de réveils nocturnes ayant fini par trop lui taper sur le système, la preuve en est les 2 anxiolytiques qu'elle prend quotidiennement depuis 4 jours.
Comment guérir la source d'un mal, lorsque le mal est le bébé qui peine à faire une nuit complète ? A moins que ce mal n'en cache un autre, un retour compliqué dans le monde du travail après une longue grossesse. Chaque déplacement sur un ou deux jours devient un trésor d'organisation, et vu que la plupart sont prévus à l'arrache... ça n'arrange rien.
Mais elle va pouvoir souffler, s'occuper d'elle, recommencer à s'ennuyer devant Netflix en attendant, le cœur battant et angoissé d'avoir retrouvé assez de force pour reprendre son boulot.

Je lui souris et bois à mon tour.
Lorsque quelques heures plus tôt, le N+2 est venu me dire "tu peux venir nous voir stp ? " j'étais persuadé qu'il s'agissait d'un bug qu'il allait m'expliquer afin que je le corrige. Et puis le N+1 à l’affût a refermé la porte. J'étais pris au piège. Comme un rat.
"On aimerait faire un point sur ta prestation."
Pas la peine d'en dire plus, j'avais déjà la fin en tête.
Et durant toutes leurs explications j'étais ailleurs, à demain, après demain, à ce soir, tentant d'éviter de vivre ce moment que je m'étais si souvent imaginé, ce moment me rappelant tellement de mauvais souvenirs du passé, synonyme de tache d'encre dans mon parcours et de non augmentation les 2 prochaines années, cet instant où : "nous allons mettre fin à la mission. C'est mieux pour nous, et c'est sans doute mieux pour toi".
Mais il faut que je me rassure : "Ce n'est pas personnel, et ce n'est pas de gaieté de cœur qu'on le fait". Me voilà rassuré, je pourrais expliquer à ma hiérarchie qu'ils étaient tristes de me mettre dehors, que je suis donc incompétent mais sympathique, car selon eux en 1 mois, ils avaient déjà une vision suffisamment négative de ma prestation pour être sûr que dans 2 mois je ne ferai pas l'affaire. Lorsque la parole est venue à la défense, sachant que je le procès était déjà perdu, j'ai quand même rajouté : "vous savez que vous faites un sacré pari quand même... Vous me parlez de temps que vous ne voulez pas perdre dans le futur, tout en sachant que vous êtes prêts à en perdre les prochains mois, le temps de retrouver un candidat de ma trempe, alors que si vous m'aviez peut-être laissé un mois de plus j'aurais pu vous convaincre, et vous montrer que je peux les doigts dans le nez être easy face à plusieurs millions de lignes de code ? ".
Oui on le sait.
La phrase résonne dans ma tête. Pas celle qui est dictée, mais celle qui ne l'est pas, à savoir : "on préfère perdre un mois peut-être deux ou trois à attendre un meilleur que toi plutôt que de continuer avec toi".
Nous sommes tous les 3 les bras croisés, debout, contre le tableau. Le N+2 évite mon regard, plein d'amertume, d'incompréhension et de colère, alors que le N+1 me le soutient effrontément.

J'avale une gorgée. Bébé, le chipeur de télécommandes, a de nouveau changé de chaîne, et nous voilà sur les reines du shopping maintenant... Et il fait bravo, fier de sa bêtise. Je craque.
Je craque devant tant de mignonnerie, tout en essayant de ne pas craquer, en parcourant ce long couloir qui me ramène à mon bureau. Je suis trop abasourdi par la news pour pleurer.
J'ai le choix d'annoncer aux collègues la décision, même si les chefs, eux l'annonceront une fois qu'une date de départ sera convenue. Je préfère m'abstenir. Pas ce soir, pas maintenant. Peut-être demain, lorsque j'aurai digéré le coup.
Je crois que c'est ça le pire, l'après annonce. Un peu comme de partager un appartement en coloc avec une ex qui vous a trompé, il me faudra continuer à plaisanter avec les collègues sans leur annoncer que, dixit les chefs je suis un loser. Continuer à "bosser", pas assez vite, histoire de partir en bons termes. Mais comment rester motivé dans ces conditions ? Sans savoir en plus quand sera fixé le départ ?
Je suppose que ma SSII le voudra le plus tard possible, histoire de s'organiser pour une éventuelle suite, alors que le client le voudra le plus tôt possible.

Je réfléchis, sur mon scooter.
J'alterne les insultes que je me fais, me traitant de tous les noms incluant incapable, imposteur, trouduc tout en essayant de relativiser. Je repense à ce long séjour à NY il y a 8 ans de ça, où j'avais confié à un collègue, qui m'avait texto demandé : que feras tu le jour où les gens découvriront que tu es un imposteur ?
Il avait payé son sandwich au cheeddar, et en remontant la 5ème avenue, je lui avais répondu sans hésiter : "j'irai me jeter sous un camion, et on en parlera plus".
Je roule vite ce soir. plus vite que d'habitude, comme pour remonter le temps, revenir avant cette mission, revenir au mois de décembre, lorsque je me faisais chier comme un rat mort dans mon précédent taf. Je me dis que peut-être que le camion ce sera pour ce soir, peut-être celui-ci devant lequel je me rabats bien trop vite, ou celui-là, qui déboîte sans clignoter.
J'oubliais, je n'ai plus le droit de penser à ça, je suis papa maintenant, c'est interdit d'avoir ce genre d'idées. A défaut de vivre pour moi, je dois survivre pour lui, une chance que jusqu'à présent, je sois un excellent pilote. J'arrive sain et sauf.

J'essaie de me dire que... C'est un mal pour un bien. Encore à midi je disais à mon précédent chef : "je ne supporte pas mes 2 chefs... qui répondent à leurs mails 2 minutes après avoir accusé réception d'un message d'absence donc lorsqu'ils sont sensés être au repos, ou qui te parlent boulot dès le matin, alors même qu'ils ont encore leur manteau sur les épaules et qu'ils n'ont pas fini de saluer tout le monde. Je ne sais pas si je vais pouvoir supporter ça longtemps".
Mais dans cette incertitude, c'était moi qui partait, pas eux qui me demandaient de partir. Et ça, ça change tout...

La bière est déjà vide. Et bébé ne semble pas motivé à s'endormir, une fois de plus. Peut-être qu'un bib l'aidera.
Cette mission était proche de chez moi, mais où et quelle sera la prochaine qu'on me proposera ? Si croupir dans un bureau pour faire acte de présence (ce qu'on appelle communément "de l'intercontrat") ne me dérange pas (ça me permettra d'avancer l'écriture de mes livres), être bazardé à l'autre bout de l'IDF sous prétexte que je me suis fait remercier de cette mission (et que donc faut pas non plus que je sois trop difficile) me dérange un peu plus. Démissionner ? ... A voir.

"Et si jamais tu te fais licencier on pourra peut-être envisager du coup de partir en province", me propose-t-elle. "Bon, j'espère pas que tu vas te faire licencier hein", me rassure-t-elle en riant.
Ah ah. Je lance Vikings, l'avant dernier épisode, de la dernière saison qu'elle m'a proposé de regarder ce soir, avant d'entendre ses ronflements 5 minutes après le début.
Dors mon cœur, repose toi, rattrape toutes tes heures de sommeil en retard, pendant que ton chéri est en train de cogiter et d'écrire pour ne pas se défenestrer, et accessoirement de mater cet avant-dernier épisode tout seul.

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27 janvier 2019

La paternité, fait ressentir des choses étranges.

Depuis que je suis père, je ne perçois plus de la même manière les choses.
Je me suis surpris, comme tant d'autres à espérer ces derniers temps.

Le petit Julen, ce bébé de 2 ans, tombé au fond d'un puits étroit d'une trentaine de cm, à plus d'une cinquantaine de mètres de profondeur. 12 jours durant, l'espoir était là.
Des moyens techniques hors du commun ont été mis en oeuvre pour essayer de l'en sortir. Alors effectivement, les probabilités étaient faibles qu'il soit toujours en vie. Au delà de la chute, comment aurait-il pu survivre sans manger et surtout sans boire ? une zone un peu humide suffirait... Et le corps pourrait se plonger dans un genre de coma...
J'ai veillé vendredi soir, jusqu'à plus de minuit, pour savoir ce qu'il en était. Dans l'après midi, ils n'étaient plus qu'à 50 cm du corps de l'enfant, dont personne ne savait s'il était encore en vie. Mais, ça a trainé, et à 1h du mat, on en savait toujours pas.

Pourquoi cet élan de sympathie ? Peut-être parce que ce bébé c'était aussi mon bébé. ça pourrait l'être, un jour, une infime seconde où il échapperait à notre surveillance, et que par transposition, je ressentais la peine que les parents pouvaient vivre. Enfin, une infime quantité, sûrement à des années lumières de leur douleur. Je ne pense pas que j'y aurais survécu pour ma part. Peut-être parce que je comprends maintenant l'amour que génère la relation entre un gamin et ses parents (et ce malgré les nuits encore compliquées, et les pleurs souvent durs à contrôler, des 2 côtés). 

Et puis c'est tombé. L'espoir d'un coup est devenu un souvenir. La réalité est revenue, nous pétant au visage de tous, entre 2 giltes jaunes, de tous ces gens de par le monde qui sont tombés d'affection pour cette famille qu'ils ne connaissaient pas, tout le monde les soutenait. La famille "pas de bol", puisque les années précédentes, ils avaient déjà perdu un gamin de 3 ans des suites d'une crise cardiaque. Quand même. Les parents ne sont pas "génétiquement programmés" pour enterre leurs enfants... Mais eux...

Le petit Julen a été retrouvé, mort.
D'après l'autopsie, il est décédé quelques heures après être tombé au fond du trou, des suites de ses blessures. Soit 11 jours plus tôt.

Mais 12 jours durant, l'espoir était là... Ses parents, toute l'Espagne, et des gens sensibles comme moi, ont espérés qu'un miracle ait lieu. On se disait que bien sûr, "c'est peu probable" mais que pourtant "tout est possible". Bien évidemment, je ne cessais aussi de me répéter que des gosses meurent tous les jours par milliers sur le continent africain dont la plupart n'ont pas 2 ans, ou sous les bombes en syrie ou de malnutrition ou sont vendus/violés en inde.

Mais là, c'était différent, on connaissait son prénom, il s'appelait "Julen".

Un gamin, ne devrait pas avoir le droit de mourir. Et d'une manière général, des parents ne devraient pas avoir à mettre en terre leur descendance.

Paix à toi petit Julen.

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20 janvier 2019

Inglorious basterds.

Sanglant, autant qu'épique.
Mais ce soir, durant la 5ème ou 6ème fois que je le voyais, il a résonné différemment à mes yeux.
La scène dans le cinéma.
La scène où 2 résistants arrosent avec leur mitraillette la foule de gens, enfermés dans un lieu clôt.

Je me suis revu, le dimanche qui a suivi le tragique attentat du Bataclan, à pleurer au téléphone avec ma mère, évoquant ces terroristes qui tiraient à tour de rôle sur la foule.
Cette foule, qui était juste venue pour passer un bon moment, et qui s'est fait descendre pour cette même raison, parce qu'ils étaient libres...
Cette foule, dans laquelle j'aurais pu être, si le match de foot du Stade de France avait eu lieu le samedi soir et non le vendredi soir.
Cette foule dans laquelle j'aurais pu être, si le concert avait été celui des Deftones et non des Eagles of Death Metal.
Cette foule, dans laquelle j'aurais pu être tué, ou brisé à jamais, si j'en avais fait partie.

Il serait prétentieux de dire que je suis "un survivant", mais je me dis juste que parfois, la vie ne tient pas à grand chose.

Fluctuact Nec Mergitur.

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13 janvier 2019

Pensées du dimanche soir.

Parfois j'aimerais que la vie ne soit qu'un vaste jeu vidéo.
On customiserait son personnage en début de partie, on lui attribuerait un physique, des compétences, un choix de spécialités en maniement des armes, une couleur de cheveux, une race, et la vie ne serait qu'une gigantesque partie qu'on pourrait recommencer dès lors qu'on estime qu'on a pris un mauvais choix, ou que le jeu devient trop dur et qu'il n'est plus fun.

Mais la vie n'est pas un jeu vidéo.
Dans celle-ci, il n'y a qu'une fin possible.
Celle que je redoute autant qu'elle m'attire (parce que putain, toutes mes cogitations et mes angoisses cesseraient), celle qui peut vous tomber dessus ou que vous pouvez provoquer, que l'on attend parfois ou qui arrive trop vite d'autres fois.

J'ai peur, j'ai peur de ne pas y arriver.
Le syndrome de l'imposteur a fait son grand retour dans ma vie lundi dernier, ramenant dans ses valises ces idées noires auxquelles j'avais pourtant oublié de penser ces derniers mois. Ces mêmes idées que depuis 10 mois et 6 jours je n'ai plus le droit d'avoir en tête. Et pourtant, elles rodent, encore et toujours, attendant patiemment que je baisse ma garde pour se ruer sur moi, tel un lion sur sa proie.

La peur de ne pas y arriver, d'échouer, de décevoir. Elle est là, partout, tout le temps.
5 jours, à éplucher de la doc, à comprendre mon environnement, et à me plonger dans cette montagne de code. De ma carrière d'informaticien, je n'ai jamais vu une usine à gaz de la sorte aussi imposante.
Oh, personne ne me met la pression, (ma nouvelle équipe est plutôt cool d'ailleurs) si ce n'est moi. Personne ne m'a imposé de trouver "rapidement" ou "dans un certain délai" comment solutionner ce premier bug, un genre de baptême du feu. Mais, je panique à trop tarder à trouver une quelconque piste qui me permettrait d'en savoir plus. Je me sens comme un enquêteur, face à un crime parfait. Dépourvu. Nul. Mauvais. Imposteur.

Dans un jeu vidéo, il suffit d'éteindre sa console, son ordi, de quitter la session ou de projeter son smartphone sur un mur pour stopper une partie, c'est plus compliqué dans la vraie vie. Parait-il.

Je me raisonne, bien sûr, je tente de me convaincre, mais je suis souvent à court d'arguments. Seul mon petit bout est mon meilleur argument, celui-là même qui est la raison pour laquelle j'ai abandonné l'idée même d'installer un nouveau jeu vidéo sur mon PC qui prend maintenant la poussière. Je me souviens, à quoi ressemblais la vie "avant". En un week-end un voyage super dépaysant 3 semaines plus tard à l'autre bout du monde était bouclé. Maintenant, on doit trouver des endroits "pas trop loin" équipés d'une petite baignoire, et pas trop cher (vu qu'1/6ème de nos salaires à 2 passe chez l'assmat). On se projette en ignorant totalement si bébé marchera dans 7 mois, et si la poussette à cannes aura remplacé l'actuelle poussette d'une tonne. On doit attendre qu'il dorme avant de se mater les derniers épisodes de Vikings (violence oblige), et on passe notre temps à chercher les télécommandes (qu'il planque).

Quel rapport entre ces deux sujets ? Aucun.
Si ce n'est que l'un me donne la force de continuer à essayer de croire en moi tous les matins sur l'autre sujet, en espérant que demain je trouve le coupable de l'odieux créateur du bug, avant qu'on me dise "YOU ARE FIRED."

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06 janvier 2019

Dans quelques heures...

Il me faudra écrire sur nouvelle page vierge dans ce qui est le roman de ma vie.

Les premières fois peuvent exciter autant qu'elles terrorisent... Sauf que cette première fois, je l'ai déjà vécu moult fois, et je sais à quoi elle pourrait ressembler.
Nouveau boulot, nouveaux collègues, nouvelles habitudes à prendre, novuel environnement de travail à dompter, comprendre l'organigramme officiel et officieux de l'équipe, retenir les nouveaux prénoms, les histoires de chacun, savoir identifier le mâle Alpha, se faire à l'horaire de déjeuner qui sera soit trop tôt soit trop tard, soit pile comme à mon habitude, et surtout se désintoxiquer de mes vilaines habitudes à passer trop de temps à écrire (correspondre/bloggeur/romancer) ou à jouer sur mon smartphone. 
Redevenir sérieux et réapprendre à bosser, en gros.
Je n'arrête pas de me répéter que c'est une bonne chose, que je devais changer d'environnement, le précédent étant devenu trop... anxiogène. L'ambiance était généralissime, elle me manque déjà, mais l'absence de taf me bouffait le cerveau jour après jour. Certes, ça m'a permis d'écrire un roman (voire deux) et de correspondre beaucoup (trop ?), mais j'avais fini par avoir trop mauvaise conscience d'être payé (une fortune) pour ça. 
Mais voilà, ces changements de taf, ces nouvelles missions que j'ai maintes fois connus, peuvent soit aboutir à de bons moments, soit à des moments qui peuvent rapidement devenir exécrables. Mauvais chef, mauvais stress anxiogène, code merdique, description de mission mensonger ou ambiance délétère... et pour finir, qui peut faire tâche sur mon CV, lequel a encore en mémoire la précédente expérience d'à peine 2 mois, remontant à plus de 3 ans, juste avant ma précédente mission, un cauchemar dont les conséquences bruitent sans doute encore dans le couloir de mes supérieurs (ou pas). L'adage "on sait ce qu'on perd, on sait pas ce qu'on gagne" tourne en boucle dans ma tête, que je tente d'affronter avec l'idée que "de toute façon, je n'avais pas le choix, et il fallait que je parte, c'était mieux pour ma santé". 
Je sais déjà, que demain matin, vers 9h10, mon badge ne fonctionnera pas et qu'il me faudra passer par la sécurité pour en refaire un. Et c'est pas faute d'en avoir réclamé un nouveau avant de partir, tout beau tout neuf ! mais... Sans aucun droit dessus. Quelle belle bande d'incapables. 
Et pour me mettre bien, je m'attends dores et déjà à affronter une petite nuit, comme les 3 précédentes, durant laquelle mon inconscient "angoissé" aura le dessus sur conscient "stressé mais serein", une future nuit de sommeil qui sûrement entachée par les multiples réveils que je prédis de bébé, dérangé par sa 9ème dent qui (d'après ses selles) semble proche d'une douloureuse sortie de sa mâchoire.
Si je fumais, je crois que je me serais roulé un bon gros splif avant de m'endormir. Malheureusement pour mon sommeil (et heureusement pour mon cerveau), je ne fume pas. 
Parfois, je voudrais juste être capable de pouvoir mettre mon cerveau sur OFF.

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19 décembre 2018

3 ans et 3 mois plus tard.

ça y est. Dans 3 jours, la boucle sera bouclée, et je reviendrai au point de départ.
La fin de quelque chose, est je pense aussi terrifiante que le début de quelque chose, peut-être plus parce qu'on a des données concrètes pour conclure dans un cas, alors qu'elles ne sont souvent que super abstraites dans l'autre (lorsqu'il y en a).
Finir cette mission, c'est tourner la page sur 3 années de ma vie, et me préparer à intégrer un nouveau projet, une nouvelle équipe, un nouveau logiciel, des nouvelles contraintes, un nouvel environnement.

Il s'en est passé des choses sur ces 3 dernières années... Avec mes collègues j'ai partagé au quotidien les thèmes suivants :
- mon achat d'appartement,
- la seconde fausse couche de ma copine,
- la sortie de mon premier roman,
- des hauts et des bas liés à mon syndrome de l'imposteur,
- la naissance de mon fils, (et les nuits blanches allant avec)


Et sur toutes ces périodes bien évidemment, il y a eu des correspondances qui se créent, là où d'autres se terminent. Certaines sont longues, d'autres sont très courtes. Certaines sont régulières là où d'autres sont aléatoirement irrégulières et très étendu dans le temps. Mais la passion d'écrire et d'échanger est toujours là, même si parfois il y a de l'incompréhension. 

Il me reste 3 jours, à rien glander avant que ça se termine pour moi, ici. 3 jours où tout va tourner au ralenti, où les pots de départ se multiplient, où les gens posent leurs jours de congés qu'ils n'ont pas eu le temps de prendre avant (parce que esclaves/passionnés des priorités de leur taf, ou parce que juste pas de vie perso).
J'ai dores et déjà à commencer à nettoyer le bordel de mon disque dur (par le passé on nettoyait les bureaux, maintenant on nettoie les disques durs... #technologie), et à transférer mes lignes et mes lignes de code de mes 3 ans de programmation sur un disque dur externe, afin d'éventuellement réutiliser certains bouts de code un jour prochain. Mon répertoire "téléchargements" et "perso" me permet de revivre certaines périodes de mon séjour ici, dont la promo FB que j'avais faites sur mon livre, avec des photos de l'histoire de mon autobiographie. Le répertoire "roman" a lui tous les brouillons de mon second roman, dont les réponses commencent doucement à arriver, un mois après l'envoi aux maisons d'édition. Un beau contrat serait le plus merveilleux des cadeaux que je pourrais avoir, mais bon... Ne soyons pas trop optimiste. Il me faudra ensuite prendre beaucoup de soins pour vider le cache et l'historique de mon navigateur (pas dit que mon employeur apprécie de découvrir que j'ai trouvé le "nipplegate" de l'élection miss France totalement passionnant bien que trop bref).

Les débats à table le midi, que très souvent j'orchestrais resteront à jamais gravés dans ma mémoire. ça plus les parties de jeux vidéos entre midi et deux, très souvent autour d'un circuit de voiture. Indéniablement j'ai marqué mon espace de travail, et en plus de mes cheveux longs, ils se souviendront de mon humour "tout en finesse" (attention, c'est totalement faux), de ma manière à généraliser et à faire des clichés de tout (parce que c'est tellement drôle de pas se prendre la tête), et de mes déboires sur mon dégât des eaux qui n'en finit pas (quoi que là, on s'approche d'une fin...).

Je pars sans regret, car des lourdes évolutions dans le service (rimant avec un départ en retraite) sont à venir, et ce qui aujourd'hui ressemble à une startup risque rapidement de virer à la débandade lorsqu'un autre chef reprendra les commandes. Mais j'ai peur, peur du lendemain, peur de ce nouveau départ.
Si par le passé, lorsque j'étais jeune (beau, fort (c'est à dire que j'avais encore des tablettes d'abdo parce que j'avais pas de vie en dehors du sport), célibataire et endurant au lit (surtout avec mon oreiller)) j'adorais repartir à zéro, c'était il y a longtemps.
Maintenant, j'apprécie la zone de confort, et mon petit environnement dans lequel je codouille entre 2 mails, sans stress de deadline ni de spécifications imbitables autant qu'ennuyeuses mais qu'il faut absolument respecter. Parce que parfois il est facile de se faire un trou et que la sauce prend très facilement, et parfois c'est très très très compliqué. Faire face à un autre mâle Alpha que moi peut être un problème. ça, ou avoir à bosser sous les ordres d'un chef qui n'en a pas l'étoffe, le genre de chef qui dit "moi et mon équipe" lorsque le projet aboutit, et qui dit "mon équipe" lorsque le projet échoue. Peut-être que le fait d'avoir découvert que des chefs dans ce genre existait par le passé m'a refroidit (si si, je vous assure, ça existe vraiment). D'autres missions plutôt négatives dans lesquelles je n'étais pas à l'aise au niveau technologique me reviennent aussi en mémoire, lesquelles ont lourdement tâchés mon CV sur plusieurs années : mettre des années à bâtir une carrière, qui peut être ruinée en quelques jours à peine par des connards, un peu ce qui s'est passé pour Fillon quoi.
Sur le papier, la mission qui m'est proposée a l'air pas mal du tout, reste à voir le delta entre le papier et la réalité.

Mais j'aime, que ce nouveau départ rime avec la nouvelle année.
S'il y a bien longtemps que j'ai abandonné les "bonnes résolutions" (estimant que "pourquoi attendre une date pour commencer un truc qu'on pourrait faire le jour même ? C'est parce qu'on a pas de volonté ? Ah ouais. Parce que tu penses que si tu prends une résolution le 1er janvier (à 2g d'alcool dans le sang), tu auras plus de volonté que si tu la prends le 1er juin ? Ah ouais, c'est original, peu crédible, mais super original), j'apprécie ce nouveau départ qui va tomber après 2 semaines de repos. Enfin plutôt 2 semaines de "repos". 
Là aussi il y a du changement vis à vis du passé... Avant, Noël était reposant. Maintenant, ça l'est bien moins. 
Plus les années passent, et plus la période de Noël est devenue une période relou, rapport aux cadeaux... Parce qu'il faut se creuser la tête pour les autres, d'une part. Et d'autre part, tout ce dont on a besoin on se l'achète (mais genre tout de suite), et ce qu'on s'est pas acheté, c'est soit qu'on en a pas besoin, soit que ça coûte trop cher... Alors que répondre, lorsque nos familles nous tannent pour avoir des listes ? Idem, avant à Noël, je kiffais offrir de la belle lingerie à ma copine, et puis bon, maintenant qu'il y a un enfant... C'est un peu comme d'offrir une ferrarri à quelqu'un qui n'a plus le permis pour cause d'excès de vitesse : ça sert à rien. 
De plus, cette année Noël va rimer avec de la voiture (parce qu'en vrai, j'ai encore le permis), beaucoup de voiture pour aller voir nos familles et belles familles dont les destinations se trouvent diamétralement à l'opposé. On mangera trop chez l'une, et de moyenne qualité chez l'autre. D'un côté on parlera RSA, lorsque de l'autre côté, on parlera CSG des retraités non remboursé malgré les annonces de Macron.
Il y aura forcément un changement d'environnement pour bébé, ne serait-ce que géographique, qui sera aussi sans doute fatigué de tant voyagé sur une si courte période. Sans parler du fait qu'il commence à se "sauvagiser", et qu'il ne doit avoir qu'un bref souvenir des fois précédentes où il a vu sa famille. 
ça promet. C'est dommage, lui qui commence enfin à faire des nuits complètes... Avec un peu de bol, peut-être qu'il continuera...(ou pas ! #nospoil)

J'ai décidé de prolonger mes congés de quelques jours, sans bébé ni ma moitié, histoire de vraiment me reposer, seul à l'appart. Peut-être que ça me permettra de refaire un peu de jeux vidéos, ce que je n'ai pas fait depuis un siècle, ou de me remettre à mon dernier roman. Ou pas. J'en sais rien. Le kif de ne rien planifier, c'est aussi un nouveau truc que je prends plaisir à faire, parce que je ne le fais que trop rarement.

En janvier, comme je l'ai déjà mentionné dans ma précédente note, ce nouveau job, rimera aussi sans doute (sûrement même) avec moins de correspondances, moins de mails, moins de glandage sur des sites chronophages. Est ce que j'en serai capable... L'avenir nous le dira. C'est con, car j'aurais eu des choses à raconter, vu que ça va être l'occasion pour moi de reprendre contacts avec 2 anciennes connaissances, la chanteuse d'un ex groupe, et celle que j'appelais "Miss déjeuner" (et qui malgré ses jolis escarpins et ses jupes trop courtes est toujours célibataire (elle a un chat autant dire que ça pue la future vieille fille) parce qu'elle a trop de taf, mais qui lèvera le pied au taf une fois qu'elle aura trouvé quelqu'un #princesse), ainsi qu'un autre collègue d'un précédent job, avec qui j'ai gardé contact grâce à une passion qu'on a en commun, la guitare électrique, et les auditions en groupe en général.
D'ailleurs, lorsque je l'ai croisé à la mer cet été, il m'a dit "t'as arrêté la gratte je parie ? ". J'ai soupiré, en reconnaissant que c'était effectivement le cas. Lui aussi, mais après son 2ème gamin, il s'y est remis, comme quoi, tout n'est pas perdu, je vais peut-être ne pas vendre tout de suite mon énorme ampli qui squatte mon actuel bureau, pièce qui deviendra peut-être, qui sait un jour si le pour l'emporte sur le contre, une 3ème chambre. Ce jour là, mon PC deviendra totalement inutile, car l'idée même de l'allumer sera de suite interrompue par un gamin qui vient de tomber ou de faire un connerie, ou par les pleurs d'un nouveau né qui a des coliques.

Bref. A toi, qui te situe derrière ton écran et qui lit cette note, que tu sois de passage ou abonné(e) au flux RSS de ce blog, je te souhaite de bien joyeuses fêtes et plein de nouvelles choses pour la nouvelle année.

Et n'oublie pas, pour la soirée de la St Sylvestre, c'est talons et bas obligatoires pour les femmes ! (non car je ne pouvais pas clôturer une note sans évoquer ce thème).

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13 décembre 2018

12 jours avant Noël, et je suis à la ramasse.

Je n'ai quasiment aucun cadeau de fait, mise à part celui de ma soeur, qui a trouvé du temps pour me dire ce qui lui faisait envie (j'insiste sur ce point car ma soeur et le temps ça fait 18).
Ma moitié ? "on ne se fait pas de cadeaux cette année, #économiesàcausedebébé". C'est triste. Et paradoxalement, je n'ai aucune idée d'un truc qui pourrait lui faire plaisir, à part peut-être du sommeil en boite.
Ma mère ? Elle m'a fait la capture d'écran d'un site, en me disant "cette petite robe là ou des bijoux ou ce que tu veux". Merci pour ton aide. ça m'a un peu rappelé lorsque j'étais petit, que je croyais encore au père Noël, et que pour faire ma liste, je découpais les catalogues les 3 suisses et la redoute (avec les références allant de paire bien sûr), et que je le collais sur une feuille de papier A4. "Maman, toi qui fait un peu d'informatique, ne crois tu pas que tu aurais aussi pu m'envoyer un lien ? "...
Et puis hier j'ai eu un électrochoc, J-13 avant les festivités. Avant le foie gras, les repas trop chargés qui vont se multiplier, et le plus beau cadeau qu'on a en tant qu'adulte, voir notre famille, bien portante.
Et putain, j'ai toujours pas acheter mes cadeaux. Je suis à la bourre. Et ça me gave. J'ai pas de thunes, j'ai pas d'inspiration, j'ai la flemme. 

En vrai, je suis vidé comme l'enfer. 2 nuits que je dors peu. 4h30 cette nuit contre peut être 5h la nuit d'avant. Bébé couine toute la nuit, la faute à ses foutus dent qui sortent. Je lis les témoignages des divers forums, de tous ces gens qui parce que ça a marché chez eux, pensent que ça marche à coup sur sur tous les bébés (j'adore les gens qui détiennent la vérité universelle), c'est bien connu, ils fonctionnent tous pareils (bon sauf le notre visiblement...). Avant d'aller profiter du repas de Noël ce midi, j'étais dans le gaz, vous savez le truc au delà de la fatigue physique, là c'est plus votre bouche qui baille, c'est votre cerveau, qui en plus de ça n'imprime plus. Trop usé pour bosser, pour réfléchir, pour avancer. Et puis ces 12 jours avant Noël, qui riment aussi avec la fin de mes 3 ans et demi passés ici.
Je comptais hier, pendant mon 3ème réveil aux alentours de 1h30, (parce que j'ai rien d'autres à foutre lorsque j'en ai ras le bol de chercher ce foutu sommeil, faut pas chercher de qui il tient bébé...) : ça va être mon 10ème pot de départ. Alors j'ai plus de 10 boites à mon actif (en SSII on parle plutôt de missions) mais je ne les ai pas fêtés partout. Je me souviens de certains, et j'ai oublié beaucoup d'autres. Lorsque des missions se sont mal terminées, ou qu'elles n'ont pas excédées 6 mois en général je crois bien ne pas en avoir fait. Comme souvent sur la période de fin d'année, comme c'était le cas en 2010 quand j'avais quitté AXA, 2 autres personnes terminent avec moi le 21/12, et à une semaine de l'échéance, aucune invitation et aucune préparation pour le pot n'avait été faites... J'ai pris les devants, demandant aux collègues quelle date serait la meilleure pour eux (vu la période, les absences sont de plus en plus nombreuses), et c'est le mardi qui est tombé comme étant le meilleur jour. J'ai imposé la date aux 2 autres (des petits jeunes, dont l'un(e) des deux est encore en école d'ailleurs...), rédigé le mail (avec mon style d'auteur \o/ #autocongratulations), et on s'est organisé pour les courses. J'ai apprécié cet élan de leadership venant de moi, agacé par le fait que personne autour de moi ne faisait rien, et que l'idée que ça fasse à l'arrache me rendait fou. Déjà que faire un pot à plusieurs c'est chiant (ben oui, lorsqu'une personne part, vous lui filez plus facilement 10€ que 5), mais lorsque c'est 3 personnes et que vous devez remplir 3 enveloppes... Ben vous êtes moins généreux, ce qui se tient....

J'ai aussi pris la décision de prolonger mes vacances de 3 jours la première semaine de janvier 2019, avant d'enquiller cette nouvelle mission, qui commence jour après jour à me terroriser un peu plus (nan parce que venir faire 3 jours "d'intercontrat" au siège, pour faire face à un Internet et un poste de travail complètement verrouillé, le tout sans collègue avec qui aller déjeuner... Très peu pour moi). Ah et j'oubliais, je dois aussi réserver (tout du moins donner une date pour) les vacances de cet été, mais est ce que seulement je pourrai prendre ma période habituelle ? Et s'il faut qu'un des 2 développeurs s'occupe du SAV du produit sur lequel je vais tafer ? ... Et comment sera l'ambiance ? est ce que comme ici on jouera à la console entre midi et deux ? J'en doute... Comment est ce que je m'en sortirai niveau compétences ? Je ne m'en suis pas toujours bien sorti, il y a de grosses tâches d'encre, rimant avec incompétence et manque de communication sur mon parcours pro  : "je ne suis pas parfait... j'ai mes faiblesses...".
Et puis il va falloir se "remettre à bosser", ce que j'ai pas fait depuis pas loin d'un an je pense (ou par moment, histoire de), sérieusement, ce qui veut dire être moins distrait (adieu flux rss déjà désertés par les bloggeurs/bloggeuses d'antan, adieu google actu et tes tristes nouvelles, adieu FB et tes pathétiques posts où tu dois "TAG QUELQU'UUN QUI ... LOL !" et autre Discord (où le fonctionnement du prochain perso de SWGOH C6PO est décrit) et également "écrire moins". La perspective de réduire drastiquement mon écriture quotidienne (que ce soit la rédaction de notes, de mails, de tchat avec ma copine ou d'avancement sur des nouveaux romans) me fait déjà flipper. DAns l'idéal, il faudrait que je réussisse à me cantonner à n'écrire qu'une heure par jour... est ce que j'en serais seulement capable ? ... Je déteste être dans ces moments de doutes, durant lesquels je vogue dans l'océan de mon imposture, syndrome que je me trimbale depuis des années, et qui dès que je suis un fatigué n'hésite pas à revenir à la charge pour me rappeler qu'il est là.
Merci, je sais que t'es là, je sais que je pense que je suis un imposteur mais que je n'en suis pas un en vrai, je sais que je me dis toujours que quelqu'un va finir par se rendre compte que je ne suis que du vent, rien de plus qu'un beau parleur qui bricole du code qui marchouille, rien de moins qu'un petit auteur qui s'essaie à l'écriture après un roman publié qui vaut ce qu'il vaut mais qui n'a surtout selon moi pas très bien marché. Je suis comme ça, à naviguer dans l'inconnu, à la recherche d'une reconnaissance que je fuis lorsque j'ai le malheur d'y faire face. 

Ma copine, qui a moins dormi que moi ces derniers jours (mais qui a l'avantage de s'endormir en un clin d'oeil) m'envoie des liens, pour cet été, des idées de destinations sur la seconde semaine dont je lui accorde de choisir la destination (dans ma grande générosité). Après plusieurs années, le constat est là : "Je n'ai pas réussi dans ma quête de la femme parfaite à trouver une nana qui appréciait la plage" (je m'en sors bien qu'elle déteste les ballerines, c'est déjà un combat de moins à mener). Enfin si, elle l'aime bien la plage, lorsque elle est entrecoupée d'un roadtrip de 1500 kilomètres, en direction des Keys en Floride. Mais pas la même plage chaque année. Surtout si l'eau est froide, qu'on se pèle le cul dès que le vent se lève et qu'il n'y a pas moyen de faire de longues balades différentes tous les jours, Et surtout, loin de ma famille, où à l'ombre des 2 caractères forts que je suis, à côté de ma soeur, elle s'efface avant de disparaitre.
Moi qui adore ce moment rimant avec "colonie de vacances", où je peux jouer au loup avec eux et à placer des "DTC" à tout va lorsque ma mère, ma sœur ou mon neveu posent une question attendant un complément circonstanciel de lieu en réponse...
Comment trouver les mots justes pour qu'elle comprenne qu'à un an et demi, bébé préférera 212000 fois (environ) plus de crapahuter dans le sable à essayer d'échapper à la surveillance de ses parents qui voudront toujours le tartiner plus de crème solaire, plutôt que de faire des randonnées interminables en montagne, en chouinant (car il veut s'ébrouer) sur le porte bébé que papa (moi donc) portera ?
Concession vs Sacrifice.
L'éternel équilibre qui cimente le couple autant qu'il peut le fissurer.
"Et du coup, tu vas aller le vendredi de la veille des vacances à ton sport ? ", m'a t elle demandé hier soir, pendant cette première demie-heure où bébé dormait et qu'on profitait du silence de "Quotidien"... 
Que répondre ? Concession vs Sacrifice. Choisir les mots justes.
Le mensonge : "Non, je profiterai de toi, de vous, je vous aime <3"
La vérité : "Je ne vais pas y aller pendant 2 semaines donc oui, ça fera du bien à mon gras".
L'agacement : "dis donc, pour rappel j'ai eu ton accord au moment de signer... Et ça inclue 2 entrainement par semaine ET certains matchs. "
Le rappel : "Et toi, quand est ce que tu te retrouves un sport, histoire que j'ai une monnaie d'échange pour échapper à la soupe à la grimace à chaque fois que je vais affronter le froid pour suer pendant 2 heures ? Quoi du temps, le temps ça se trouve... "
La fuite : "Je verrai. "
L'improbable : "non, ce soir là je payerai une baby sitter, on se fera un petit resto en tête à tête, tu mettras des bas et on fera l'amour toute la nuit après...

Je ne sais pas, je ne sais plus. 

J'ai parfois envie de creuser un trou dans la moquette tâchée de café sous mon bureau, d'y dormir 18 ans en PLS, et de rouvrir les yeux lorsque mon bébé sera devenu plus grand que moi, qu'il aura toutes ses dents et les cheveux longs comme son papa, et qu'il sera fier d'avoir brisé des coeurs (en plus d'autres trucs que la décence m'empêche d'écrire ici)(genre des culs), et qu'il me rackettera pour s'acheter un scooter électrique.
Et là, les mêmes questions se poseront lorsqu'il me demandera "pourquoi vous voulez pas ?" ...
Le mensonge : "on a pas de thunes"
La vérité : "on a peur que tu te tues avec"
L'agacement, et cette phrase que mon père m'a tant répété : "Parce que c'est comme ça".
Le rappel : "on parle de ton dernier bulletin ? "
L'improbable : "Tu sais très bien que l'électricité n'est pas la meilleure énergie probable... Comment rouleras-tu lorsque la dernière centrale de France aura fermé ? ".

Je crois que j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil de 26 heures.

Posté par 36ansbientot40 à 14:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 décembre 2018

De retour dans le vrai monde virtuel des blogs.

J'ai consacré tout le mois de novembre à l'écriture, et j'ai tenu un putain de challenge : réussir à écrire plus de 50 000 mots sur ce mois.
d'où mon absence.
I ve made it, et même si je pense que j'ai écrit pas mal de grosse daubasse, je suis malgré tout ravi d'avoir réussi à aller au bout de ce projet fou. Bon, mon 3ème roman est loin d'être terminé, mais il y a bien du coup les 3/4 de rédigés. Manque plus qu'un coup de pouce pour le conclure.

Mais là on ne va pas se mentir, c'est un peu dur, de se remettre à écrire. Aussi parce qu'il y a des trous dans mon histoire, que je ne sais pas trop comment boucher.
Et paradoxalement, l'habitude crée une forme de routine, qui aujourd'hui crée un manque, parce que je n'ai plus à m'imposer un certain nombre de mots par jour.
Alors je suis là, profitant de ne rien avoir à faire...
En rafraîchissant mon fil d'actu, mon fil twitter et mon flux rss. Les sujets sont un peu rébarbatifs. Certes, on est en train de vivre une nouvelle révolution, mais ce qui en découlera est bien triste à mon goût. Comment redresser 40 ans de foutage de gueule politique en 2 semaines ?
Les vautours de l'opposition pensent qu'ils détiennent la bonne solution... "on reprend pas le mouvement hein, mais on pense juste que Macron doit démissionner (pour qu'on prenne sa place), eux qui ne feront sans doute guère plus que Macron, qui se pointeront avec plein de bonnes idées, pour se vautrer comme des merdes avant de se rendre compte qu'on ne peut pas satisfaire tout le monde, et que malheureusement il y aura toujours des pauvres de plus en plus pauvres et des riches de plus en plus riches, c'est comme ça, on ne peut rien y faire.
Et nous, pauvres petits bourgeois du 92, faisant partie de la classe basse des plus imposés de France, à qui on ponctionne de ouf quand même, on regarde ça dans notre écran plat le samedi après midi, en espérant que les révolutionnaires viennent pas choper ces salauds de riches.

Allez, fini les actualités, je me rattraperai samedi lorsque le bain de sang commencera et que paris commencera définitivement à brûler.
Les éditeurs ne répondent pas à mon manuscrit envoyé il y a plus de 2 semaines de cela (ce qui est normal, vu qu'en moyenne les réponses sont censées arriver entre 4 mois et 12 mois après l'envoi) mais ça me dépite. Pas plus que l'assurance pour qu'on puisse planifier des travaux suite à notre plafond qui s'écroule à cause d'une malencontreuse fuite d'eau.
Ce week-end on a encore perdu. La relégation commence à puer du cul.
Vendredi soir, je me suis pris la tête comme jamais avec le branleur dont je parlais dans une de mes précédentes notes. Je crois bien qu'on peut compter sur les doigts d'une main les fois où je me suis mis en colère dans ma vie, et vendredi c'était le cas. Je trouve ça tellement irrespectueux les mecs qui jouent pour leur gueule, qui pensent qu'à eux, mais qui t'explique pourquoi toi tu es mauvais. Comment dialoguer avec lui ? Qui n'est pas prêt à écouter la moitié de ce que j'aurais à lui reprocher ? (je comprends Macron pour le coup ah ah ^^).
Une semaine de break ne me fera pas de mal, vu que les matchs allers sont terminés. Mes tendons apprécieront ces quelques jours de repos...
Puis viendront les fêtes de Noël, et la route pour aller voir nos mères, peut-être que d'ici là bébé aura commencé à marcher (déjà que là il y arrive, mais en lui tenant les bras bien sûr...).

Dans un peu moins d'un mois se termine mon taf actuel. J'aurai passé un peu plus de 3 ans et un peu moins de 3 ans et demi là où je suis aujourd'hui, ça va me faire drôle de me dire que ça y est, c'est fini. Alors certes, je ne serai pas en terrain totalement inconnu, et sur le papier mon nouveau job a l'air plutôt cool. Pourvu que je fasse l'affaire...

Et il restera bien sûr la frustration de ces correspondances que j'attends, et qui n'arrive jamais. Je me demande toujours pourquoi... est ce parce que les temps changent ? Car "c'était mieux avant" ? Car "je n'ai pas grand chose à raconter" ? Sans parler du traditionnel "Je n'ai pas trop le temps là... En plus tu comprends, je n'écris pas du taf..."
Peu importe la raison évoquée, elle m'agacera forcément.


Je crois que je broyais moins du noir lorsque j'écrivais au final...

Posté par 36ansbientot40 à 13:50 - Commentaires [3] - Permalien [#]
15 novembre 2018

Comme un jeudi.

Je suis au bout de ma vie. 

Ce début de mois de novembre m'épuise. 
Il y a ce challenge de mots à écrire, 50 000 en un mois. J'approche les 25 000 mais chaque jour est un véritable combat, et à chaque fois que je suis sur le point de me résigner, je m'accroche. 
Mes mollets me tirent encore de mon entraînement d'hier. Cette équipe se désagrège, entraînement après entraînement. La faute au coach, et à son manque de pédagogie. Pas facile pour un syndicaliste sans le bac de ne pas être brut de fonderie, refusant souvent le dialogue. 
Je ne sais pas combien de temps on restera encore la tête en dehors de l'eau, avant que la relégation nous guette. 
Et puis bébé fait encore des siennes... Certaines soirées sont calmes, il dort d'une traite, et d'autres soirées sont très compliquées, ça a été le joie hier, à la grande joie de la maman, qui en avait la garde. Jusqu'à 1h du mat il nous a fait tourner en bourrique le petit saligot. 
Le taf me fatigue également. Je dois jongler entre ma motivation de romancier, et le sérieux de mon job, dans lequel j'ai en parti démissionné dans ma tête depuis que je connais la date de ma fin de mission. Des questions me hantent aussi sur mon second roman qui sera bientôt prêt... Auto-publication (et genre demain il est dispo sur Amazon) ou envoi aux maisons d'éditions, et 4 mois à 1 an d'attente avant d'avoir (peut-être) un retour. 
L'impatience vs la raison. 
L'intéressement financier si Amazon fonctionne (chaque livre rapporte bien plus que via une Maison d'édition normale) vs une diffusion papier peut-être plus importante si une ME me signe (ce qu'Amazon ne me permettrait pas d'avoir). 
Le temps, est la dernière donnée qui m'achève. Si un beau ciel bleu me fout la pêche, un ciel gris dans du brouillard me fout le cafard. Sans parler de la nuit qui tombe à 18h. 
J'ai envie de m'endormir en PLS, et de me réveiller au début de l'été, à la plage. 
Avec une piña colada dans la main droite. 

Posté par 36ansbientot40 à 10:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 novembre 2018

Hibernation.

Durant tout le mois de novembre, ce blog rentrera dans une phase d'hibernation, pour de basses raisons techniques que seuls les auteurs peuvent comprendre. 

Mais je tiens juste à préciser que les gens, qui dans mon open space, squattent les bureaux à côté et juste derrière moi (m'empêchant par leur passion, leur amour du travail ou juste la bonne conscience que leur quotidien mérite salaire), et BOSSENT, m'empêchant de glander, de correspondre, de surfouiller et de stalker en paix me RENDENT TOTALEMENT FOU. 
Putain, mais allez bosser ailleurs sans déconner !  

Posté par 36ansbientot40 à 14:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]