25 juin 2018

Cauchemar.

Comme tout rêve ou cauchemar, je ne sais pas trop où et comment mon rêve/cauchemar commence.
Je vois juste qu'on est vendredi, et que je pars du taf, dans lequel je bosse dans une pièce isolée, pour une grande surface. Genre Auchan.
Une semaine s'est écoulée, durant laquelle je n'ai rien foutu, et il va falloir l'expliquer à mon chef de SSII, la semaine prochaine.
Mais genre, rien foutu en mode, je n'ai même pas ouvert le portable sur lequel je reçois des mails. Je n'ai donc pas vu le milliard de mails qu'on m'a envoyé, hein... Non, j'ai avancé sur d'autres choses plus perso, genre mon roman.

Sauf que... A la sécurité, en sortant, on m'arrête. Je dois me rendre immédiatement dans un bureau, où une partie de la direction m'attend, étant donné que je n'ai pas ouvert mes mails de la semaine, et que je n'ai pas daigné répondre aux appels à l'aide sur mon programme qui est déployé (et qui n'ayant pas été testé auparavant, ne marche pas, et a tout fait planter...).
Putain, une semaine sans ouvrir ma boite mail... Mais merde, qu'est ce que j'ai foutu ? Comment vais-je pouvoir expliquer ça à ma hiérarchie, moi qui passe ma vie dans ma boite mail ? Je cherche des excuses... javais des problèmes de connexion, j'avais perdu le chargeur... j'y ai pas pensé... 

Je me rends donc au bureau en question, mais ne le trouve pas... Perdu dans un dédale de bureaux. Je tente donc une nouvelle fois de sortir, mais un caissier me chope... "hey toi, tu t'en vas pas, tu vas au coin, le temps qu'on vienne te chercher... Tu t'as pas t'en sortir comme ça".
Au coin. A mon âge... Un caissier qui me demande ça... Mais putain merde, s'ils avaient fait leur taf correctement, ils auraient pas déployé mon taf en prod, sans déconner...
Oh putain, mon commercial va me tuer... Peut-être même qu'il va me mettre à la porte, et ça sera la descente aux enfers... Le chômage, ma nana qui partira avec le bébé, l'alcool, les putes, TPMP, et enfin la rue. Dans 1 mois, je quémanderai de la thune, en disant "bonjour, une petite pièce ? merci bonne journée", au pied des galeries lafayette pour avoir de quoi m'acheter un burger au mac do du coin, et de la drogue pour oublier que je suis une merde.
Toujours à attendre au coin à m'imaginer mon avenir, personne ne vient me chercher, le caissier m'indique donc une nouvelle fois, où je dois me rendre... ça ressemble à la gare de Lyon.
Mais par chance, quelque chose me tire de mon sommeil, c'est bébé, bébé qui pleure parce qu'il a faim et que maman est en train de faire chauffer le biberon à côté.
Il est 4h du mat.

J'hésite à refermer les yeux, par appréhension de retomber dans ce rêve, ce cauchemar, de mon inconscient qui me rappelle que la semaine précédente, je n'ai rien branlé.
Alors certes, c'était un peu particulier... Mardi j'ai décidé que mercredi je resterai à l'appart pour aider maman à ne pas péter un câble, et puis jeudi j'avais déjà posé ma journée pour accompagner maman amener bébé à sa visite des 3 mois et demi. Semaine de 2 jours, se terminant par une petite journée, un vendredi, coupé par une activité sportive entre midi et deux avec mes collègues de taf nous faisant revenir à 14h30... Pour un départ à 17h... "oh, sérieusement, je vais vraiment me mettre à taffer à cette heure ci ? Seriously ?"
En plus, je bosse en ce moment sur un truc en mode "R&D", comprenez recherche et développement, on teste des trucs sans vraiment préciser ce qu'il faut tester, parce qu'un besoin peut "peut-être tomber" à ce sujet. Mais rien n'est moins sûr.
Je déteste ce genre de projets où il faut faire des tests un peu au hasard.
Et puis en plus, la semaine passée j'avais mon objectif à atteindre pour finir mon roman avant la fin du mois : 10 pages par jour. Ah ah. Avec mes 2 jours de congés, autant dire que je suis passé à côté de mon objectif, et ce même si j'ai bien avancé.
Sauf que voilà, il fallait dire à mon collègue/supérieurvitefait/leadsurceprojetdeR&D mon avancement : "ouais, j'ai pas réussi à trop avancer. 3 jours que j'ai récupéré du code extérieur, et un des 2 projets ne fonctionne toujours pas sur mon poste (lorsque je le compile/l'exécute)."
Il a voulu se lever pour m'aider, mais c'était l'heure de partir, plus tôt le vendredi pour que "maman" puisse faire un peu de sport, depuis le temps qu'elle en rêve... "On verra lundi".

Je suis parti la queue sous le bras, sachant pertinemment que le week-end allait être dur parce que mon inconscience me ramènerait tôt ou tard, ce moment où comme la fourmi, j'ai fait de la merde au lieu de tafer. Le résumé de ma vie. 

Ce matin, mon code marchait, parce que je m'y suis mis vraiment.
C'est donc fièrement que je l'ai annoncé à mon collègue, qui a semblé content.

Par contre, une chose est sûre. Enfin 2 à vrai dire :
- mon roman dans sa 3ème mouture ne sera jamais terminé avant la fin du mois...
- bébé qui fait ses dents, et qui fait flipper parce qu'il respire mal (je parle pas du traitement pour le nez qui nous donne l'impression de le torturer/noyer à chaque fois qu'on lui donne...), bref tout ça, ça rend pas la vie facile.


Est ce que de faire un bébé en étant un grand angoissé (en couple avec une grande angoissée) était une bonne idée ? ...

Je vous laisse méditer sur cette question.
Bon lundi.

Posté par 36ansbientot40 à 15:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 juin 2018

Petit passage dans la blogosphère.

Longtemps que je voulais passer déposer un petit mot ici, mais... Le temps m'a manqué ces derniers jours. Je me suis laissé embarquer dans un projet avec une grosse deadline non décalable, géré bien sûr par une hiérarchie en mode "à l'arrache".
ça m'a fait du bien de bosser un peu en mode "la tête dans le guidon".
De la même manière que ça me fait du bien de relever un peu la tête hors de l'eau et de souffler un peu.

Mon Facebook m'a rappelé qu'il y a 5 ans de cela, je visitais Pompéi avec l'actuelle mère de mon enfant. Il y a 4 ans je signais mon contrat d'édition.
Il y a 3 ans, il y a 2 ans et il y a 1 an, rien de spécial ne s'est passé dans ma vie visiblement...

Et aujourd'hui que deviens-je ?
Je suis papa. Et c'est un bon boulot à temps plein. Qui demande des ressources incroyable de patience, que parfois je n'ai pas.
Des voyages ? Ou la... être papa à temps plein (enfin en dehors des heures de boulot...) est bien plus prenant que le plus lointain des voyages... On ne vit que pour bébé, c'est un fait, il faut se faire une raison.
Et mon job d'écrivain alors ? Mon "hobbie".
J'ai jusqu'à la fin du mois pour écrire pour la 3ème fois mon second roman. Il n'y a rien de plus déprimant que de réécrire un roman qu'on a déjà terminé 2 fois, parce que ça sous entend qu'on doit "poubelliser" la moitié (plus ou moins) des versions pécédentes...

Pourquoi donc, allez vous me demander ? Car la phase de bêta lecture a soulevé plusieurs sujets rendant certains éléments de l'histoire irrationnels. CQFD.
C'est agaçant, pour l'amour propre, parce qu'on se sent incompris, on a envie de dire que nos beta lecteurs sont nuls, et une fois que ce moment est passé, on admet que oui, c'était sans doute mieux, que l'histoire était bancale, ou pas assez prenante sur la durée.
J'ai jusqu'à la fin du mois pour pondre une histoire dans son intégralité, si je veux être publié en 2019 (à supposer qu'il passe le comité de lecture de mon éditeur... donc s'il est bon).
#challenge.

Ensuite, il me restera à trouver un nouveau sujet pour un nouveau roman. J'ai déjà plein d'idées, mais pas vraiment sur la durée. Soit des débuts, soit des fins, mais les milieux sont toujours compliqués à développer.
Ou alors je pourrais m'arrêter là, mais le fait de savoir que certains lecteurs ont vraiment kiffé mon style ne peut que me booster à continuer à leur faire plaisir, en espérant qu'un jour mon roman deviennent un best seller, et que je devienne auteur/rentier (oui, l'espoir fait vivre, il n'y a pas de loi contre ça à ce que je sache ? ).

Pour le reste, j'ai assez peu de choses à raconter.
Pour une fois.
Je vais moins sur Twitter, ce qui me fait gagner en zenitude !
Tellement je m'agace à voir trop de gens se sentir vivre parce qu'ils ont des followers.
Je vais moins sur les blogs, sans doute parce qu'il y en a de moins en moins, et parfois les rares articles encore publiés sont des vidéos youtube. Oui mais non, les youtubers ça m'intéresse pas, moi je veux lire, pas un livre mais des blogs !

Je ne sais pas d'où vient mon problème avec les youtubeurs, si c'est ce côté "pouce en l'air et abonne toi" qui m'agace, le fait qu'ils gagnent leur vie (certains), le fait que 98% des jeunes veulent devenir youtubeur (et que ça pollue Internet, youtube ou les pages FB) ou le politiquement correct permanent "nécessaire" pour se faire de spotes. . J'ai d'ailleurs maté la dernière vidéo de Norman, qui me faisait rire à une époque, mais que j'ai fini par ne plus suivre, parce que je savais que le suivre lui faisait gagner du pognon, et ce côté "abonne toi" tout ça.
Dans cette vidéo, il compare Internet à un terrain miné, ou plus ça va, moins tu peux dire quoi que ce soit, entre les sujets interdits (je ne peux vous les citer vu qu'il y en a un nouveau chaque jour) et les haters, il est de plus en plus compliqué de s'exprimer librement, que ce soit pour faire rire, ou juste pour avoir un avis.
J'aime bien le concept, mais le fait qu'il termine par un "rejoins moi" continue de m'agacer. J'ai un moment cru qu'il arrêterait sa carrière là dessus, ça aurait été une bonne fin... Mais non "ARGENT".

Le truc qui m'agace, c'est que je me sens "haters" dans l'âme, à la seule différence que je garde ça pour moi. Enfin je l'écris dans ce blog, afin de ne pas faire chier les gens qui m'insupportent.
Et ça me gave de haïr sans cesse, à quoi bon ?

Par le passé, j'ai traqué sans cesse une personne qui après s'être confiée (et réciproquement) avec moi de longs mois durant a décidé du jour au lendemain de me supprimer de sa vie, estimant que ma vie était sur le point de changer "tu ne vas plus avoir de temps, tout ça". Je l'ai haï de toute mes forces, et harcelé du mieux que j'ai pu (bon, uniquement par mail, alors que j'avais ses coordonnées téléphoniques, professionnelles et tout et tout). Elle a fait ce qu'il fallait (je suppose) à savoir qu'elle m'a ghosté, ignoré, ce qui me rendait chaque fois un peu plus fou. C'est le principe d'un troll hein, répondez lui si vous voulez le faire vivre, ignorez le si vous souhaitez le tuer.
Et je sais AUSSI ce que c'est que d'ignorer/ghoster les gens, je connais donc les 2 côtés du jeu.
Et puis j'ai fini par cesser. Par ennui ? Par incompréhension... Par agacement, ou juste parce que je me suis rendu compte que je claquais mon énergie pour rien, et qu'il était plus sain de la dépenserdans d'autres choses, du sport, de l'écriture, ce blog.

Parfois, je me dis que je ne suis pas quelqu'un de bien, lorsque je passe du côté obscur de la force. Et pourtant, je suis quelqu'un de bien. Enfin je pense. C'est ce que disaient de moi mes exs (je sais pas si c'est une bonne chose ?). De fiable, de gentil, qui sait rarement dire non. Malgré mon manque de filtre naturel, je n'aime pas faire du mal "gratuitement". Même lorsque la personne le mérite. Mais je ne sais pas, sur ce blog, j'aime raconter mon côté obscur.

Et dieu sait si le côté obscur de la force peut-être plus puissant, plus rapide, plus fort que le côté lumineux.
Je vous laisse, je vais aller tuer des Jedi, ça va me détendre.

Posté par 36ansbientot40 à 11:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]