Longtemps que je voulais passer déposer un petit mot ici, mais... Le temps m'a manqué ces derniers jours. Je me suis laissé embarquer dans un projet avec une grosse deadline non décalable, géré bien sûr par une hiérarchie en mode "à l'arrache".
ça m'a fait du bien de bosser un peu en mode "la tête dans le guidon".
De la même manière que ça me fait du bien de relever un peu la tête hors de l'eau et de souffler un peu.

Mon Facebook m'a rappelé qu'il y a 5 ans de cela, je visitais Pompéi avec l'actuelle mère de mon enfant. Il y a 4 ans je signais mon contrat d'édition.
Il y a 3 ans, il y a 2 ans et il y a 1 an, rien de spécial ne s'est passé dans ma vie visiblement...

Et aujourd'hui que deviens-je ?
Je suis papa. Et c'est un bon boulot à temps plein. Qui demande des ressources incroyable de patience, que parfois je n'ai pas.
Des voyages ? Ou la... être papa à temps plein (enfin en dehors des heures de boulot...) est bien plus prenant que le plus lointain des voyages... On ne vit que pour bébé, c'est un fait, il faut se faire une raison.
Et mon job d'écrivain alors ? Mon "hobbie".
J'ai jusqu'à la fin du mois pour écrire pour la 3ème fois mon second roman. Il n'y a rien de plus déprimant que de réécrire un roman qu'on a déjà terminé 2 fois, parce que ça sous entend qu'on doit "poubelliser" la moitié (plus ou moins) des versions pécédentes...

Pourquoi donc, allez vous me demander ? Car la phase de bêta lecture a soulevé plusieurs sujets rendant certains éléments de l'histoire irrationnels. CQFD.
C'est agaçant, pour l'amour propre, parce qu'on se sent incompris, on a envie de dire que nos beta lecteurs sont nuls, et une fois que ce moment est passé, on admet que oui, c'était sans doute mieux, que l'histoire était bancale, ou pas assez prenante sur la durée.
J'ai jusqu'à la fin du mois pour pondre une histoire dans son intégralité, si je veux être publié en 2019 (à supposer qu'il passe le comité de lecture de mon éditeur... donc s'il est bon).
#challenge.

Ensuite, il me restera à trouver un nouveau sujet pour un nouveau roman. J'ai déjà plein d'idées, mais pas vraiment sur la durée. Soit des débuts, soit des fins, mais les milieux sont toujours compliqués à développer.
Ou alors je pourrais m'arrêter là, mais le fait de savoir que certains lecteurs ont vraiment kiffé mon style ne peut que me booster à continuer à leur faire plaisir, en espérant qu'un jour mon roman deviennent un best seller, et que je devienne auteur/rentier (oui, l'espoir fait vivre, il n'y a pas de loi contre ça à ce que je sache ? ).

Pour le reste, j'ai assez peu de choses à raconter.
Pour une fois.
Je vais moins sur Twitter, ce qui me fait gagner en zenitude !
Tellement je m'agace à voir trop de gens se sentir vivre parce qu'ils ont des followers.
Je vais moins sur les blogs, sans doute parce qu'il y en a de moins en moins, et parfois les rares articles encore publiés sont des vidéos youtube. Oui mais non, les youtubers ça m'intéresse pas, moi je veux lire, pas un livre mais des blogs !

Je ne sais pas d'où vient mon problème avec les youtubeurs, si c'est ce côté "pouce en l'air et abonne toi" qui m'agace, le fait qu'ils gagnent leur vie (certains), le fait que 98% des jeunes veulent devenir youtubeur (et que ça pollue Internet, youtube ou les pages FB) ou le politiquement correct permanent "nécessaire" pour se faire de spotes. . J'ai d'ailleurs maté la dernière vidéo de Norman, qui me faisait rire à une époque, mais que j'ai fini par ne plus suivre, parce que je savais que le suivre lui faisait gagner du pognon, et ce côté "abonne toi" tout ça.
Dans cette vidéo, il compare Internet à un terrain miné, ou plus ça va, moins tu peux dire quoi que ce soit, entre les sujets interdits (je ne peux vous les citer vu qu'il y en a un nouveau chaque jour) et les haters, il est de plus en plus compliqué de s'exprimer librement, que ce soit pour faire rire, ou juste pour avoir un avis.
J'aime bien le concept, mais le fait qu'il termine par un "rejoins moi" continue de m'agacer. J'ai un moment cru qu'il arrêterait sa carrière là dessus, ça aurait été une bonne fin... Mais non "ARGENT".

Le truc qui m'agace, c'est que je me sens "haters" dans l'âme, à la seule différence que je garde ça pour moi. Enfin je l'écris dans ce blog, afin de ne pas faire chier les gens qui m'insupportent.
Et ça me gave de haïr sans cesse, à quoi bon ?

Par le passé, j'ai traqué sans cesse une personne qui après s'être confiée (et réciproquement) avec moi de longs mois durant a décidé du jour au lendemain de me supprimer de sa vie, estimant que ma vie était sur le point de changer "tu ne vas plus avoir de temps, tout ça". Je l'ai haï de toute mes forces, et harcelé du mieux que j'ai pu (bon, uniquement par mail, alors que j'avais ses coordonnées téléphoniques, professionnelles et tout et tout). Elle a fait ce qu'il fallait (je suppose) à savoir qu'elle m'a ghosté, ignoré, ce qui me rendait chaque fois un peu plus fou. C'est le principe d'un troll hein, répondez lui si vous voulez le faire vivre, ignorez le si vous souhaitez le tuer.
Et je sais AUSSI ce que c'est que d'ignorer/ghoster les gens, je connais donc les 2 côtés du jeu.
Et puis j'ai fini par cesser. Par ennui ? Par incompréhension... Par agacement, ou juste parce que je me suis rendu compte que je claquais mon énergie pour rien, et qu'il était plus sain de la dépenserdans d'autres choses, du sport, de l'écriture, ce blog.

Parfois, je me dis que je ne suis pas quelqu'un de bien, lorsque je passe du côté obscur de la force. Et pourtant, je suis quelqu'un de bien. Enfin je pense. C'est ce que disaient de moi mes exs (je sais pas si c'est une bonne chose ?). De fiable, de gentil, qui sait rarement dire non. Malgré mon manque de filtre naturel, je n'aime pas faire du mal "gratuitement". Même lorsque la personne le mérite. Mais je ne sais pas, sur ce blog, j'aime raconter mon côté obscur.

Et dieu sait si le côté obscur de la force peut-être plus puissant, plus rapide, plus fort que le côté lumineux.
Je vous laisse, je vais aller tuer des Jedi, ça va me détendre.