24 avril 2018

La vie continue en musique.

Ma vie tourne autour de la musique.
Je suis fils de parents musiciens. Feu mon père écrivait des comédies musicales (qui n'ont jamais marchés) lorsqu'il ne donnait pas de cours d'instruments.
Premier instrument de musique (un violoncelle) en main je devais avoir 4 ou 5 ans, mais j'ai rapidement abandonné pour me mettre au piano, puis à l'orgue, mon père professeur aidant...
A 8 ans je m'amusais à retransposer des morceaux à l'oreille sur le synthé via un Atari 1040 ST, sur un des ascendants spirituels de Cubase.
A l'âge de 12 ans, j'ai écouté sur une K7 audio "the greatests hits 2" de Queen, et ça a été un tournant dans ma vie, puisque j'ai découvert le rock, et dès ce moment là j'ai décidé de me mettre à la guitare électrique. L'année d'après j'achetais une guitare acoustique (à un voisin qu'il avait gagné à la foire) avant d'acheter à l'âge de 15 ans ma première guitare électrique, avec laquelle je faisais bien plus de bruit que de beaux morceaux !

A 16 ans j'ai voulu tout plaquer pour m'occuper pleinement du groupe de reprises que je venais de monter, en tant que guitariste chanteur. Une bonne claque dans la gueule de ma soeur et de mon père m'ont bien remis les idées en place. Les études ne suivaient pas en seconde... Sous le dictat de mon père j'ai du couper mes cheveux l'été qui suivi, et abandonner mon premier groupe à mon entrée en Première, le temps de confirmer que les notes remontaient... (simple en STT)
Les groupes se sont succédés, en 1ère j'ai intégré en tant que batteur chanteur un groupe de blues/rock, qui a splitté l'année du bac, suite à un accident de ski et une fracture de l'épaule, et parce que j'étais pas trop en accord avec le guitariste (qui manquait cruellement de rythme). L'année du BTS j'ai intégré en tant que guitariste/soliste un groupe de reprises via le bouche à oreille, groupe que j'ai quitté après être parti en Angleterre quelques mois.

Et puis j'ai atterri à Paris pour le taf. J'ai joué dans un groupe quelques mois avant d'arrêter, faute de disponibilités des zicos et de temps, le sport avait pris une part trop importante dans ma vie...
Quelques années plus tard, non sans avoir profité de ce temps pour perfectionner ma technique de guitare, j'ai freiné un peu le sport, trouvé une copine, et après maintes auditions j'ai intégré un groupe.
Groupe de "débutants", mais je n'étais au final qu'un peu meilleur qu'eux, pas assez pour intégrer d'autres groupes plus techniques.
Puis avec ma rupture amoureuse aux alentours de la trentaine j'ai trouvé un autre groupe qui a duré 2 ans, le temps de mon histoire avec fantomette...
Et puis ma dernière vie, qui a commencé par un trio qui a duré pas loin d'un an et demi, qui s'est terminé par l'arrivée d'une chanteuse qui a été le début de la fin...
2 groupes se sont par la suite enchaînés, avant un an de chômage technique, ou presque, totalement consacré à l'écriture de compositions pour un nouveau projet de groupe...
Sauf qu'en septembre, après avoir posé une annonce, je suis tombé de haut, voyant que personne ne semblait intéressé par mon écriture... ou ma voix ? ou ma mélodie, ou mon âge, ou mes attentes...
Ma copine venait de tomber enceinte, donc j'ai levé le pied, tout en restant vigilant sur les opportunités d'autres groupes déjà formés du moment.
En janvier de cette année, j'ai fait une tentative, une audition "éclair" de 30 minutes qui n'a pas du tout bien marché, ce genre de moment où vous n'attendez qu'une seule chose, c'est que ça se finisse. Et puis bébé est né, j'ai appris à moins dormir la nuit.

Ce soir j'auditionne.
Pour un nouveau trio, en tant que "papa" guitariste chanteur.
Le terme "papa" change énormément de choses, car si hier, je n'aurais eu qu'une chose en tête c'est "l'audition", là j'y vais en me disant que ça va être une soirée où je vais laisser maman seule gérer bébé.

Et puis il y a bien évidemment le doute, omniprésent dans ma vie.
Auditionner, surtout lorsqu'on porte la guitare ET le chant, c'est 1000 fois se foutre à poil.
Et pourtant je n'ai pas de quoi flipper...
"Ils" ont entendu les maquettes, donc savent comment je chante, et ma voix, même si elle n'est plus habituée à chanter 2 heures durant, est toujours au rdv (enfin je l'espère...).
Bon, mes doigts ne sont plus aussi véloces qu'avant, et il faudra sûrement quelques répèts avant que ça ne revienne. Les 2 zicos sont "2 vieux", de plus de 40 piges.
Les 40 piges je les aurai dans quelques années... Et paradoxalement, même si je me sens encore la mentalité d'un gamin de 20 ans, je pense qu'il me serait inconcevable de recruter 2 bébés de la vingtaine avec moi, parce que pas assez posé, trop foufou, trop "djeuns".
Là, on va pouvoir avoir des discussions de "papa", et c'est con, mais ça me rassure.

Une audition c'est une rencontre, et pour que ça colle, il faut que le feeling "humain" et "musical" soit au rdv.
L'un sans l'autre c'est aller au devant d'une séparation inévitable : parce qu'on en aura ras le bol que les notes soient fausses ou pas dans le rythme, ou que ça sonne putain de bien, mais une fois sur deux parce qu'il y aura des lapins de dernière minute toutes les semaines ou que monsieur bossera jamais les morceaux.
Au final, un groupe c'est un peu comme un couple, et une audition c'est un peu comme un premier rdv après de nombreux échanges. On est pressé mais on a peur que ça corresponde pas vraiment à ce à quoi on s'attendait.

Les morceaux qu'on jouera ce soir sont plutôt sympa : Are you gonna be my girl de Jets, Aeroplane des Red hot, You really got me de Kinks (seul morceau que je n'ai jamais joué en groupe par le passé), Little monster de Royal blood, et Born to be Wild de SteppenWolf.

Je suis excité autant que terrorisé, peur de décevoir ou d'être déçu, ou les deux.
Si par le passé peu importe le résultat je me serais sûrement accroché à une réponse positive, là il me faudra vraiment un bon gros coup de cœur pour choisir d'avancer avec eux, car même si ma passion pour la musique est toujours au rendez-vous, le courage, le temps, la patience pour continuer à envisager une vie de groupe digne de ce nom (incluant répèts hebdo, réservation des studios, travail et écriture des morceaux sans parler de la logistique des concerts et de la bonne entente au sein des membres du groupe, malgré tout vitale), tout ça est bien plus dur à trouver lorsqu'on a une vie de parents, et que chaque moment consacré à cette passion est un moment durant lequel on n'est pas avec bébé ou durant lequel on ne seconde pas "maman" qui a géré bébé toute la journée (et je ne parle plus des jeux vidéos, sur lesquels j'ai presque définitivement tiré un trait...)
Paradoxalement, persévérer dans le sport (en oubliant définitivement la musique donc), à raison de 2 soirs par semaine comme je le faisais jusqu'à présent, resterait une option plus facile à gérer (parce qu'il n'y a que sur les créneaux d'entrainement qu'il faut se concentrer), au delà de mon corps qui est de plus en plus dur à garder au niveau physique.

Conjuguer ces 2 passions est la 3ème option, mais est ce que passer du sport 2 fois par semaine à 1 fois par semaine ne signerait pas définitivement la fin de ma carrière de sportif, alors même que mon coach m'a demandé de resigner l'année prochaine pour une nouvelle année en nationale (ce qui impliquerait un créneau supplémentaire les week-ends, le temps des matchs...)

Devenir parent bouleverse inévitablement la gestion et l'organisation du quotidien, je m'en rends compte chaque jour un peu plus.
Keep on rocking, en attendant demain \m/

Posté par 36ansbientot40 à 15:18 - Commentaires [1] - Permalien [#]

20 avril 2018

Calculator.

Je me marre, ou je pleure...
Si tu suis un peu les infos, il est difficile de passer à travers la grosse news du moment, non il ne s'agit pas de Manuel Valls (entre ses amours compliqués et peut être un départ en Espagne, on parle beaucoup trop de lui pour un connard de ministre qui a retourné sa veste au mauvais moment) mais de l'appli "Calculator" que Apple a viré de son store.
La raison : "L'application permettait aux ados de cacher des photos derrière une fausse calculatrice".

...
Je ne sais pas ce qui me désole le plus.
Le côté tellement puritain d'Apple (déjà que je déteste la politique commerciale de cette marque, autant dire que là ça m'a définitivement fâché avec elle), le fait que les médias se soient emparés de cette histoire, ou tout simplement qu'on puisse croire que "seuls les ados" pouvaient utiliser cette application.

Quand bien même, quel mal y a t il ?
L'application aspirerait illégalement ces données sur un serveur sans que l'utilisateur ne le sache, je dis pas, mais c'est pas ça qu'on reproche à l'appli, c'est qu'un ado pourrait CACHER des choses à ses parents.
Donc déjà ça sous entend que les parents passeraient leur vie à fouiller dans le tel de leur gamin, et de deux ça sous entend que les ados n'ont rien le droit de cacher ?
Nan parce que bon, il faudra dans ce cas qu'on parle aussi de l'application "Navigation privée" qui tourne sur tous les navigateurs (utilisés par les ados ET les adultes). Parce que bon, le côté "surf sans laisser de trace" dans l'entreprise n'est qu'une partie infime de l'utilisation officielle de ce module... Un des objectifs étant, "JE PENSE", de pouvoir surfer peinard sur des sites de boules sans se faire gauler (par son mari, sa femme, son gamin ou son employeur)
Mais je m'éloigne du sujet...

Je me souviens que quand j'étais ado, j'avais un ou deux playboys, et peut être même une K7 de porno de bien planqué quelque part (dans une jaquette de BIGARD je crois, ça s'invente pas), mais j'ai pas souvenir que
1) mes parents fouillaient ma chambre tous les jours par peur que je "cache" quelque chose (surtout que je les avais piqué à mon père)
2) la presse ait fait un article sur la possibilité qu'un truc dans ce genre puisse exister chez les ados (pis bon, il y avait déjà le film du mois sur canal+ que je matais chez des potes...).

Donc, au delta de "ok, peut être que les ados prennent des photos intimes ou en reçoivent ou les 2" auquel cas ça peut choquer (c'est surtout embêtant lorsque ces photos passent entre des mains malveillantes ou qu'elles sont piratées/volées, cf le fappening par exemple)(et ça c'est valable chez les adultes comme les ados), mais l'adolescence reste la période où garçons et filles découvrent la sexualité, non ? ...
Donc qu'est ce qu'il y a de choquant ? Peut-être qu'en effet, ils veulent juste protéger leur journal intime... Que des cadeaux qui leur sont destinés n'ont pas à vocation d'être vu par un papa pervers ou une maman curieuse...
C'est le fait que ça soit "planqué" derrière une calculatrice, et pas derrière une application type "vaulty" gros comme le nez au milieu de la figure (et je sais de quoi je parle) que si on fouille on te demande "c'est quoi cette appli" ?
Sérieux...

L'autre point qui m'agace, dans cette réflexion d'Apple de vouloir supprimer ce genre d'appli : le fait qu'ils pensent que c'est une appli destinée aux ados...
MAIS SERIEUX LES GENS DE CHEZ APPLE... Jamais vous avez fait de photos intimes que vous avez envie de planquer ou de garder pour plus tard ? Vous croyez vraiment que c'est un truc réservé aux ados ? J'ai plus les stats en tête, mais pas loin d'un adulte sur 2 en a déjà fait... Donc, pourquoi croire que c'est une appli UNIQUEMENT réservée aux adolescents ? Quand bien même, les ados n'ont ils pas le droit d'avoir un peu d'intimité dans leur vie sexuelle en devenir ?

En plus, ce qu'on oublie de dire, c'est que sur la plupart des applications en question, il est possible de customiser la couleur de sa calculatrice (qui n'est pas fictive mais bel et bien réel), et rien que pour ça je trouve scandaleux qu'elle ait été retiré de l'apple store.
Tant qu'on y touche pas sur Android...

ça me rappelle une fois, où j'avais pris une photo (je vous laisse imaginer de quoi), et direct il m'avait été proposé de la mettre dans un "dossier privé" de mon téléphone (que je n'avais jamais paramétré)... Flippant non ?
A quand l'enquête sur les dossiers privés "qu'utilisent les ados pour planquer des photos à leur parent" des téléphone de type Samsung (et autre...)

Par chance, il fait beau. Les femmes ont ressorti les jupes courtes, et ça, ça me fait la journée.

Posté par 36ansbientot40 à 14:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 avril 2018

De retour à la vraie vie.

ça a fini par arriver, je suis donc devenu papa.
Même si on a le temps pour s'y préparer, 9 mois et quelques, on est jamais prêt à devenir père.

C'est une incroyable expérience, bien flippante autant que stressante, totalement indescriptible. ça fait apparaître plein de nouveaux trucs, les petits bonheurs et les angoisses du quotidien, un amour de la chair de sa chair, le tout dans un permanent jetlag lié au manque flagrant de sommeil.

Avant, je m'amusais à sortir la phrase comme quoi si les bébés sont la zizanie les premiers mois, c'est pour empêcher les parents de remettre un gosse en route, en mode "survie", à savoir tant qu'ils sont seuls ils ont plus de chance de survivre. Je sais maintenant que c'est parce qu'ils ont pas assez de réserve (en gros qu'ils sont pas assez gros) pour tenir toute une nuit sans chouiner en mode "on est en train de m'arracher un bras", chouinement qui veut au final juste dire "jai faim".

Par chance, j'ai pu m'arrêter un mois complet pour profiter pleinement de cet incroyable moment à savoir les premiers jours de bébé. Tout ne s'est comme il fallait s'y attendre pas passé comme prévu... L'allaitement n'a pas vraiment marché, pas comme on le voulait, et moi qui pensais qu'avec de l'organisation bébé s'habituerait à notre mode de vie, en fait il n'en est rien, c'est notre mode de vie qui doit s'habituer à bébé. Point.
Les pleurs de bébé restent une épreuve, même si je sais que 9 fois sur 10 ça veut juste dire "j'ai faim", on galère toujours à identifier les j'ai faim de "j'ai mal", "je suis pas bien dans ma couche", "j'ai mal au ventre", "j'arrive pas à m'endormir ça me saoule" et autre "Pfff, journée de merde aujourd'hui, j'arrive à rien...". Mais j'imagine que c'est la vie.

Je suis revenu hier au boulot, pas mécontent de quitter ce stress permanent, et de retrouver le train train du job. J'appréhendais de laisser la maman seule avec bébé, et j'avais raison... Il ne lui laisse le temps de rien, et la maman craque facilement. Le manque de sommeil n'aide pas... Mais du coup, la maman est perdue, et à défaut de l'aider matériellement, je l'encourage, sachant au plus profond de moi même que ça va être la période de transition, où elle va devoir, passer outre ses stress et ses angoisses, parce qu'elle n'aura pas le choix. Mais c'est pas évident, surtout durant les pics de croissance qui coïncident avec des rdv médicaux pris depuis longtemps... (genre en ce moment).

A défaut de la seconder et de l'aider, je stresse donc pour elle, à distance. C'est parfait.


Mes collègues m'ont couverts de cadeau pour bébé à mon retour. Le moment gênant par excellence... Ou t'as envie de dire "mais non, fallait pas... ".
Ma motivation a duré une journée, celle d'hier, avant de redescendre, la petite nuit dernière n'aidant sûrement pas à être motivé. Mon chef n'étant pas là il m'a laissé un truc super approximatif à finir pour vendredi impérativement. Youpi.
Mon collègue avec lequel je dois bosser, qui est au taquet dès 7h30 car il n'a pas de vie, à part ses 5 gamins que sa femme gère à plein temps, m'a agressé dès mon arrivée au boulot, alors que j'étais en train de doucement me réveiller. ça m'a agacé. Tain mais les gens, vous en avez pas ras le bol d'être toujours au taquet sur votre taf ?
J'ai tellement loupé ma vocation de fonctionnaire... J'aurais du faire ça, pour continuer à écrire mes livres peinards, entre 2 arrêts maladie. Oui, j'aime faire des clichés, et tant pis si ça te plait pas...

J'ai profité de ce mois de "congé pat" pour terminer mon second bouquin, parti chez les éditeurs. Réponse "éventuelle" sous 3 à 6 mois. Moi qui visais cette solution afin d'être publié plus vite que mon actuel éditeur qui m'a dit "courant 2019. Je vais voir s'il y a des retours plus rapides que d'autres... Certains privilégiés dans mes proches y ont eu accès en exclusivité, et si certains l'ont dévorés, d'autres l'ont laissé de côté, par manque de temps, de motivation, ou d'envie, qu'en sais-je. Forcément, de mon petit monticule d'égocentrie, je le prends pas super bien, mais j'ai appris à prendre sur moi, et j'ai fini par accepter. Pas comme si j'avais le choix de toute façon, c'est la vie ma pauv lucette...

Dans une semaine je recommence les auditions pour un groupe, en tant que guitariste/Chanteur. Le moment idéal pour recommencer ce genre de loisirs je pense (ou pas...)
Allez c'est pas tout ça, j'ai du boulot à poncer d'ici la fin de semaine... mais avant, je vais me reprendre un café... Parce que je sens que l'après midi va être longue...

Posté par 36ansbientot40 à 11:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]