ça a fini par arriver, je suis donc devenu papa.
Même si on a le temps pour s'y préparer, 9 mois et quelques, on est jamais prêt à devenir père.

C'est une incroyable expérience, bien flippante autant que stressante, totalement indescriptible. ça fait apparaître plein de nouveaux trucs, les petits bonheurs et les angoisses du quotidien, un amour de la chair de sa chair, le tout dans un permanent jetlag lié au manque flagrant de sommeil.

Avant, je m'amusais à sortir la phrase comme quoi si les bébés sont la zizanie les premiers mois, c'est pour empêcher les parents de remettre un gosse en route, en mode "survie", à savoir tant qu'ils sont seuls ils ont plus de chance de survivre. Je sais maintenant que c'est parce qu'ils ont pas assez de réserve (en gros qu'ils sont pas assez gros) pour tenir toute une nuit sans chouiner en mode "on est en train de m'arracher un bras", chouinement qui veut au final juste dire "jai faim".

Par chance, j'ai pu m'arrêter un mois complet pour profiter pleinement de cet incroyable moment à savoir les premiers jours de bébé. Tout ne s'est comme il fallait s'y attendre pas passé comme prévu... L'allaitement n'a pas vraiment marché, pas comme on le voulait, et moi qui pensais qu'avec de l'organisation bébé s'habituerait à notre mode de vie, en fait il n'en est rien, c'est notre mode de vie qui doit s'habituer à bébé. Point.
Les pleurs de bébé restent une épreuve, même si je sais que 9 fois sur 10 ça veut juste dire "j'ai faim", on galère toujours à identifier les j'ai faim de "j'ai mal", "je suis pas bien dans ma couche", "j'ai mal au ventre", "j'arrive pas à m'endormir ça me saoule" et autre "Pfff, journée de merde aujourd'hui, j'arrive à rien...". Mais j'imagine que c'est la vie.

Je suis revenu hier au boulot, pas mécontent de quitter ce stress permanent, et de retrouver le train train du job. J'appréhendais de laisser la maman seule avec bébé, et j'avais raison... Il ne lui laisse le temps de rien, et la maman craque facilement. Le manque de sommeil n'aide pas... Mais du coup, la maman est perdue, et à défaut de l'aider matériellement, je l'encourage, sachant au plus profond de moi même que ça va être la période de transition, où elle va devoir, passer outre ses stress et ses angoisses, parce qu'elle n'aura pas le choix. Mais c'est pas évident, surtout durant les pics de croissance qui coïncident avec des rdv médicaux pris depuis longtemps... (genre en ce moment).

A défaut de la seconder et de l'aider, je stresse donc pour elle, à distance. C'est parfait.


Mes collègues m'ont couverts de cadeau pour bébé à mon retour. Le moment gênant par excellence... Ou t'as envie de dire "mais non, fallait pas... ".
Ma motivation a duré une journée, celle d'hier, avant de redescendre, la petite nuit dernière n'aidant sûrement pas à être motivé. Mon chef n'étant pas là il m'a laissé un truc super approximatif à finir pour vendredi impérativement. Youpi.
Mon collègue avec lequel je dois bosser, qui est au taquet dès 7h30 car il n'a pas de vie, à part ses 5 gamins que sa femme gère à plein temps, m'a agressé dès mon arrivée au boulot, alors que j'étais en train de doucement me réveiller. ça m'a agacé. Tain mais les gens, vous en avez pas ras le bol d'être toujours au taquet sur votre taf ?
J'ai tellement loupé ma vocation de fonctionnaire... J'aurais du faire ça, pour continuer à écrire mes livres peinards, entre 2 arrêts maladie. Oui, j'aime faire des clichés, et tant pis si ça te plait pas...

J'ai profité de ce mois de "congé pat" pour terminer mon second bouquin, parti chez les éditeurs. Réponse "éventuelle" sous 3 à 6 mois. Moi qui visais cette solution afin d'être publié plus vite que mon actuel éditeur qui m'a dit "courant 2019. Je vais voir s'il y a des retours plus rapides que d'autres... Certains privilégiés dans mes proches y ont eu accès en exclusivité, et si certains l'ont dévorés, d'autres l'ont laissé de côté, par manque de temps, de motivation, ou d'envie, qu'en sais-je. Forcément, de mon petit monticule d'égocentrie, je le prends pas super bien, mais j'ai appris à prendre sur moi, et j'ai fini par accepter. Pas comme si j'avais le choix de toute façon, c'est la vie ma pauv lucette...

Dans une semaine je recommence les auditions pour un groupe, en tant que guitariste/Chanteur. Le moment idéal pour recommencer ce genre de loisirs je pense (ou pas...)
Allez c'est pas tout ça, j'ai du boulot à poncer d'ici la fin de semaine... mais avant, je vais me reprendre un café... Parce que je sens que l'après midi va être longue...