J'ai consacré tout le mois de novembre à l'écriture, et j'ai tenu un putain de challenge : réussir à écrire plus de 50 000 mots sur ce mois.
d'où mon absence.
I ve made it, et même si je pense que j'ai écrit pas mal de grosse daubasse, je suis malgré tout ravi d'avoir réussi à aller au bout de ce projet fou. Bon, mon 3ème roman est loin d'être terminé, mais il y a bien du coup les 3/4 de rédigés. Manque plus qu'un coup de pouce pour le conclure.

Mais là on ne va pas se mentir, c'est un peu dur, de se remettre à écrire. Aussi parce qu'il y a des trous dans mon histoire, que je ne sais pas trop comment boucher.
Et paradoxalement, l'habitude crée une forme de routine, qui aujourd'hui crée un manque, parce que je n'ai plus à m'imposer un certain nombre de mots par jour.
Alors je suis là, profitant de ne rien avoir à faire...
En rafraîchissant mon fil d'actu, mon fil twitter et mon flux rss. Les sujets sont un peu rébarbatifs. Certes, on est en train de vivre une nouvelle révolution, mais ce qui en découlera est bien triste à mon goût. Comment redresser 40 ans de foutage de gueule politique en 2 semaines ?
Les vautours de l'opposition pensent qu'ils détiennent la bonne solution... "on reprend pas le mouvement hein, mais on pense juste que Macron doit démissionner (pour qu'on prenne sa place), eux qui ne feront sans doute guère plus que Macron, qui se pointeront avec plein de bonnes idées, pour se vautrer comme des merdes avant de se rendre compte qu'on ne peut pas satisfaire tout le monde, et que malheureusement il y aura toujours des pauvres de plus en plus pauvres et des riches de plus en plus riches, c'est comme ça, on ne peut rien y faire.
Et nous, pauvres petits bourgeois du 92, faisant partie de la classe basse des plus imposés de France, à qui on ponctionne de ouf quand même, on regarde ça dans notre écran plat le samedi après midi, en espérant que les révolutionnaires viennent pas choper ces salauds de riches.

Allez, fini les actualités, je me rattraperai samedi lorsque le bain de sang commencera et que paris commencera définitivement à brûler.
Les éditeurs ne répondent pas à mon manuscrit envoyé il y a plus de 2 semaines de cela (ce qui est normal, vu qu'en moyenne les réponses sont censées arriver entre 4 mois et 12 mois après l'envoi) mais ça me dépite. Pas plus que l'assurance pour qu'on puisse planifier des travaux suite à notre plafond qui s'écroule à cause d'une malencontreuse fuite d'eau.
Ce week-end on a encore perdu. La relégation commence à puer du cul.
Vendredi soir, je me suis pris la tête comme jamais avec le branleur dont je parlais dans une de mes précédentes notes. Je crois bien qu'on peut compter sur les doigts d'une main les fois où je me suis mis en colère dans ma vie, et vendredi c'était le cas. Je trouve ça tellement irrespectueux les mecs qui jouent pour leur gueule, qui pensent qu'à eux, mais qui t'explique pourquoi toi tu es mauvais. Comment dialoguer avec lui ? Qui n'est pas prêt à écouter la moitié de ce que j'aurais à lui reprocher ? (je comprends Macron pour le coup ah ah ^^).
Une semaine de break ne me fera pas de mal, vu que les matchs allers sont terminés. Mes tendons apprécieront ces quelques jours de repos...
Puis viendront les fêtes de Noël, et la route pour aller voir nos mères, peut-être que d'ici là bébé aura commencé à marcher (déjà que là il y arrive, mais en lui tenant les bras bien sûr...).

Dans un peu moins d'un mois se termine mon taf actuel. J'aurai passé un peu plus de 3 ans et un peu moins de 3 ans et demi là où je suis aujourd'hui, ça va me faire drôle de me dire que ça y est, c'est fini. Alors certes, je ne serai pas en terrain totalement inconnu, et sur le papier mon nouveau job a l'air plutôt cool. Pourvu que je fasse l'affaire...

Et il restera bien sûr la frustration de ces correspondances que j'attends, et qui n'arrive jamais. Je me demande toujours pourquoi... est ce parce que les temps changent ? Car "c'était mieux avant" ? Car "je n'ai pas grand chose à raconter" ? Sans parler du traditionnel "Je n'ai pas trop le temps là... En plus tu comprends, je n'écris pas du taf..."
Peu importe la raison évoquée, elle m'agacera forcément.


Je crois que je broyais moins du noir lorsque j'écrivais au final...