Je suis au bout de ma vie. 

Ce début de mois de novembre m'épuise. 
Il y a ce challenge de mots à écrire, 50 000 en un mois. J'approche les 25 000 mais chaque jour est un véritable combat, et à chaque fois que je suis sur le point de me résigner, je m'accroche. 
Mes mollets me tirent encore de mon entraînement d'hier. Cette équipe se désagrège, entraînement après entraînement. La faute au coach, et à son manque de pédagogie. Pas facile pour un syndicaliste sans le bac de ne pas être brut de fonderie, refusant souvent le dialogue. 
Je ne sais pas combien de temps on restera encore la tête en dehors de l'eau, avant que la relégation nous guette. 
Et puis bébé fait encore des siennes... Certaines soirées sont calmes, il dort d'une traite, et d'autres soirées sont très compliquées, ça a été le joie hier, à la grande joie de la maman, qui en avait la garde. Jusqu'à 1h du mat il nous a fait tourner en bourrique le petit saligot. 
Le taf me fatigue également. Je dois jongler entre ma motivation de romancier, et le sérieux de mon job, dans lequel j'ai en parti démissionné dans ma tête depuis que je connais la date de ma fin de mission. Des questions me hantent aussi sur mon second roman qui sera bientôt prêt... Auto-publication (et genre demain il est dispo sur Amazon) ou envoi aux maisons d'éditions, et 4 mois à 1 an d'attente avant d'avoir (peut-être) un retour. 
L'impatience vs la raison. 
L'intéressement financier si Amazon fonctionne (chaque livre rapporte bien plus que via une Maison d'édition normale) vs une diffusion papier peut-être plus importante si une ME me signe (ce qu'Amazon ne me permettrait pas d'avoir). 
Le temps, est la dernière donnée qui m'achève. Si un beau ciel bleu me fout la pêche, un ciel gris dans du brouillard me fout le cafard. Sans parler de la nuit qui tombe à 18h. 
J'ai envie de m'endormir en PLS, et de me réveiller au début de l'été, à la plage. 
Avec une piña colada dans la main droite.