Ce matin je suis arrivé à 9h15 à mon job, gros challenge car la plupart du temps j'arrive plus sur les coups de 9h30/9h45. Je m'attendais à trouver mes collèues à la machine à café mais non, ils étaient tous déjà au taquet sur leurs ordi.
D'entrée de jeu ça m'a rendu fou, que de voir des gens aussi sérieux dès le matin, de si bonne heure. Lorsque je me mets dans ces états là, je cherche, au plus profond de moi même si ça m'agace parce que j'en suis jaloux, ou juste parce que ça me renvoie à l'image de mon père, qui préférait bosser (à des projets perso) plutôt que de s'occuper de moi. 
Avec un peu de recul, j'ai compris par la suite qu'en fait (enfin, suite à une remarque d'un collègue), je pensais dans ma tête qu'il était 9h15, ça devait être l'heure affichée sur mon scooter 10 minutes avant que je n'arrive à destination, mais qu'en fait ce n'était pas vraiment l'heure à laquelle je suis arrivé...  
D'ailleurs en me garant, j'ai pesté, car j'ai enfin retrouver ma place de scooter dans le gigantesque parking, place qu'on m'a volé depuis les beaux jours... "Alors, bande de 2 roues du dimanche, il pleut un peu et ça y est, il y a plus personne ? FDP". C'est ridicule de pester lorsqu'une place se libère, mais je suis comme ça, de mauvais poil avant mon second café. Je sais que je reperdrai cette place dès lors qu'il refera beau, que ces "motards du dimanche ressortiront et seront plus plonctuels que moi" mais pour l'instant je l'ai récupéré, c'est déjà ça (et ça ne durera sûrement qu'une journée).
Bref, au final, alors que je pensais qu'il était 9h15 ce matin en arrivant au taf, il était en fait... 9h45..
Inconscient quand tu nous tiens...

Comme depuis quelques jours, semaines, mois Je n'ai pas la tête à travailler. Je ne bosse que sur des courtes périodes, de 20/30 minutes, des fois par jour, d'autres fois par semaine. Je n'ai pas vraiment de deadline et pour être honnête, je n'en ai pas envie, même si je sais qu'une pression positive ne pourrait me faire que du bien. Mais le fait de savoir que dans 2 mois je quitterai les lieux, alors que depuis 3 ans j'espérais une embauche... Qu'on m'a refusé pour diverses raisons (dont le rapport profil/âge) alors qu'un petit jeune est sur le point d'être embauché, tout ça ne m'aide pas à rester motivé. C'est au final un peu comme une petite trahison, encore une dans ma vie professionnelle, mais malheureusement sûrement pas la dernière. Les gens savent que je ne branle rien, et on me fout la paix, c'est toujours ça de pris.

Je suis fatigué, de ma nouvelle vie de parent. La plupart de mes nuits sont ponctuées de réveils nocturnes, ou parfois trop matinaux de bébé, déréglé par le changement d'heure de ce week-end, et dérangé par ses dents du haut qui se sont décidées à toutes pousser d'un coup. Le sport, même s'il me fournit de bonnes doses d'endorphine le week-end ne m'aide pas à être au taquet (surtout lorsque je mets 3 à 4h à m'endormir après la fin de mon entraînement vers 22h30, alors que je suis juste au bout de ma vie physiquement).
Et que dire du temps ? Passer de l'été à l'hiver en 2 jours... Perdre le peu d'ensoleillement dès 18h ? Sans parler de ces 4/6°C humides qui vous frigorifie ? Non, ce n'est pas un temps que j'apprécie. Je ne sais d'ailleurs pas, qui apprécie le froid/humide... A part peut-être les bretons (#trollforever).

Mon chef n'a pas mangé avec nous à midi, cela fait 2 repas qu'il saute. "Je n'ai pas faim". Je ne sais pas si c'est qu'il est barbouillé ou qu'il a trop de job... Mais je ne comprends pas comment et pourquoi il fait ça. Et les choses que je ne comprends pas ont vite tendance à m'agacer.

Et la camionneuse ? Parlons en... Je suis passé du stade de confident à celui d'illustre inconnu car "les collègues de son service sont enfin de retour de vacances". Et si vendredi je l'ai félicité pour sa belle jupe (première fois qu'elle en mettait une)(et promis je n'ai même pas fait de remarques sur ses collants noirs...parce que bon, des collants quoi), j'ai bien senti que mon compliment la gênait (comme tout compliment d'une manière générale), et elle a été ravie de me dire le soir même "tu sais pourquoi je mets plus de jupe ? Parce que 10 remarques sur 50 mètres en traversant une place ce soir... Et pas des plus sympathiques, ben cest chiant". Elle s'était faites belle pour aller pécho du mec avec ses copines le soir afin de mettre un terme à son célibat de camionneuse... Mais elle ne m'a pas raconté si "ça avait mordu" lorsque je lui ai demandé des news. "J'ai pas eu de notification". Et depuis le retour de ses collègues d'open space, elle n'a plus le temps de me parler. Cette sensation de passer de confident intime à fantôme m'insupporte au plus haut point. "Bonjour, je te kiffe quand j'ai besoin de toi et je t'ignore quand mes collègues sont là". J'adore. Ou pas. 

Mais bon, il faut croire que c'est la vie...

En attendant, demain soir c'est le week-end. Si par le passé, ça rimait avec "grasse mat/Je fais rien de mes journées/Ordi H24", maintenant ça rime avec "gestion de bébé à plein temps/faire plein de choses en rapport avec les tâches ménagères/pas le temps de faire une grasse mat vu que dès 5h, bébé se réveille". Au final, je fais bien plus de choses perso lorsque je suis à mon taf...
De ce fait, on peut pas vraiment dire que je sois urgemment pressé d'être en week-end...
Triste, non ?