Mon coeur est lourd en ce moment. Je me sens fébrile.
L'oisiveté au taf est en train d'avoir ma peau.
Je m'active autour de mon roman, d'autres projets d'écriture.

L'oisiveté est la soeur de la créativité parait-il. Sûrement.
Je pense qu'elle est aussi la soeur jumelle de la dépression et du bore-out. Pas que je n'ai rien à faire hein, juste qu'il n'y a aucune deadline qui va avec, et que ce que j'ai à faire est uniquement là "pour m'occuper".

Et puis il y a la fatigue omniprésente de mes premiers mois de papa, et ce poids du quotidien qu'est mon fils. Ce poids moral, et ces nuits incomplètes, liés à ses réveils trop tôt le matin. Je suppose qu'une fois qu'il saura communiquer on sera capable de mieux le comprendre.
J'ai été me faire papouiller par une osthéo hier soir. Une grande asperge telle que je les aime, avec des lunettes. Si j'avais été célibataire je lui aurais indéniablement fait la courre, mais je suis en couple, donc j'assume (soupir) et je garde mes ardeurs dans ma tête (enfin surtout à mi-corps). Je lui ai malgré tout parlé de mon roman, comme ça, peut-être que ça fera une lectrice de plus. Peut-être que la prochaine fois qu'elle me manipulera et qu'elle me verra en boxer, elle se dira "ouais, j'ai manipulé tel auteur... je l'ai vu en petite tenue (comme à la plage donc) #fan".
Je ne sais pas comment je me suis bloqué ça, je donnais le biberon à bébé qui n'en voulait pas hier matin, et pouf, je me suis relevé en mode "et putain, je me suis bloqué un truc".
J'ai kiffé ma copine, qui m' a dit hier soir, après ma séance donc : "tu lui donnes le biberon ? En plus moi j'ai mal au dos". Et moi je sors de l'osthéo... mais c'est pas grave, donne, je vais m'en occuper.

Mais là n'est pas le sujet de ma note en cours, dont je voulais parler depuis quelques jours/semaines maintenant : ces filles que ça ennuie (visiblement ? ) de devenir femmes (et donc qui resteront enfant toute leur vie).
C'est le fait de recroiser une ancienne connaissance dernièrement sur FB (elle m'a requesté, pour une fois que ça se passe comme ça...) qui m'a donné l'idée de cette note.

Lectrice de la première heure (du temps d'ublog, ça situe...), nous avions sympathisé et nous étions échangé nos adresses hotmail pour pouvoir dialoguer sur feu msn. Nous faisions même de la webcam (soft hein)... Sauf que ça me gavait.
Parce que perso je faisais ça en tâche de fond, tout en faisant du warcraft en même temps, alors qu'elle elle kiffait me voir. Mais elle, ça l'éclatait. Bon à l'époque, elle était jeune, j'avais quoi, 25 piges elle devait en avoir 19, mais elle paraissait vraiment gamine dans l'âme, à toujours m'envoyer des photos d'elle à moitié cachée derrière un chapeau, en mode "je t'envoie que des photos de moi où je m'aime bien (et donc où on me voit pas)". Elle était en couple en plus hein, mais en mode "ado amoureux". Des plombes durant elle a retardé notre premier rdv IRL, jusqu'à ce qu'au final il n'ait jamais lieu : "à ta prochaine dédicace promis !". On verra.
Une dispute (une histoire de piratage de boite mails et de mails compromettant transféré) a mis fin à notre relation de l'époque. Un mal pour un bien, que je n'ai pas vraiment regretté.

Des années sont passées, et puis elle est revenue vers moi, je ne sais plus pour quelle raison. Je venais d'être papa, et on a parlé "parentalité".
De son côté, elle a un enfant depuis 7 ans. De fille elle était devenue mère.
On a donc parlé quotidien, couple puis frustration.
J'ai parlé de ce qui me plait chez une femme, mais également de ces attributs qui la décrive si bien : la séduction, la féminité, le côté pétillant/coquin, tout ce que je ne trouvais peut-être pas assez par chez moi. Je m'attendais à ce qu'elle me comprenne, mais elle m'a dit qu'elle comprenait ma moitié, qu'elle était pareille qu'elle, et que tout ça ça l'ennuyait un peu.
Comment peut-on s'ennuyer à se faire belle et désirable pour son homme ? ça m'échappe.

J'ai alors compris qu'elle n'avait guère évolué, et qu'elle était restée "la petite fille" que les choses d'adultes ennuient, incluant les sujets cités ci-dessus, et ce malgré le fait d'être devenue "mère". Depuis, je vois défiler ses photos de profils, ces selfies où elle se trouve belle et qu'elle poste trop régulièrement. On ne s'est jamais reparlé depuis.

Moi même, je suis un éternel adulescent dans l'âme, il y a des notions que je n'aime pas dans le fait de devenir "adulte". Le côté "vieux déconnecté de la vie", en costume en tweed, genre vieux con qui critique les jeunes et qui oublie qu'il a été jeune un jour (quoi que souvent ce genre de personne était déjà adulte/vieux con lorsqu'il était ado).
Mais je sais me sentir homme, même si pour le coup, se sentir homme diffère beaucoup de se sentir femme.
Un "homme" va mettre en avant un côté rassurant, protecteur, viril, à la limite du machisme. Par chance, j'ai déjà le physique qui permet d'avoir facilement les rôles "physiques" qui vont avec. Mon côté "romantique qui s'agace d'être ainsi" comble mon talent "cuisinier" que je n'ai pas (parce que je n'ai jamais cherché à le développer, parce que comme tout mec qui se respecte j'ai aussi bien développé le côté "flemmard").

Ce qui définit pour moi Une (vraie) "femme" (par opposition à une "petite fille"), selon ma vision "bassement masculine", (je l'entends mesdames les féministes qui ne me lisez sûrement pas d'ailleurs) ça va être par exemple : la sensualité, l'art de savoir et d'aimer séduire, de la féminité à travers les vêtements (robe, talons, maquillage), la lingerie et autre.

Je mets les qualités "humour, intelligence, multi tâche" de côté car pour moi c'est totalement lié aux 2 genres.

S'il y a aussi la catégorie des femmes qui en font trop (et qui égocentrespamment (c'est un mot nouveau que je viens d'inventer qui colle bien) leurs réseaux sociaux de leur reflet, alors même qu'elles sont célibataire), il y a également un certain nombre de "femmes" (par l'âge) aujourd'hui qui n'ont jamais voulu devenir des "femmes" (tel que ma vision le définit).
Volontairement ou involontairement (j'entends est ce que c'est un choix (rapport à un événement dans l'enfance) ou une histoire de gênes ou je ne sais quoi) je ne saurais dire.

Qu'on soit pas branché belle lingerie, je peux encore comprendre, le côté à l'aise, pratique, etc, admettons. Mais le plaisir de séduire par exemple...
Je discutais avec une amie (encore une autre pour qui être femme dérange), qui est rentré dans mon cercle d'amis après que j'eusse échoué à la faire rentrer dans mon cercle de copine/ex copine à l'époque (drague à l'arrache à l'arrêt de bus... à l'ancienne).
Après avoir rompu avec son adolescent (il y avait pas loin de 15 ans d'écart entre eux... rien que ça, ça dénote bien la maturité...) elle me disait que ça la saoulait d'être à la quête d'un mec (sur Internet).
Là où je vois (peut-être en tant que mec ? ) la possibilité de multiplier les échanges, les nouvelles relations et les premières fois, sans parler du plaisir de séduire, le jeu du regard, les mains qui se frôlent et qui parfois envahissent le territoire de l'autre, le parfum, etc. Non, elle, ça la saoulait, sûrement parce qu'elle ne voyait que l'aspect "vent potentiel" suivi de l'aspect "et si ça marche, c'est du one shot et ensuite après m'être fait baisé je me fais dégagé".
C'est un point de vue.
Comme j'imagine le fait de dire "et alors, c'est désagréable ? moi ça m'aurait pas dérangé..." mais bon, on va encore dire que c'est une bonne réflexion de mecs (je précise que j'ai jamais fait ça, trop romantique que je suis, ni n'ai subi ça, trop romantique avec des longues histoires que je suis).

S'habiller en femme est encore un autre débat qui peut aussi se rattacher au côté "pratique/flemme/Confort". Je ne suis pas, je suis un mec donc j'ai pas bien en tête les contraintes que ça implique. 
J'entends totalement le côté "des talons c'est chiant", "cest le "diktat" de l'homme etc", et l'autre argument "une robe c'est relou, on se fait emmerder dans la rue, il y a le vent, faut être épilée, les collants ça file, on se pèle le cul, il y a le métro, etc", mais il y a un juste milieu (je pense). ça peut être au moins juste les soirs où c'est avec chéri, mais si ça devient un mode "C'est relou, je me déguise "uniquement pour faire plaisir" ça tue la magie je trouve.


Une autre collègue de taf, une "jeune" (qui était bébé pendant la première étoile du foot Français, ça situe); même si elle met souvent des talons hauts n'est jamais venue en robe, et ce malgré l'été caniculaire qu'on a connu. "Mon père me surnomme la camionneuse" s'est elle marrée, fière d'elle, au point que je me suis demandé si elle n'avait pas un penchant pour les femmes (HAN LES CLICHES ! mais bon quand même), ce qui s'est avéré être faux (en tout cas c'est ce qu'elle m'a dit), juste qu'elle était pas à l'aise avec l'idée de mettre une jupe ou une robe. Et pourtant elle est gaulée hein... (enfin on va dire qu'elle n'a pas vraiment de complexes à avoir par rapport à sa silhouette)

Je ne sais pas, je ne parviens pas à comprendre ce qui peut bloquer ces "filles" à ne pas accepter le statut de "femmes" (tel que je me l'imagine).

Voilà. C'est dit.

Je me sens plus léger maintenant.