ça y est.
Pour la 4ème fois, j'ai enfin fini mon second roman.

Si je l'avais terminé 3 jours plus tôt, la correctrice aurait déjà commencé à tafer sur les corrections, mais ayant mis un peu plus de temps que prévu, je ne pourrais guère attendre mieux que mi octobre pour récupérer un beau "bébé totalement corrigé/remis en forme".

Certes, en théorie c'est un job qui est fait une fois le roman validé par une Maison d'Editions, mais afin de me donner un maximum de chances, je préfère faire ce travail en amont.
Ensuite, ça sera l'envoi, et ensuite... il faudra patienter.

Entre 4 mois, et un an pour les plus longs... Sachant qu'à ce petit jeu, en général le premier qui répond est le premier servi. Surtout qu'environ une ME sur deux précise que si ça ne les intéresse pas, ils ne répondent pas.
Lorsque vous acceptez une microscopique ME, et que 6 mois plus tard un géant vous dit "c'est ok pour nous" mais que vous avez déjà signé avec la plus petite... Vous avez bien les boules.
Vous avez les boules, et en même temps, vous êtes publiés, donc bon. C'est déjà ça.

Je crois que j'ai terminé l'écriture un peu comme si je m'en débarrassais. En mode saturation.
J'ai commencé l'écriture aux alentours de 2013 je crois... Alors certes, il y a eu des moments où je n'ai rien écrit, car je me consacrais à mon premier roman, mais ça date un peu. Il était temps que ce projet arrive à terme. Maintenant je n'ai qu'une hâte, qu'il soi publié pour (être riche, célèbre, acheter un chalet à Annecy) passer à autre chose.

Mais du coup, ça fait un vide.
Je me retrouve une fois de plus à glander derrière mon écran.
Les lendemains d'entraînement, en plus du manque de motivation il y a la fatigue physique et la petite nuit (car l'endormissement après le sport est compliqué) qui n'arrangent pas les choses et ne facilitent pas la concentration.
Je ne peux même pas dire "vivement le week-end", car c'est synonyme de pleurs, de corvées ménagères, de petits moments en famille certes mais aussi d'autres moments relou.
Partir loin, en tête à tête, redécouvrir un pays. Dormir une nuit de huit heures sans être réveillé par des pleurs le matin... (ou la nuit).

Lundi j'ai vu ma psy pour la dernière fois avant... Que j'y retourne (mais ce n'est pas planifié).
Bon, il ne s'est pas passé ce que je m'étais "fantasmé" pour une dernière séance, mais je l'ai sentie émue. Elle m'a dit que contrairement à d'autres personnes à qui elle disait "c'est une mauvaise idée d'arrêter", essentiellement ceux qui arrêtent pour fuir la réalité, elle m'a dit que c'était pas mal. Enfin que "j'étais prêt à passer à autre chose", qu'on avait pas mal bossé tous les deux.
Elle ne pense pas que je ne reviendrai pas... Pour ma part, je pense que si j'y retourne c'est que "quelque chose de grave" a eu lieu.
Même si je pense que je pourrai y aller toutes les semaines, encore et toujours, j'espère ne pas y retourner. Mais, ma psy, me manquera, indiscutablement.
Mais bon, c'est une bonne chose, arrêter certaines choses permet aussi d'avancer.
Si si. Enfin j'espère.
Enfin je sais pas.

Dehors il pleut.
Si pour certaines choses (dois-je vraiment les mentionner ? ) j'adore cette période, pour d'autres, typiquement rouler en scooter, je la déteste.
Sur ces belles paroles, il est l'heure pour moi de prendre mes clics et mes claques pour aller trouver ma chère et tendre, bébé (son sourire et ses hurlements), et se mater le replay de "burger Quizz" d'hier soir, en tâchant d'en profiter étant donné qu'il est peu probable qu'il y ait une autre saison avant... quelques années.