30 janvier 2018

Dernière ligne droite avant mon changement de vie.

Encore une quinzaine de jours, et bébé pourra sortir.
15 jours minimum, jusqu'à 1 mois et 15 jours maximum.
Pile durant le salon du livre \o/.

En attendant, la vie continue.
Cette fuite en avant quotidienne, se plaindre chaque jour un peu plus en oubliant trop fréquemment que ce quotidien, cette vie du moment n'est pas si mal.
Les mêmes raisons reviennent trop régulièrement...
Ces petits riens, souvent matériels qui me font bugger, transpirer à grosses gouttes... Un évier qui ne se débouche pas, une fermeture éclair de manteau de scooter qu'il faudrait changer, et ma guitare, qui est dans son étui depuis la dernière audition (soldée par un échec) début du mois. Je ne sais pas quand je la ressortirai (CMB).

Et il y a ces autres désagréments du quotidien : mon taf, qui parfois me motive (en général ça ne dure qu'un jour ou deux), et mes collègues. Ceux que j'apprécie (peu de choses à dire sur eux, une chance qu'ils soient là), et ceux que je déteste un peu plus chaque jour. Oh, souvent pour pas grand chose...
Juste que leur caractère ne me revient pas.
Leur serrage de main trop mou, Trop silencieux, trop timide, trop précieux ou maniéré, ou trop "zadiste" (c'est le terme d'un collègue pour qualifier la manière de s'habiller d'un autre collègue...), trop dans leur monde.
Moi qui suis pourtant un "original", je ne supporte plus ceux qui sortent du lot.
Ceux qui sont différents (je ne parle pas de couleur de peau hein, je le précise au cas où... mais bien de caractère).

C'est mal hein, vous pouvez me gueuler dessus, me traiter d'intolérant, de connard, de gros con j'entends bien ce que vous me dites et vous avez bien raison.

Mais vous savez quoi ? je suis le premier agacé à être comme ça.
C'est usant d'avoir de la haine pour les gens. Je me hais d'être comme ça. ça me fatigue doublement du coup...
D'avoir envie de leur dire qu'ils ont tout faux, et se dire "mais mec, c'est toi qu'a tout faux de pas tolérer ton prochain".
Mon côté sombre et mon côté lumineux se battent sans cesse dans ma caboche, c'est un véritable enfer.
Je vous passe mes collègues autour de moi, dont la seule passion est de travailler. Ils s'animent autour de moi, toujours pressé, dans mon espace vital, à la bourre pour une présentation, et devant préférer un sandwich car "un big boss leur a collé une réunion sur l'heure du dej".
Je les déteste autant que je les envie. "ça doit être sympa d'être passionné par son job au point de ne pas en voir les heures passer..."
J'espère avoir la chance d'essayer un jour...

Ma dernière lubie du moment, à défaut de finir (d'avancer serait le terme juste) mon dernier roman (bon, je l'avance malgré tout, même si c'est dur...) c'est d'écrire des sketchs. En mode "one man show", s'inspirant de réflexions sur le quotidien.
C'est là qu'on se dit qu'il est de plus en plus dur d'être humoriste... Vu qu'on a visiblement plus le droit de se moquer de rien.
Même dire "Desproges ou Coluche étaient drôles" peut aboutir à un truc du genre "sale antisémite" ou "sale raciste".
Les générations actuelles qui matent "Friends" trouvent la série sexiste, c'est dire... (oui, j'aime parler d'une série dont je n'ai jamais pu voir plus d'un épisode...).
Vous allez voir que dans peu de temps on dira que "Benny Hill" juste avant 20h des années durant ça a déformé la mentalité des générations Y dont je fais partie... (et le pire, c'est qu'à l'époque où je matais pas, je captais pas la moitié des sketchs... Qui devaient être bien chargés en clichés eux aussi...).
Je rêve d'être acteur. Lorsque j'ai raconté ça à un collègue, je lui ai dit "j'ai une telle colère en moi qui n'attend qu'un cadre artistique pour être pleinement extériorisée".

Alors en attendant que mon quotidien soit bouleversé, que je n'ai plus les yeux en face des trous (et que les changements de couche finissent par me blaser en plus des nuits trop courtes) pour me plaindre de ma condition et de ma future non augmentation qui aboutira sûrement à une nouvelle recherche de job, je me noie dans mon jeu vidéo du moment.
Un Jeu de rôle magnifique sur PC dans lequel on incarne 4 personnages. Le genre de jeu qui prend les 3/4 de RAM de mon ordi. Quand même.

Source: Externe


ça m'a amené à une réflexion supplémentaire : en 2018 ou tous les jeux sont connectés (on joue sur Internet, et à plusieurs), depuis 3/4 ans je ne joue plus qu'aux jeux "solo".
J'ai sans doute eu mon overdose de 12 ans de WOW.
Je ne supporte plus la mentalité actuelle des MMO, et de trop de "jeunes adultes" (adulescent c'est ça le terme ? ).
Ce côté "moi je", doublé de "je ne cherche pas, je pose la question cash, car je veux la réponse cash", le tout dans un français tellement "je voudrer savoir cé koi la meilleure team lol".
Le "lol" a remplacé le point.
L'écrit parlé envahit peu à peu les forums, et rares pages Facebook que je suis "justement pour me renseigner sur les jeux auxquels je joue", mais dont je finis trop souvent par me désabonner.
"ils" ne veulent plus chercher, juste avoir la réponse tout de suite.

Mon fil Facebook est de moins en moins alimenté... (surtout depuis que je me suis désabonné de Kombini SPONSORISED). Je me suis désabonné de tous mes amis (surtout de la famille) complotistes, des trolls antimacron (dont les 2/3 des "trolls" viennent de sites douteux...), et quotidiennement je masque toutes les publis de type "Tag quelqu'un qui", souvent accompagné d'une photo "drôle" ou d'un smiley type :-D".
Je ne comprends toujours pas les gens qui autolikent leurs publications... Je me suis désabonné aussi de ces gens là.
#lesgens

Paradoxalement je rage, beaucoup trop sur ces gens qui ne publient plus sur leur fil d'actu parce qu'ils ou qu'elles sont totalement ravi(e)s et noyé(e)s (aussi) dans leur nouvelle vie, avec leur nouveau mec (plus souvent que leur nouvelle nana), leur nouvelle ville (parfois leur ville d'enfance).
Je sais que c'est stupide, mais je vois à chaque fois dans ces publications ce message "ma vie est tellement mieux que la tienne... Pourquoi ne changes tu pas la tienne ? ".
Parfois ce sont avec des nanas avec lesquelles j'ai rêvé que quelque chose se passe... En vain. Parfois ce sont des anciens collègues, qui publient des photos de son gamin au ski. Avec une phrase comme quoi ils sont fiers. Je comprends ces réflexions d'autres personnes, et me vient en phrase cette tête "tain, mais on s'en fout que tes gamins soient bons au ski" (ceux qui sont sur ma liste d'amis FB : rappelez moi de me remettre à l'ordre si demain je fais ça...)
Je revois mes publications (bien plus nombreuses) des années passées, où j'étais amoureux et dont la plupart des photos étaient des photos de concert.

Certes, me déconnecter de Facebook serait LA bonne idée.
Mais le syndrome "la peur de louper une info" ressurgit soudain... (quelle info, je sais pas trop... )
Et puis bon, faut les occuper mes longues journées à attendre qu'il soit 18h ... Et vu que mes jeux sur smartphones sont tous des jeux "pay to win", où il faut payer pour jouer (ou attendre...)... Faut pas s'étonner que mon roman avance dans tout ça...
Et c'est pas vraiment mon fil de flux RSS qui va m'aider à avancer... Vu le contenu palpitant des blogs que je suis... Je crois que je préfère ne rien écrire plutôt que de "blogger parce qu'il le faut". Pour ça, l'anonymat est bien cool (toi même qui me lit tu sais...). 
Mais bon, c'est ma vision (so 2.0) des choses. Je suis un vieux con, tu ne le savais pas ?

Oui, ma vie est palpitante.

Je vais me pendre, je reviens.
(nan mais en vrai, je suis fun dans la vie hein, faut pas croire tout ce que je raconte...)

Posté par 36ansbientot40 à 15:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 janvier 2018

Et chaque année, le même numéro à (re)faire...

Le bilan de l'année passée, et les projets d'évolution sur les mois à venir.
Les grosses boites, de surcroît les grosses SSII adorent faire ça... Je n'échappe donc pas à la règle.

Chaque premier trimestre donne lieu à ce qu'on appelle ces "foutus entretiens" (ça a un autre nom, mais je l'appelle comme ça).

On regarde ce qui avait été planifié de faire l'année précédente, et on voit ce qui est fait, en confirmant ce qu'on envisage de faire par la suite.
Il parait que "théoriquement" ça permet de mieux choisir qui mérite une augmentation.
Je dis théoriquement, car dans la vraie vie, ce n'est pas vraiment comme ça que ça marche...

Ra la la, j'aime pas rager comme ça... Je suis du genre à dire "mec, t'es pas content de là où t'es, alors barre toi ou ferme là, mais tu peux pas rager en restant où t'es..."

2 ans que j'ai pas eu d'augmentation.
Il y a 2 ans, c'était parce qu'il y avait eu une "boulette" avec un client, boulette pour laquelle j'estime ne pas avoir été responsable... Ok, admettons.
En gros, ils se sont rendus un peu trop tard compte, que j'étais peut être pas la personne qu'ils recherchaient...
Mais tout le monde sait que dans une vie, les gens ne retiendront pas forcément que les bonnes choses... Et dans le milieu impitoyable qu'est la SSII, dès qu'il y a moyen de gonfler un dossier "casseroles"... Ils ne s'en privent pas.

Il y a 1 an, je me disais "bon, le client est super content, ça va faire 2 ans qu'il me lâche pas, voilà quoi ! En plus, vu que j'ai pas eu d'augmentation l'année dernière, pour équilibrer... "

Ben nan.
0 augmentation. 2 années de suite. #rage.
Punition ? Non. "priorisation des personnes à augmenter".
"Tu fais partie des mieux payés... D'autres étaient plus méritant. Et pour ce qui est de te donner plus de responsabilités, il faudrait qu'on ait une meilleure confiance en toi. "
Ah ah.

C'est un peu comme si on disait à un joueur de foot "ouais, t'es pas titulaire parce que pour être titulaire, faut avoir de l'expérience. Donc voilà".
Heu, mais comment je peux avoir de l'expérience si je rentre pas sur le terrain ? A un moment faut prendre des risques...

"Si j'ai pas d'augmentation cette année, je démissionne".
Ah ah. Je l'ai dit cette phrase hein, plein de fois... Sauf que la boite est tellement importante qu'ils en auraient strictement rien à foutre que je démissionne, et que ça serait certainement pas une bonne idée stratégique pour augmenter mon salaire...
Et puis on va pas se mentir, niveau avantage, en terme de rapport "taf réalisé/salaire" je suis pas mal.
La boite en question a quelques antennes dans des grosses villes de province, (genre dans l'ouest ou le sud ouest) et ça peut être justement un bon moyen de bouger (ou pas).
Et puis démissionner l'année où je vais être papa... Comment dire... ou pas ?

Il faut donc remplir comme chaque année l'auto-évaluation.
Rien de pire pour quelqu'un qui n'a pas confiance en soit. Ah oui parce qu'il faut aussi être "objectif, mais surtout positif".
Je revois mes objectifs de l'année précédente... En me demandant comment j'ai fait pour écrire ça (sous la tutelle de mon chef hein... Chef qui ne partage bien sûr pas mon quotidien (même s'il est cool hein)...)
Le genre d'objectifs où t'as juste envie de dire "allez, objectif atteint. Vite fait quoi".

Et puis il faut se projeter... Dire qu'on aimerait bien bouger, mentir en disant qu'on aimerait bien évoluer "AILLEURS" que dans mon petit cocon que je me suis fabriqué...
Sortir de ma zone de confort, je sais que ça va devenir vital sous peu.
Mais pas cette année, cette année je vais devenir papa, et je pense que déjà ça, ça va me faire évoluer.

Bon, pas dit que cependant, professionnellement, ça fasse avancer le schmilblick...
"Ne souhaite pas bouger pour l'instant, parce qu'il est peinard là où il est. et que de toute façon s'il voulait bouger, tant que le client ne veut pas s'en séparer, ben il restera là" ? ...
Nan hein. ça va pas ?

Alors en attendant je procrastine.
Je relis les CR des années précédentes, et puis je chronophage... Sur Twitter, RSS, Facebook, Saint Seiya Cosmo Fantasy...
Ah zut, faut que je fasse cette putain d'autoévalualation...
Il y a tant d'autres trucs bien plus intéressants à faire qu'à vouloir planifier ce qu'on va "essayer de devenir professionnellement dans un an", sachant que peu importe ce qu'on écrit, ça n'aura pas d'influence dans l'obtention ou non d'une augmentation.

Posté par 36ansbientot40 à 17:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]