26 juillet 2017

Bientôt les vacances.

Dans quelques heures, sonnera le glas des vacances.
Enfin.

J'ai bien cru que je ne les verrais pas... Mais au final, jusqu'à présent tout du moins, les choses donnent l'impression de tourner à notre avantage.
En effet, les 2 semaines annuelles semblaient encore floues hier matin, mais le rdv d'hier soir a tout changé, et l'hypothèse de voir ma compagne rester 2 semaines sur Paris pour cause de "grossesse compliquée" a été écarté par sa gynécologue hier, et même si je reste prudent concernant ce sujet : "jusqu'ici tout va bien..."

Je suis passé ces derniers temps par tous mes états, m'imaginant (égoïstement) que pour l'amour d'un futur (éventuel) enfant, j'aurai à faire le dur choix entre ma survie psychologique, et l'amour de mon couple.
Ou en d'autres termes, est ce que je pars "en solo une semaine sur 2" pendant que la belle-mère vient tenir compagnie à ma copine, ou est ce que je supporte avec elle "notre projet".


Ma soeur m'avait fortement poussé à faire en sorte pour que j'ai cette bouffée d'oxygène, et effectivement, les quelques jours durant lesquels je me suis imaginé ne pas partir ont été durs à vivre... Ce n'est pas comme de se dire "on ne part pas parce que pas de thunes, de temps ou de vacances", non là c'est on part ! et puis finalement, on part plus.
C'est simple, je ne m'imaginais pas du tout le mois de septembre, et cette question "tu es parti un peu cet été ? "...

Mais au final on part.
Et ça soulève d'autres problématiques... Il y a quelques jours on supposait que la miss ne viendrait pas, et maintenant qu'elle vient, d'autres sujets reviennent...
Le principal étant : comment gérer le moindre pépin, si pépin il y a ?

On va prendre un maximum de précautions pour qu'il n'y en ait pas... Et on va croiser les doigts. Chaque jour sans pépin est un jour qui nous fait nous rapprocher de la sortie de la zone à risque, les 3 mois, représentée par l'échographie de fin août durant laquelle, on devrait être fixé sur la bonne évolution de la grossesse.

Depuis 2 semaines le chef est pas là, et en tant que bonne souris, je danse pas mal au boulot. Même si paradoxalement, les ennuis de la santé de la miss m'ont fait me concentrés (sur de courtes périodes) d'autant plus sur mon boulot, histoire de ne pas trop cogiter sur le quotidien... Sur chaque mal de ventre qui peut être normal ou synonyme de début d'expulsion.

Mais je sens que j'en ai besoin de ces vacances.
Je suis irritable comme jamais, et j'ai eu la mauvaise idée d'installer un nouveau jeu chronophage sur mon téléphone, diminuant fortement du coup la durée de vie de sa batterie, et du téléphone en lui même (qui a déjà failli 2 fois de suite finir contre le mur, parce que dans ce jeu de zombie, on peut mourir... Et quand on meurt on recommence à zéro... ).
Alors chaque source de distraction est bonne, mais en cette période estivale, les distractions se font rares.
Un concours d'un roman par là, un jeu en fond par ci, des mails en attente, non ça il n'y en a pas...

Vivement l'arrivée sur le lieu des vacances, en espérant que la voiture n'ait pas une fois de plus provoqué un décollement de l'embryon, source des précédentes angoisses...

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21 juillet 2017

Egoïsme ou survie psychologique.

Cela fait plusieurs jours que je ne dors plus les nuits.
Bon ok, que "j'ai du mal à m'endormir car je cogite, et quand je me réveille il ne faut pas longtemps pour que la machine à cogiter se mette en marche..."
Si mon PC pouvait démarrer aussi rapidement que cette foutue machine à penser...

La raison est simple.
Comme je vous l'ai brièvement raconté, vous les invisibles qui n'êtes pas là, ma copine est enceinte. Sauf que ça se passe pas très bien, et qu'elle est en mode "grossesse à risque". En gros, elle doit pas bouger de l'appart, car chaque pas, chaque mouvement, chaque vibration pourrait décoller l'embryon et le faire tomber. Vu que c'est la 3ème fois qu'elle est enceinte et que c'est la première fois que "ça" va si loin, le jeu en vaut la chandelle.

Sauf que...
Sauf que d'une, elle vit très mal le fait d'être enfermée à l'appart et de ne pas pouvoir sortir, et de deux, les vacances arrivent à grand pas... Et manque de bol, on avait prévu de partir cet été, un peu comme tous les étés.
Chaque année, ma mère loue un appart en bord de mer dans lequel ma soeur, mon neveu ma copine et moi nous retrouvons. C'est un rdv annuel auquel je n'ai jamais dérogé, à part peut-être une fois, en 2011 lorsqu'on avait pris avec une ex nos congés pour partir faire le grand ouest américain.
Sauf que là... Les données ont changées...

Mardi et jeudi nous aurons 2 avis médicaux qui pourront dire s'il est risqué ou pas qu'elle fasse les quelques 300 bornes qui nous séparent du lieu de nos vacances (que ce soit en voiture ou en train).
Dans le cas contraire... C'est chiant.
C'est chiant, car moi il faut que je parte, que je vais péter un câble, comme elle j'ai vécu les fausses couches à répétition, et ses histoires de belle famille triste à en mourir (on parle de sa mère qui fait partie des chômeurs seniors non diplomés qui galère à trouver du taf à 1 an de la retraite, et qui croupit en bluesant dans un appart miteux qu'elle ne peut pas quitter car "elle est au chômage" ? non on en parle pas...).
Partir en la laissant "seule" me paraît compliqué, car en cas d'urgence, je me vois mal faire les 3h30 en voiture, juste pour aller aux urgences, qui sont à 200m de là où on habite.
Il y a la solution, évidente pour moi, que sa mère vienne lui tenir compagnie, une semaine au lieu des 2 que j'avais initialement prévu.
Mais sa mère est du genre, super pessimiste au quotidien. Et elle n'y tient pas.

...
Elle pense (à tort ou à raison) que "son décollement de 3cm" se résorbe, et que la voiture (qui a selon elle provoqué le premier décollement de 3mm, puis l'amplification à 3cm) n'y est peut-être pour rien, et que les vibrations d'un train pour aller d'un point A à un point B seront moins graves, et qu'elle a besoin de partir.
Je comprends totalement son besoin.
Mais quand je lui dis "tu es 2 de tension, tu te vois faire 10m pour aller à la plage ? tu te vois supporter la vie en communauté, stressante avec les 2 ados, être en mode "endormie/haut le coeur" h24 dans ma famille ? Et s'il y a un problème sur place... Et que tu dois être alitée aux urgences du coin ? ... ". Ou comment des vacances peuvent se transformer en cauchemar.

C'est un risque à prendre... En supposant bien entendu (ce dont je doute tellement) que le corps médical lui donnera le feu vert. Je les imagine mal prendre le moindre risque concernant cette grossesse... "Non mais tu t'imagines que je vais rester enfermée pendant 9 mois dans cet appart ? "
Je lui ai raconté que certaines nanas étaient hospitalisées pendant les 2/3 de leur grossesse. Elle n'a pas voulu me croire.

C'est atroce car, il y a d'un côté ce désir de bébé, l'appréhension des 2 précédentes FC, la peur que ça recommence alors que là, le foetus semble bien positionné et semble grossir. Et il y a de l'autre côté, le moment présent, le fait de me dire "repousser les vacances ? à quoi bon... Elle est en grossesse à risques, d'ici Mars, on ne pourra pas partir plus..."
Et d'un autre côté, si j'ai pas cet appel d'air, je pense péter un câble. Je ne m'imagine pas attaquer septembre en étant resté 2 semaines à Paris pour les vacances.

Alors oui bien sûr, il y a des gens qui ne partent pas en vacances. Mais, ils le savent, à la base, ce n'est pas à cause de la nature, c'est parce qu'ils ont pas de thunes, ou d'autres problématiques, ils ne prévoient pas d'annuler au dernier moment...
Et puis il y a l'égoïsme, des 2 côtés.
Moi d'un côté parce que je dois partir... En me disant que c'est pas top, parce que partir si elle reste, c'est moche.
Et il y a l'égoïsme de son côté : parce qu'elle aurait un plan B pour me laisser partir une semaine (sur les 2 initialement prévue), consistant à accueillir dans notre appartement (qui le permet) sa mère. ça ne solutionne pas le problème de l'absence de ses vacances, et de son moral qui pourrait en patir... Après je ne peux pas porter ce bébé à sa place...
Et lorsqu'elle craquera, il faudra que moi aussi j'ai des forces et de l'énergie en stock pour franchir les dures épreuves qui s'annoncent imminentes... Car l'arrivée d'un petit être, à supposer que tout sa passe bien jusqu'au bout n'est jamais une longue partie de plaisir...
C'est souvent des petits moments de bonheur entrecoupé de longues nuits blanches...

Comme me l'a dit ma soeur, peu objectivement certes : "et toi si tu craques, toi qui porte tout, comment ça se passera ?"
Des nuits maintenant que j'essaie de trouver une réponse à ce problème. En vain.
Ou alors si, il ne faut pas que je craque.

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18 juillet 2017

Tired.

Je suis épuisé en ce moment.

Ma copine vit sa 3ème grossesse, et cela fait en gros 2 semaines qu'on ne sait pas si ça va aller jusqu'au bout ou pas. Nous sommes passés par les statuts les plus durs, du "c'est mort" à "c'est peut-être jouable en croisant les doigts".

Donc voilà.
Je supporte ça tous les jours.
Et bien sûr, "relations sexuelles interdites".
ça plus le repos forcé de la miss, je n'ai plus droit à mon "quart d'heure de plaisir égoiste" devant mon ordi le matin avant d'aller tafer.

Je deviens une vraie pile électrique, en mode "j'ai besoin d'excitation".
D'une conversation coquine, d'une promesse de photos, un peu comme si je n'avais pas fait de sport depuis longtemps et que j'avais l'énergie de courir un marathon.
Je déteste être comme ça, ça fait un peu comme si j'étais une cocote minute sur le point d'exploser.

Et il n'y a pas grand chose pour satisfaire mon envie du moment.
Des perches tendues à droite à gauche, mais sans grandes réponses.
Alors, il me reste d'anciens mails avec pièces jointes, souvenirs d'un passé lubrique, peuplé de bons moments avec des copines donatrices et amusées, dont pour la plupart je n'ai plus de contact maintenant.
A l'ère ou il est pourtant si facile de prendre une photo avec son smartphone.
C'est la lose.

Si vous entendez un bruit similaire à une explosion nucléaire, c'est mon boxer qui vient d'éclater.

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06 juillet 2017

Firstbookblues.

Oui, on parle de Baby Blues, mais on parle pas de "FirstBookBlues".

"mais de quoi ça s'agit me dirigez vous ? "
Il s'agit de l'état de blues qui suit la naissance de votre premier livre, ou de votre première saga.

En fait, un livre, c'est plusieurs mois d'attente, de douleur, d'écriture, de réécritures, de joies, de peines, et puis il est là. On le tient dans ses mains. On peut sentir son odeur, le palper, se la péter avec sur Facebook.
Et puis, ce livre, il faut le vendre.
ça nécessite des montagnes d'énergie, parce que 9 fois sur 10, son éditeur ne fait pas grand chose, parce que c'est cher tu comprends. Tu n'es qu'un parmi d'autres poulains, et à peine ton livre est il sorti qu'il doit publier d'autres auteurs qui attendent, comme toi hier, que leurs livres paraissent.

Alors tu remues ciel et terre, pour que les gens s'intéressent à toi, à ton livre, à ton histoire hors du commun que pour des histoires de budget il a fallu couper en 2, sans quoi le lecteur lambda n'aurait pas mis autant d'euros dans le livre d'un inconnu.
Tu contactes la FNAC pour leur dire que le référencement n'est pas bon, ce à quoi ils te répondent "pour les problèmes de référencement, veuillez nous contacter par voie postale".
On est en 2017, et notre FNAC, qui est un peu "l'amazon" Français, fait palir de honte.
Amazon, lui est une machine tellement il fonctionne bien. En 3 clics, la page d'auteur est créé, et il est facile de voir le classement des ventes sur un beau graphique. Le problème d'Amazon, c'est que pour faire des économies drastiques de stockage, ils impriment eux même les exemplaires de ton livre, et que du coup, la qualité s'en ressent.
Et puis derrière, il y a le distributeur, à la pointe de la technologie lui aussi. Lorsque tu réussis à convaincre un libraire de t'accueillir pour faire une dédicace, et qu'il commande les livres de la dédicace, accroche toi bien il faut leur faire un fax.
On est en 2017, et le distributeur, celui chez de chez qui ton bouquin part, MARCHE ENCORE AU FAX.

Tu le sens le patron totalement fermé à toutes les "nouvelles technologies", qui confond lorsqu'il te donne son adresse mail te dit "jean.ledru arababesque wanadoo.fr" ?
En 2017, il n'a toujours pas retenu que @ se prononçait arobase, et il est encore chez wanadoo. Pour un peu, on entendrait le modem 56K faire son bruit de connexion.

Voilà, toute ton énergie des 2 premiers mois voire des 2 premières semaines passe là dedans.

Tu dois faire face aux réseaux sociaux que tu détestes tant (enfin que je n'apprécie guère pour ma part, tellement c'est du nombrilisme...). Les chroniqueuses ont en moyenne 18 ans, et pour la plupart sont juste "chroniqueuses, lorsqu'elles ne se plaignent pas du mal de vie quotidiennes qu'elles subissent parce qu'elles sont incomprises".
Et surtout, elles ne te "followback" par, parce que tu n'es qu'un petit twittos qui a même pas 1K de followers. Alors tu comprends, ça fait tâche.

Et à côté de ça, tu as quelques chroniques, qui pointent le bout du nez de temps en temps.
Lorsqu'elles sont bonnes, la vie est belle.
D'une manière générale, sur mon premier tome les retours ont "dans l'ensemble" été bons. Bien sûr, il y a eu une ou deux réflexions un peu bof, mais ça fait partie de la vie.

Et puis le tome 2 est sorti.
L'effet surprise n'était plus là. Les fans du 1 se sont rués dessus, mais les déçus du 1 se sont gentiment désinscrits de mes publications Facebook, où peut-être je spammais un peu trop.
"Ouais, c'est un peu répétitif, j'arrive pas vraiment à rentrer dedans".
Et puis il y a la période, suite à des soucis de correcteurs, et d'impressions mon livre a pris 15 jours de retard. La vie s'est déjà arrêté avec bien trop de monde déjà parti à la plage. Les gens s'attendent déjà à la rentrée littéraire.
Un livre a une vie d'environ 3 mois dans une librairie (lorsque par chance il est vendu en librairie), avant d'être totalement oublié face à toutes les nouveautés.

Et puis il y a eu 2 retours sur mon tome 2, qui m'ont blessés.
Un surtout.
On m'a traité de "grossophobe".
On m'a dit "mais en fait, si tu aimes bien le caractère d'une nana mais qu'elle est grosse tu ne sortiras pas avec ? "
J'ai répondu que oui. Je me sentis mal d'admettre que oui, comme beaucoup de monde sur terre, j'avais des critères de préférence. Je me suis rappelé de toutes ces nanas sur adopteunmec qui ne lisaient même pas ma fiche parce que j'avais les cheveux longs, et de toutes ces nanas dont je ne lisais pas également la fiche, car elles étaient trop petites "selon mes critères".
Est ce qu'on peut me traiter de "petitophobe" ? Non.
Traite-t'on les gens de "chevelusphobe" ? Non.
Parce que c pas de ta faute si t'es petite, ou si t'as les cheveux longs (et que tu peux les couper). Alors que visiblement, grossophobe, le terme existe. Pas pour rien visiblement. Et pourtant, j'ai du mal à comprendre pourquoi les "petitophobe" ou "chevelusphobes" n'existent pas. Ou les "ballerinophobes", les gens qui détestent les ballerines (et celles qui en portent), voire les "conversophobes". La liste serait longue CMB s'il fallait citer tout ça, mais non, on m'a juste (une chance) reproché d'être "grossophobe", car j'ai trouvé qu'une femme était grosse.
Et moche. On ne m'a pas traité de "mochophobe" hein...

Je me suis tout pris de plein fouet, en pleine tête, et j'ai médité, en mode "mais putain je suis un gros connard... Je suis intolérant... Je suis sans coeur. Je mérite un procès ! ".
Oui, je me suis senti écoeuré, j'ai eu envie d'écrire à mon éditrice, et de dire "on retire ce paragraphe".
Et puis je me suis dit merde.
Tant pis. c'est comme ça. C'est la vie.
Au moins, j'aurais été franc. J'aurais dit ce que j'avais sur le cœur, même si c'est pas bien. Même s'il est interdit de dire que parfois, les gens se plaignent de ce qu'ils sont, parce qu'il est plus facile de se plaindre que d'essayer de changer (parce que tu comprends, les modèles de la société... tout ça). Pis il faut pas dire que c mauvais pour la santé, que ça augmente les risques d'AVC, d'hypertension, tout ça...
Oui on va dire que "on est pas tous égaux devant les gênes, certains c'est parce qu'ils ont un code génétique de merde... ". Moi j'ai des grains de beauté partout sur le corps, un grand nez, des lèvres pulpeuses, des risques d'avoir Alzheimer et du diabète. Et en plus c'est le bordel dans ma tête. Alors je m'en fous, je peux dire que oui, j'ai des préférences, et que les nanas grosses, c'est pas le genre de meuf que je préfère.

Voilà, je suis un connard parce que j'ai des critères physiques qui priment sur les critères "d'intelligence/de charisme/de charme, etc".
Vidé en plus de l'énergie de cette campagne de pub pour mon livre.
Je n'imagine pas ce que ça doit être que de vivre une campagne présidentielle. #aucunrapport #maisquandmême.

Donc ça plus le fait que j'ai un coup de down après la surénergie des premières semaines du tome 2, qui donne l'impression de pas être aussi bien reçu que le tome 1... Voilà.

Mais je m'en fous parce que demain, j'irais au concert des Guns.
Seul.
ça aussi, c'est un stress omniprésent qui me pèse, et qui sûrement n'arrange pas ma situation du moment...

Posté par 36ansbientot40 à 20:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]