Dans quelques heures, sonnera le glas des vacances.
Enfin.

J'ai bien cru que je ne les verrais pas... Mais au final, jusqu'à présent tout du moins, les choses donnent l'impression de tourner à notre avantage.
En effet, les 2 semaines annuelles semblaient encore floues hier matin, mais le rdv d'hier soir a tout changé, et l'hypothèse de voir ma compagne rester 2 semaines sur Paris pour cause de "grossesse compliquée" a été écarté par sa gynécologue hier, et même si je reste prudent concernant ce sujet : "jusqu'ici tout va bien..."

Je suis passé ces derniers temps par tous mes états, m'imaginant (égoïstement) que pour l'amour d'un futur (éventuel) enfant, j'aurai à faire le dur choix entre ma survie psychologique, et l'amour de mon couple.
Ou en d'autres termes, est ce que je pars "en solo une semaine sur 2" pendant que la belle-mère vient tenir compagnie à ma copine, ou est ce que je supporte avec elle "notre projet".


Ma soeur m'avait fortement poussé à faire en sorte pour que j'ai cette bouffée d'oxygène, et effectivement, les quelques jours durant lesquels je me suis imaginé ne pas partir ont été durs à vivre... Ce n'est pas comme de se dire "on ne part pas parce que pas de thunes, de temps ou de vacances", non là c'est on part ! et puis finalement, on part plus.
C'est simple, je ne m'imaginais pas du tout le mois de septembre, et cette question "tu es parti un peu cet été ? "...

Mais au final on part.
Et ça soulève d'autres problématiques... Il y a quelques jours on supposait que la miss ne viendrait pas, et maintenant qu'elle vient, d'autres sujets reviennent...
Le principal étant : comment gérer le moindre pépin, si pépin il y a ?

On va prendre un maximum de précautions pour qu'il n'y en ait pas... Et on va croiser les doigts. Chaque jour sans pépin est un jour qui nous fait nous rapprocher de la sortie de la zone à risque, les 3 mois, représentée par l'échographie de fin août durant laquelle, on devrait être fixé sur la bonne évolution de la grossesse.

Depuis 2 semaines le chef est pas là, et en tant que bonne souris, je danse pas mal au boulot. Même si paradoxalement, les ennuis de la santé de la miss m'ont fait me concentrés (sur de courtes périodes) d'autant plus sur mon boulot, histoire de ne pas trop cogiter sur le quotidien... Sur chaque mal de ventre qui peut être normal ou synonyme de début d'expulsion.

Mais je sens que j'en ai besoin de ces vacances.
Je suis irritable comme jamais, et j'ai eu la mauvaise idée d'installer un nouveau jeu chronophage sur mon téléphone, diminuant fortement du coup la durée de vie de sa batterie, et du téléphone en lui même (qui a déjà failli 2 fois de suite finir contre le mur, parce que dans ce jeu de zombie, on peut mourir... Et quand on meurt on recommence à zéro... ).
Alors chaque source de distraction est bonne, mais en cette période estivale, les distractions se font rares.
Un concours d'un roman par là, un jeu en fond par ci, des mails en attente, non ça il n'y en a pas...

Vivement l'arrivée sur le lieu des vacances, en espérant que la voiture n'ait pas une fois de plus provoqué un décollement de l'embryon, source des précédentes angoisses...